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Mitri annonce la création d’un observatoire pour les violations du droit international humanitaire au Liban

Le vice-Premier ministre a révélé que le Haut commissaire des droits de l’homme de l’ONU a créé une équipe d’experts internationaux qui se trouve à Beyrouth et collabore avec l’État à ce sujet.

Mitri annonce la création d’un observatoire pour les violations du droit international humanitaire au Liban

La réunion du comité national sur le droit humanitaire international, réuni le 10 juillet 2026 sous la présidence du vice-Premier ministre Tarek Mitri. Photo ANI

Le vice-Premier ministre Tarek Mitri a annoncé vendredi que le gouvernement « travaille à créer un observatoire permanent pour répertorier les violations du droit international humanitaire en coopération avec des pays et des organisations internationales, qui pourrait se transformer en une institution en bonne et due forme ».

M. Mitri, qui s’exprimait en marge d’une réunion du comité national sur le droit humanitaire international, en présence des ministres de la Culture Ghassan Salamé, de l’Environnement Tamara el-Zein, de la Réforme administrative Fadi Makki, ainsi que des représentants d’autres ministères concernés, a souligné que ce comité a rédigé un rapport sur le sujet que le public peut consulter, et qu’il devrait être enrichi de plus de témoignages, preuves et arguments juridiques.

« Le Haut commissaire des droits de l’homme de l’ONU a créé une équipe d’experts internationaux qui se trouvent actuellement au Liban, et qui collaborent de manière indépendante avec l’État libanais en vue d’enquêter sur les violations du droit international humanitaire, notamment la destruction des villages et des villes, le meurtre de journalistes et de personnel de santé, et les agressions contre les sites archéologiques, les bâtiments patrimoniaux et les infrastructures protégées dans le cadre du droit international », a-t-il déclaré.

Le Liban subit sa deuxième guerre en moins de trois ans entre le Hezbollah et Israël. L’armée israélienne, qui occupe depuis l’éclatement du présent conflit le 2 mars 2026 plus de 600 kilomètres carrés au Liban-Sud, a régulièrement recours à la destruction systématique de villages et de villes, d’infrastructures civiles comme des écoles ou des hôpitaux, et d’attaques meurtrières contre des journalistes et des secouristes.

La question des violations israéliennes au Liban-Sud et dans d’autres régions a souvent été abordée par des organisations internationales. Le 9 juillet, Amnesty International avait publié un rapport identifiant trois attaques, les 6, 12 et 13 mars, qui ont détruit des « habitations civiles » et coûté la vie à « 24 civils, dont 12 enfants » et sont susceptibles de constituer des « crimes de guerre ». Il a aussi été question de plaintes contre Israël après le ciblage, de toute évidence délibéré, de journalistes comme Issam Abdallah en 2023, et Amal Khalil en avril dernier, ayant entraîné leur mort.


M. Mitri a mis les participants à la réunion au courant de ses contacts, notamment durant sa dernière visite à Genève, en Suisse. Il a également abordé le sujet des détenus dans les geôles israéliennes, assurant avoir « examiné cette question avec la Croix-Rouge internationale », déplorant « l’absence de toute coopération de la part des Israéliens ».

M. Mitri a enfin annoncé « la tenue d’une conférence internationale sur la loi sur les conflits armés qui aura lieu dans la capitale jordanienne Amman en novembre prochain ».

Le vice-Premier ministre Tarek Mitri a annoncé vendredi que le gouvernement « travaille à créer un observatoire permanent pour répertorier les violations du droit international humanitaire en coopération avec des pays et des organisations internationales, qui pourrait se transformer en une institution en bonne et due forme ».M. Mitri, qui s’exprimait en marge d’une réunion du comité national sur le droit humanitaire international, en présence des ministres de la Culture Ghassan Salamé, de l’Environnement Tamara el-Zein, de la Réforme administrative Fadi Makki, ainsi que des représentants d’autres ministères concernés, a souligné que ce comité a rédigé un rapport sur le sujet que le public peut consulter, et qu’il devrait être enrichi de plus de témoignages, preuves et arguments juridiques.« Le Haut...