Une sculpture surplombant le détroit d’Ormuz dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, le 10 août 2026. Photo Atta Kenare/AFP
Les dernières nominations au sommet du régime dessinent un pouvoir plus centralisé, préparé à une confrontation durable malgré la poursuite des négociations.
L'OLJ / Par Dany MOUDALLAL, le 12 août 2026 à 00h00, mis à jour à 18h00
Une sculpture surplombant le détroit d’Ormuz dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, le 10 août 2026. Photo Atta Kenare/AFP
Aucun conditionnel, aucune hésiation: Mojtaba a nommé, Mojtaba a déclaré, Mojtaba a fait ceci, Mojtaba a fait cela... On dirait une conviction presque religieuse que le nouveau Guide suprême est vivant et capable de faire ce qu'on lui prête. J'adorerais avoir une telle foi; ça rendrait la vie plus facile.
Tant que le mojtaba furtif demeure invisible, toutes les suppositions sont permises. Les nominations peuvent laisser à penser qu’il s’agît de protéger le régime bien plus que de poursuivre la guerre. Soumis lui aussi à un blocus et à des frappes douloureuses, l’Iran ne doit pas être si florissant que ça. Nourrir et faire vivre cent millions de personnes dans un pays ruiné et en guerre devrait bien faire peur aux barbus. Le ventre vide est parfois plus menaçant que les bombes.
Aucun conditionnel, aucune hésiation: Mojtaba a nommé, Mojtaba a déclaré, Mojtaba a fait ceci, Mojtaba a fait cela... On dirait une conviction presque religieuse que le nouveau Guide suprême est vivant et capable de faire ce qu'on lui prête. J'adorerais avoir une telle foi; ça rendrait la vie plus facile.
13 h 04, le 12 août 2026