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Redevance sur les déchets au Liban : le ministre des Finances veut exempter les industriels

Yassine Jaber a transmis un projet de décret au Conseil des ministres supprimant la redevance sur les déchets pour les importateurs industriels relevant des codes douaniers 322 et 522.

Redevance sur les déchets au Liban : le ministre des Finances veut exempter les industriels

Une camionnette transportant des conteneurs en plastiques vides destinés au recyclage, le 10 décembre 2024 à Tripoli, au Liban-Nord. Photo Ibrahim Chalhoub/AFP

Nouveau chapitre dans la saga de la redevance sur les déchets au Liban, qui taxe les produits polluants et qui a été largement rejetée par la quasi-totalité de ceux qui y sont assujettis.

Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a transmis à la présidence du Conseil des ministres un projet de décret supprimant cette redevance sur les matières premières destinées à l’industrie et les équipements industriels importés. La décision concerne les matières premières et équipements importés par les industriels qui bénéficient déjà d’une exonération de droits de douane. Dans le tarif douanier libanais, ces catégories d'importateurs sont identifiées par les codes 322 et 522, qui désignent des régimes réservés aux importations destinées à un usage industriel. Le projet de décret vise donc à ne plus leur appliquer la redevance sur les déchets, en plus de leur exonération de droits de douane.

Contacté, le président de l’Association des industriels, Selim Zeenni, a indiqué que le ministre avait pris cette décision après concertation avec les acteurs du secteur, dans le souci de réduire les coûts de production au Liban, un objectif également mis en avant par le ministre dans son communiqué. Il estime que le décret devrait sans surprise être approuvé par le Conseil des ministres dès qu’il sera inscrit à l’ordre du jour.

« Le soutien bénéficiera directement aux usines libanaises et restera limité à ceux qui y ont droit », a insisté le ministre Jaber dans son communiqué. « Le ministère des Finances œuvre à trouver un équilibre entre les exigences en matière de recettes publiques et le soutien aux secteurs productifs, ceux-ci constituant un pilier essentiel de la relance économique et de la création d’emplois. »

La redevance sur les déchets, qui met en place une sorte de principe du « pollueur-payeur », a fait l’objet d’un long parcours depuis son introduction. Le décret n° 3754 du 27 août 2026 a finalement retenu une liste de 26 références, dont certaines matières premières destinées à l’industrie étaient déjà exclues. Plusieurs catégories d’éleveurs sont également montés au créneau la semaine dernière pour demander à exonérer leurs importations d'aliments pour l'élevage de cette redevance.

Nouveau chapitre dans la saga de la redevance sur les déchets au Liban, qui taxe les produits polluants et qui a été largement rejetée par la quasi-totalité de ceux qui y sont assujettis.Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a transmis à la présidence du Conseil des ministres un projet de décret supprimant cette redevance sur les matières premières destinées à l’industrie et les équipements industriels importés. La décision concerne les matières premières et équipements importés par les industriels qui bénéficient déjà d’une exonération de droits de douane. Dans le tarif douanier libanais, ces catégories d'importateurs sont identifiées par les codes 322 et 522, qui désignent des régimes réservés aux importations destinées à un usage industriel. Le projet de décret vise donc à ne plus leur...