Le drapeau allemand. Photo AFP / RALF HIRSCHBERGER
L’Allemagne va retirer ses troupes de la ville d’Erbil, dans le nord de l’Irak, et fermer un camp de terrain sur place, après la décision des États-Unis de lever leur force de protection dans le cadre de leur propre plan de réduction des effectifs, rapporte le Der Spiegel vendredi.
Les troupes partiront d’ici fin septembre, selon le Spiegel, qui cite un compte rendu de la commission parlementaire de la défense. Environ 30 soldats allemands sont actuellement stationnés dans le camp, situé à la périphérie de l’aéroport, précise le magazine. L’Allemagne a déjà fortement réduit sa présence au Moyen-Orient en raison des risques sécuritaires liés à la guerre impliquant l’Iran.
Un porte-parole du ministère allemand de la Défense a confirmé qu’un briefing avait eu lieu et que l’Allemagne prévoyait de réduire à long terme le nombre de soldats présents sur place, sans toutefois préciser le calendrier ou les effectifs concernés. « Je tiens à souligner que nous faisons seulement diminuer notre présence ; les services de soutien essentiels, comme ceux fournis aux Peshmergas, seront maintenus. À cette fin, une équipe de conseillers militaires restera à l’ambassade », a ajouté le porte-parole.
Des troupes allemandes sont stationnées à Erbil depuis plusieurs années au titre de la contribution de Berlin à la coalition internationale contre l’État islamique, assurant formation, conseils et soutien aux forces kurdes Peshmergas.
Interrogé sur l’influence de la décision américaine, le porte-parole a indiqué que celle-ci avait été prise en coordination avec les partenaires. « Aucun partenaire n’est décisif à lui seul. C’est bien l’ensemble des partenaires qui compte », a déclaré le porte-parole lors d’une conférence de presse.

