Le président du Parlement, Nabih Berry, dans son bureau à Aïn el-Tiné lors de la réception du diplomate français Stéphane Séjourné, le 28 avril 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le président du Parlement Nabih Berry s'est entretenu ce jeudi par téléphone avec le chef d'Etat français Emmanuel Macron, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
« La France continuera de soutenir le Liban, d’accorder une attention prioritaire à sa stabilité et à la préservation de sa souveraineté, et de l’appuyer dans différents domaines, notamment en soutenant l’armée et la reconstruction », a déclaré le président français. « Il faut accélérer les efforts internationaux exceptionnels visant à contraindre Israël à mettre fin à sa guerre contre le Liban et à se retirer des territoires qu’il occupe, jusqu’à la frontière internationale », a répondu de son côté M. Berry, dans des propos rapportés par l'Ani.
Cet appel intervient au lendemain de la première rencontre entre le chef du Législatif et le chef de l'État, Joseph Aoun, mercredi au palais de Baabda, après trois mois de froid entre les deux responsables.
Cette reprise du dialogue avec Nabih Berry s'inscrit également dans un contexte de tensions croissantes sur le front libanais, qui menace de nouveau de s'embraser avec le regain des hostilités à l'échelle régionale entre l'Iran et les États-Unis.
Le chef du mouvement Amal a vivement exprimé son rejet de « l'accord-cadre » signé fin juin entre le Liban et Israël, prévoyant notamment l'établissement de « zones pilotes » où l'armée libanaise doit se déployer pour démanteler les infrastructures restantes du Hezbollah, en contrepartie d'un retrait israélien progressif des territoires occupés au Liban-Sud.
Ces premières zones ont été officiellement mises en place à Zaoutar el-Gharbiyé (caza de Nabatiyé), Froun et Ghandouriyé (Bint Jbeil).

