Le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi. Photo d'archives Ani
Le député sunnite de Tripoli Achraf Rifi a annoncé dans un communique avoir appelé son ami l’artiste Fadel Chaker « pour le féliciter après sa libération » estimant que la détention de l'ex-crooner converti au salafisme « était le résultat d’un processus judiciaire et sécuritaire qui n’a pas permis d’aboutir à une justice objective »
« De larges catégories de Libanais et de personnes résidant au Liban, notamment des membres de la communauté sunnite, ont payé un lourd tribut en raison des dysfonctionnements dans l’application de la justice et de la politisation de certains dossiers, tandis que d’autres ont échappé à toute forme de reddition de comptes » a abondé le député, avant de condamner tous ceux qui ont contribué à rendre des jugements que je considère comme injustes »
Il a enfin exprimé son souhait de voir votée une loi d’amnistie générale « pour traiter les dossiers en suspens et rendre justice à tous ceux qui la méritent, ainsi que pour tourner la page d’une période qui a lourdement pesé sur le Liban durant laquelle le projet iranien et ses bras locaux ont exercé leur emprise sur la décision nationale, affaibli les institutions de l’État et porté atteinte au concept de justice et à la primauté du droit », dans une claire allusion au Hezbollah et ses alliés.
Libéré sous caution en cours de semaine, Fadl Chaker est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 aux affrontements de Abra, près de Saïda, qui avaient opposé des partisans du cheikh radical Ahmad el-Assir à l'armée libanaise, et au cours desquels 18 soldats avaient été tués. La justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers alors qu'il était en cavale.
Ahmad el-Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour « terrorisme ».


L'équipage thaïlandais d'un navire frappé dans le Golfe poursuit en justice l'exploitant du navire
Accord-cadre avec Israël : comprendre la véritable position de Walid Joumblatt