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Le président du Kurdistan autonome en Syrie pour discuter de l'intégration des Kurdes


Cette photographie diffusée par la présidence de la région du Kurdistan irakien et publiée le 3 août 2026 montre le président syrien Ahmad el-Chareh (à droite) s'entretenant avec le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, lors de leur rencontre à Damas. Photo de la présidence de la région du Kurdistan irakien / AFP

Le dirigeant syrien Ahmad el-Chareh a reçu lundi à Damas le président du Kurdistan autonome, Nechirvan Barzani, pour des discussions sur l'accord visant à intégrer les institutions kurdes syriennes au sein du pouvoir central, selon des sources officielles à l'AFP. Il a été signé en janvier après des affrontements entre les forces gouvernementales et les Kurdes mais sa mise en oeuvre piétine.

Nechirvan Barzani avait contribué à cet accord, sous l'égide des États-Unis, et avait alors rencontré le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, à Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Il s'agit de sa première visite à Damas depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024.

Selon le bureau du président syrien, l'entretien des deux hommes a porté sur les moyens de « renforcer la coordination, notamment sur le plan économique (...), de manière à contribuer au maintien de la sécurité et de la stabilité » du pays, dévasté par des années de guerre. Le déplacement de M. Barzani a pour objectif d'aborder « l'accord du 29 janvier et les mesures d'intégration des FDS au sein du gouvernement » central, a indiqué une source officielle syrienne à l'AFP. Il « porte essentiellement sur le suivi » de cet accord, a confirmé une source diplomatique sous couvert d'anonymat, sans exclure une possible rencontre avec Mazloum Abdi.

À la faveur de la guerre civile (2011-2024), les Kurdes soutenus par l'Occident avaient pris le contrôle de larges parties du nord et du nord-est de la Syrie et étaient le fer de lance de la lutte anti-jihadiste. Après qu'une coalition de rebelles islamistes a renversé le président Bachar el-Assad en décembre 2024, les nouvelles autorités ont cherché à stabiliser et réunifier le pays. Et un an plus tard, les forces kurdes ont dû, sous la pression militaire de Damas, se retirer de larges pans du nord du pays.

L'accord avec le gouvernement syrien conclu dans la foulée a sonné le glas des espoirs d'autonomie de cette minorité. L'aéroport de Qamichli, le seul du nord-est de la Syrie, dont les Kurdes s'étaient emparés après la chute d'Assad, est ainsi passé sous le contrôle des autorités islamistes. Les Kurdes ont également remis à l'Etat les champs pétroliers, principale source de financement de l'administration autonome. Mais des divergences entre les deux camps ont retardé l'intégration de brigades kurdes dans l'armée.

Le dirigeant syrien Ahmad el-Chareh a reçu lundi à Damas le président du Kurdistan autonome, Nechirvan Barzani, pour des discussions sur l'accord visant à intégrer les institutions kurdes syriennes au sein du pouvoir central, selon des sources officielles à l'AFP. Il a été signé en janvier après des affrontements entre les forces gouvernementales et les Kurdes mais sa mise en oeuvre piétine.Nechirvan Barzani avait contribué à cet accord, sous l'égide des États-Unis, et avait alors rencontré le commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, à Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Il s'agit de sa première visite à Damas depuis la chute de Bachar al-Assad fin 2024. Selon le bureau du président syrien, l'entretien des deux hommes a porté sur les moyens de « renforcer la...