Le Tchad a annoncé sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale, évoquant son efficacité « limitée et à géométrie variable », lundi dans un communiqué du porte-parole du gouvernement. « Cette décision est l’aboutissement d’un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis son entrée en fonction en 2002 ainsi que de son bilan dont l’efficacité demeure limitée et à géométrie variable », a indiqué le gouvernement tchadien qui dénonce une activité concentrée sur le continent africain. Sur les treize enquêtes ouvertes par la cour depuis son entrée en vigueur, neuf « concernent des États africains, contre quatre ouvertes dans d’autres régions du monde mais sans avancée concrète », a fustigé le porte-parole. « À la même date, la cour ne compte plus que sept personnes détenues, dont six sont poursuivies dans des situations africaines », a-t-il insisté. Selon un communiqué publié jeudi sur la page du ministre des Affaires étrangères tchadien, cette décision a été prise à la demande des États-Unis. Le sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines a exhorté le gouvernement tchadien à reconsidérer son adhésion à la CPI au cours d’un échange téléphonique avec le chef de la diplomatie tchadienne jeudi.
Moyen-Orient - Justice
Le Tchad annonce son retrait de la Cour pénale internationale
OLJ / le 28 juillet 2026 à 00h00

