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Le géant pétrolier saoudien Aramco voit son bénéfice bondir de 44% sur fond de guerre au Moyen-Orient


Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule omanaise de Musandam, à Oman, le 3 août 2026. Photo Stringer / Reuters

Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé mardi une hausse de 44% de son bénéfice net au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année dernière, portée par l'envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient.

Aramco, fleuron de l'économie saoudienne qui figure parmi les entreprises les plus valorisées au monde, a indiqué dans un communiqué que son bénéfice net avait atteint 122,6 milliards de rials saoudiens (32,7 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2026, contre 85 milliards de rials (22,67 milliards de dollars) sur la même période en 2025.

Ces résultats ont été obtenus alors que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, a provoqué une chute brutale de l'approvisionnement mondial en pétrole et une flambée des prix.

Les marchés pétroliers restent fortement perturbés par le blocage du détroit d'Ormuz par Téhéran, principal corridor de transit d'environ un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, ainsi que par la reprise des hostilités en juillet et les attaques des rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, contre des navires saoudiens en mer Rouge.

« Malgré les perturbations sans précédent de l'approvisionnement via le détroit d'Ormuz, nous avons continué à démontrer notre capacité à assurer la continuité de nos activités », a déclaré le dirigeant d'Aramco, Amin H. Nasser. Cela a été permis, selon lui, par la « diversité de nos actifs et une planification menée depuis plusieurs décennies, notamment grâce à des infrastructures stratégiques telles que l'oléoduc est-ouest, nos capacités de stockage et nos terminaux d'exportation ». Le conflit continue d'alimenter la volatilité des marchés de l'énergie, le pétrole et le gaz.

« Trop d'argent »

L'annonce des résultats d'Aramco coïncide avec des déclarations agacées de Donald Trump contre les compagnies américaines, qu'il a accusées lundi de gagner « trop d'argent », et auxquelles il a réclamé des baisses de prix. Vendredi, ExxonMobil et Chevron avaient annoncé une envolée de leurs bénéfices, dopés par la guerre au Moyen-Orient.

« Cela ne me plaît pas. Ils sont en train de faire trop d'argent. En profitant des pénuries, ils se font trop d'argent », a déclaré à la presse le président américain depuis la Maison Blanche.

L'économie saoudienne a été soutenue par sa capacité à réorienter ses exportations de pétrole grâce à son vaste oléoduc est-ouest, qui permet d'acheminer chaque jour des millions de barils de brut vers les terminaux d'exportation de la côte de la mer Rouge, en évitant le détroit d'Ormuz.

« L'incertitude persistante dans la région s'est traduite par une hausse des prix des hydrocarbures, une baisse des volumes vendus et une amélioration des marges de raffinage par rapport au trimestre précédent », a indiqué Aramco.

Selon le centre de réflexion saoudien Jadwa, la production pétrolière du royaume est passée de 10,1 millions de barils par jour en janvier à 6 millions début avril, avant de remonter à 7,1 millions en juin.

Attaques en mer Rouge

Le mois dernier, les Houthis ont annoncé un blocus maritime contre l'Arabie saoudite - qui soutient le gouvernement yéménite- attaquant des pétroliers saoudiens en mer Rouge et suscitant des interrogations sur la capacité du royaume à continuer d'acheminer d'importants volumes de brut vers les marchés internationaux. Les rebelles yéménites ont aussi revendiqué plusieurs attaques visant des installations énergétiques saoudiennes, tandis que Riyad a également accusé des milices irakiennes soutenues par l'Iran d'avoir pris pour cible ses infrastructures pétrolières.

Lors d'une conférence de presse téléphonique avec des journalistes mardi, le PDG d'Aramco a affirmé que les frappes ayant visé l'Arabie saoudite en juillet n'ont eu aucun "impact significatif" sur les capacités de production du premier exportateur mondial de brut.

Le Golfe, riche en pétrole et en gaz, est visé par des attaques iraniennes en réponse aux frappes américaines, qui se poursuivent.

Au cours des premiers mois du conflit, des installations saoudiennes situées à Riyad, dans la province orientale (est) et sur la ville portuaire et industrielle de Yanbu (ouest) ont été prises pour cible. Ces attaques ont notamment visé des infrastructures de production, de transport et de raffinage du pétrole et du gaz, ainsi que des installations pétrochimiques et des centrales électriques.

Le géant pétrolier saoudien Aramco a annoncé mardi une hausse de 44% de son bénéfice net au deuxième trimestre par rapport à la même période l'année dernière, portée par l'envolée des prix du brut sur fond de guerre au Moyen-Orient. Aramco, fleuron de l'économie saoudienne qui figure parmi les entreprises les plus valorisées au monde, a indiqué dans un communiqué que son bénéfice net avait atteint 122,6 milliards de rials saoudiens (32,7 milliards de dollars) au deuxième trimestre 2026, contre 85 milliards de rials (22,67 milliards de dollars) sur la même période en 2025. Ces résultats ont été obtenus alors que la guerre contre l'Iran, lancée fin février par les Etats-Unis et Israël, a provoqué une chute brutale de l'approvisionnement mondial en pétrole et une flambée des prix.Les...