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Moyen-Orient - Éclairage

Les funérailles de Ali Khamenei : géopolitique d’un deuil d’État

De Téhéran à Kerbala, la République islamique a transformé l’adieu à son guide assassiné en démonstration de force régionale et en message à ses alliés.


Les funérailles de Ali Khamenei : géopolitique d’un deuil d’État

Des personnes en deuil se rassemblent dans la rue avant les funérailles du guide suprême iranien Ali Khamenei, assassiné, et des membres de sa famille, au sanctuaire de l'imam Reza, le lieu de culte le plus vénéré d'Iran, à Machhad, le 9 juillet 2026. Atta Kenare/AFP

Il aura fallu plus de quatre mois pour que Ali Khamenei puisse être enterré. Tué le 28 février dans les premières frappes américano-israéliennes sur Téhéran, aux côtés de plusieurs membres de sa famille, l’ancien guide suprême iranien n’a pas été immédiatement mis en terre. La guerre, les impératifs de sécurité et la mise en scène politique ont retardé ce que la tradition islamique commande normalement d’accomplir rapidement. Pendant près d’une semaine, son cercueil a suivi un itinéraire soigneusement choisi : Téhéran, capitale de l’État révolutionnaire, Qom, cœur clérical de la République islamique, Najaf et Kerbala, villes saintes irakiennes au centre de la mémoire chiite, puis Machhad, la ville natale du défunt, où il a été enterré jeudi près du sanctuaire de l’imam Reza. Foules immenses, délégations étrangères, slogans de vengeance...
Il aura fallu plus de quatre mois pour que Ali Khamenei puisse être enterré. Tué le 28 février dans les premières frappes américano-israéliennes sur Téhéran, aux côtés de plusieurs membres de sa famille, l’ancien guide suprême iranien n’a pas été immédiatement mis en terre. La guerre, les impératifs de sécurité et la mise en scène politique ont retardé ce que la tradition islamique commande normalement d’accomplir rapidement. Pendant près d’une semaine, son cercueil a suivi un itinéraire soigneusement choisi : Téhéran, capitale de l’État révolutionnaire, Qom, cœur clérical de la République islamique, Najaf et Kerbala, villes saintes irakiennes au centre de la mémoire chiite, puis Machhad, la ville natale du défunt, où il a été enterré jeudi près du sanctuaire de l’imam Reza. Foules...
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