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Politique - Dans La Presse

Après la « Ligne jaune », la « Ligne grise » ? Israël envisagerait de réduire sa zone tampon au Liban

L'armée israélienne discute de l'établissement d'une zone d'une profondeur de trois à quatre kilomètres, dans laquelle seraient construites des infrastructures militaires, selon Kan 11.

Après la « Ligne jaune », la « Ligne grise » ? Israël envisagerait de réduire sa zone tampon au Liban

Des habitants inspectant les dégâts après une frappe israélienne à Mayfadoun, au Liban-Sud, le 5 septembre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP

Après l'annonce de la prise de « contrôle opérationnel » de la colline de Ali Taher, l'armée israélienne s'apprêterait à revoir à la baisse ses effectifs au Liban-Sud et réduire la superficie de sa « zone tampon » occupée, selon plusieurs responsables sécuritaires israéliens cités samedi par le diffuseur public Kan 11.

Ces responsables ont indiqué que des « discussions sont en cours » sur la création d'une nouvelle zone, « plus proche de la frontière », qui serait délimitée par une « ligne grise » à environ 3 ou 4 kilomètres de profondeur à partir de la Ligne bleue. La « Ligne jaune » actuelle s'étire tout au long du Sud, entre 8 et 10 kilomètres de la frontière. Dans cette zone, l'armée construisait des positions militaires, dans lesquelles seraient déployés des soldats israéliens.

Baisse des effectifs au Liban... après des « journées sensibles » ?

À terme, cette réduction de la superficie de la « zone tampon » mènerait à une baisse des effectifs déployés au Liban, estime Kan 11. Ce projet est toujours en cours de préparation par l'armée et n'a pas encore été avalisé par les autorités politiques.

Et avant qu'il ne soit éventuellement concrétisé, le média israélien évoque que l'armée se prépare à des « journées sensibles » sur le front libanais, après la fin des opérations dans les souterrains de Ali Taher, avec une « potentielle riposte du Hezbollah, voire de l'Iran. »

La zone tampon actuelle couvre une superficie d'environ 620 km2. Dans tout ce secteur occupé, qui s'étend dans le caza de Nabatiyé jusqu'au nord du fleuve Litani, l'armée israélienne mène des démolitions constantes malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur depuis mi-juin.

L'annonce de la prise de la colline de Ali Taher, stratégique pour le Hezbollah en ce qu'elle surplombe toute la région de Nabatiyé et plus au nord celle l'Iklim el-Touffah et de Jezzine ainsi que le nord de la Galilée, a été faite tard jeudi par l'armée israélienne, sans que le parti chiite l'ait jusqu'à présent commentée. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, avait affirmé qu'elle permettait de « finaliser » le déploiement israélien dans la zone tampon. Elle a eu lieu alors que les négociations, gelées depuis début août, semblent avoir reçu un coup de pouce avec la libération, entre jeudi et vendredi, de cinq personnes qui étaient détenues en Israël après avoir été capturées au Liban-Sud. L'accord-cadre du 26 juin entre le Liban et Israël prévoit un retrait progressif de l'armée israélienne de la zone occupée, parallèlement à un déploiement de l'armée libanaise, chargée de désarmer le parti chiite.

Après l'annonce de la prise de « contrôle opérationnel » de la colline de Ali Taher, l'armée israélienne s'apprêterait à revoir à la baisse ses effectifs au Liban-Sud et réduire la superficie de sa « zone tampon » occupée, selon plusieurs responsables sécuritaires israéliens cités samedi par le diffuseur public Kan 11. Ces responsables ont indiqué que des « discussions sont en cours » sur la création d'une nouvelle zone, « plus proche de la frontière », qui serait délimitée par une « ligne grise » à environ 3 ou 4 kilomètres de profondeur à partir de la Ligne bleue. La « Ligne jaune » actuelle s'étire tout au long du Sud, entre 8 et 10 kilomètres de la frontière. Dans cette zone, l'armée construisait des positions militaires, dans lesquelles seraient déployés des soldats...
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