La ministre des Affaires sociales, Hanine el-Sayyed (au centre) s'adressant aux représentants d'organisations internationales et de chancelleries, pour leur exposer le plan gouvernemental de l'après-guerre, le samedi 1er aout 2026, au Grand sérail. Photo ANI
Passer de l’urgence et de la priorité du retour à une dynamique de véritable reprise. Tel est l’objectif d’un plan gouvernemental pour l’après-guerre, présenté samedi par la ministre des Affaires sociales Hanine el-Sayyed, au Grand sérail, en présence du Premier ministre Nawaf Salam, à des représentants internationaux, notamment des ambassadeurs, des délégations de coopération et d’agences onusiennes et des partenaires dans le domaine du développement.
Ce plan a été mis au point par le cabinet Salam sous la supervision de Mme Sayyed, qui a précisé qu’il constitue une vision unifiée du gouvernement en vue de la période de l’après-guerre. « Il relie retour des déplacés, intervention humanitaire, protection sociale, redressement rapide, rétablissement des services essentiels et préparation à la reconstruction autour de priorités claires pilotées par l’État libanais », a-t-elle dit.
Le conflit armé entre le Hezbollah et Israël a repris le 2 mars dernier, après l’ouverture par le parti chiite d’un front de soutien à l’Iran. Depuis, des dizaines de localités libanaises ont été occupées par Israël, la dévastation est totale au Liban-Sud, plus d’un million de personnes sont déplacées, plus de 450 sont mortes et 12 000 blessées. Lancée moins de trois ans après l’ouverture d’un premier front par le Hezbollah contre Israël en octobre 2023, cette nouvelle guerre laisse le Liban exsangue, avec un coût de reconstruction évalué à des milliards de dollars.
Selon la ministre des Affaires sociales, le plan gouvernemental tient compte du fait que passer de l’urgence au redressement requiert une unification des initiatives et un solide partenariat avec la communauté internationale. Elle a précisé que la priorité reste d’assurer un retour sécurisé à la population du Sud, le rétablissement des conditions de vie et des services essentiels, et une protection des plus vulnérables, tout en jetant les bases de la reconstruction.
Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), la réunion a donné lieu à une discussion avec des partenaires internationaux concernant les priorités de la phase à venir et les mécanismes de soutien à la mise en œuvre du cadre national, « afin de garantir une réponse coordonnée et efficace aux besoins des zones touchées ».

