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Économie - Pmi

Le moral du secteur privé poursuit son embellie relative

Pour l'heure, l'effet attendu par la réouverture du marché saoudien aux produits libanais en juin dernier n'a pas encore eu l'effet escompté.

Le moral du secteur privé poursuit son embellie relative

Le stoits du quartier de Mar Mikhayel à Beyrouth le 22 juillet 2026. Photo Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour

L'indice PMI, qui mesure le moral du secteur privé en interrogeant les directeurs des achats de 400 entreprises au Liban, a encore progressé en juillet et a même atteint son plus haut niveau en cinq mois, selon l'actualisation publiée cette semaine par Blominvest.

Avec 50,7 points, il ne dépasse toutefois que de quelques dixièmes le seuil des 50 points, qui marque la frontière entre une contraction et une expansion de l'activité. Un niveau qui témoigne d'une amélioration encore fragile, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre entre Israël et le Hezbollah et par une crise financière toujours non résolue. « Le PMI (libanais) est passé à 50,7 en juillet, contre 50,3 en juin, marquant un deuxième mois consécutif d'expansion et la plus forte amélioration de l'activité du secteur privé depuis février. Cette progression a été soutenue par un renforcement de la demande intérieure, les nouvelles commandes ayant atteint leur niveau le plus élevé depuis cinq mois, grâce au retour des clients malgré un environnement régional difficile », a commenté Jana Boumatar, analyste junior chez Blom Bank.

Exportations sous pression

Le sous-indice mesurant la production est passé de 50,2 à 50,5 points, tandis que celui des nouvelles commandes a progressé de 50,2 à 50,4 points. En revanche, le sous-indice des nouvelles commandes à l'exportation a nettement reculé, passant de 46,5 à 40,4 points. « Les nouvelles commandes à l'exportation sont restées sous pression, les coûts élevés du transport maritime et l'instabilité au Moyen-Orient continuant de peser sur la demande extérieure. Les entreprises ont également accru leurs achats et leurs stocks afin de se prémunir contre d'éventuelles perturbations des chaînes d'approvisionnement, mais la hausse des coûts des intrants, c'est-à-dire de l'ensemble des biens et services nécessaires à la production, a atteint son plus haut niveau depuis 40 mois (un peu plus de trois ans, NDLR) », a ajouté l'analyste.

Pour l'heure, l'effet attendu par la réouverture du maché saoudien aux produits libanais en juin dernier n'a pas encore eu l'effet escompté. Les prix ont considérablement augmenté au Liban, au point de surprendre même certains membres de la diaspora vivant dans les pays du Golfe, pourtant réputés très chers, venus passer l'été au pays. Si l'indice libanais des prix à la consommation a reculé en juin pour la première fois depuis le début de l'année en rythme mensuel, l'inflation est restée élevée, avec une hausse de 17,25 % sur un an et de 16,16 % en moyenne au premier semestre, selon les derniers chiffres officiels publiés en juillet.

« À l'avenir, si la résilience de la demande intérieure reflète la capacité d'adaptation du secteur privé libanais, les fortes incertitudes géopolitiques et les tensions persistantes sur les chaînes d'approvisionnement devraient continuer à peser sur la confiance des entreprises et sur les performances des exportations », conclut Jana Boumatar.

Le sous-indice mesurant les attentes des directeurs des achats pour les douze mois à venir corrobore cette analyse, en passant de 36,7 points en juin à 35,6 points en juillet.

L'indice PMI, qui mesure le moral du secteur privé en interrogeant les directeurs des achats de 400 entreprises au Liban, a encore progressé en juillet et a même atteint son plus haut niveau en cinq mois, selon l'actualisation publiée cette semaine par Blominvest.Avec 50,7 points, il ne dépasse toutefois que de quelques dixièmes le seuil des 50 points, qui marque la frontière entre une contraction et une expansion de l'activité. Un niveau qui témoigne d'une amélioration encore fragile, dans un contexte marqué par la poursuite de la guerre entre Israël et le Hezbollah et par une crise financière toujours non résolue. « Le PMI (libanais) est passé à 50,7 en juillet, contre 50,3 en juin, marquant un deuxième mois consécutif d'expansion et la plus forte amélioration de l'activité du secteur...
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