Elyas Abu Safiya : Comment accepter que son père soit torturé, humilié et détenu en Israël sans la moindre inculpation ?
Emprisonné depuis un an et demi en Israël, le docteur Hussam Abu Safiya, pédiatre de Gaza, aurait confié craindre pour sa vie lors d’une récente visite de son avocat. Son fils témoigne dans « L’Orient-Le Jour ».
L'OLJ / Propos recueillis par Amélie ZACCOUR avec Emmanuel Haddad,
le 10 juillet 2026 à 20h05
Des personnes brandissent des pancartes avec des portraits de Palestiniens détenus par Israël, dont le directeur de l’hôpital Kamal Adwan à Gaza, Hussam Abu Safiya, lors d’une manifestation de solidarité avec eux dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 14 janvier 2025. Photo AFP
Elyas, 28 ans, n’a pas vu son père depuis son arrestation, le 27 décembre 2024 à Gaza. Seules de rares informations, transmises par l’avocat de Hussam Abu Safiya, lui parviennent. Les visites des proches restent interdites. Le 2 juillet, ce fil ténu a livré une nouvelle glaçante. Le médecin, amaigri de près de 30 kilos et affaibli par la torture, aurait confié à son avocat : « C’est la dernière fois que tu me verras, ils m’ont amené ici pour me tuer. » Le pédiatre, ancien directeur de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de l’enclave palestinienne, était resté aux côtés des bébés en couveuse jusqu’au bout, refusant d’évacuer l’établissement malgré le siège de l’armée israélienne. Sa photo, en blouse blanche, marchant seul vers un char au milieu des décombres, l’avait érigé en symbole de la destruction du système de santé gazaoui et du...
Elyas, 28 ans, n’a pas vu son père depuis son arrestation, le 27 décembre 2024 à Gaza. Seules de rares informations, transmises par l’avocat de Hussam Abu Safiya, lui parviennent. Les visites des proches restent interdites. Le 2 juillet, ce fil ténu a livré une nouvelle glaçante. Le médecin, amaigri de près de 30 kilos et affaibli par la torture, aurait confié à son avocat : « C’est la dernière fois que tu me verras, ils m’ont amené ici pour me tuer. » Le pédiatre, ancien directeur de l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de l’enclave palestinienne, était resté aux côtés des bébés en couveuse jusqu’au bout, refusant d’évacuer l’établissement malgré le siège de l’armée israélienne. Sa photo, en blouse blanche, marchant seul vers un char au milieu des décombres, l’avait érigé en symbole de...
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