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Politique - Liban

Aoun : Les négociations bénéficient du soutien de la majorité des Libanais, y compris au sein de la communauté chiite

Le président libanais a de nouveau justifié avoir choisi la voie des négociations avec Israël « pour ne pas rester spectateur alors que (son) pays est conduit vers le précipice pour les intérêts d'un autre pays ».

Aoun : Les négociations bénéficient du soutien de la majorité des Libanais, y compris au sein de la communauté chiite

Un maçon restaurant un balcon dans les décombres d'un bâtiment détruit par une frappe israélienne à Tyr, le 5 juillet 2026. Photo REUTERS/Zohra Bensemra

Le président libanais, Joseph Aoun, a une nouvelle fois défendu mercredi le choix des autorités de lancer des négociations directes avec Israël, qui ont mené à la signature, le 26 juin, d'un accord-cadre parrainé par Washington, affirmant que « la majorité des Libanais » soutiennent cette décision, y compris parmi la communauté chiite selon lui. Le Hezbollah rejette totalement ces pourparlers, et estime que l'accord est « nul et non avenu ». Le parti chiite estime que le conflit doit être résolu dans le cadre plus large d'un accord entre Washington et Téhéran, alors que le protocole d'accord entre ces deux pays a été jugé « caduc » par le président américain, Donald Trump, après un regain de violences dans le Golfe.

Devant une délégation d'hommes et femmes d'affaires, M. Aoun a justifié avoir choisi les négociations avec l'Etat hébreu « pour ne pas rester spectateur alors que (son) pays est conduit vers le précipice pour les intérêts d'un autre pays », en allusion à l'Iran. C'est en solidarité avec la République islamique que le Hezbollah avait rouvert le front contre Israël le 2 mars, après l'assassinat de l'ancien guide suprême Ali Khamenei au début de l'offensive israélo-américaine sur l'Iran. « Je devais prendre une initiative susceptible d'arrêter la machine de destruction et d'extermination israélienne, de limiter les pertes humaines et les destructions de villages, et de parvenir finalement à mettre fin à l'occupation », a-t-il ajouté.

La rencontre avec Trump « apportera du positif »

Il a assuré que les pourparlers bénéficient « du soutien de la majorité des Libanais, y compris au sein de la communauté chiite, qui a payé le prix le plus lourd des guerres dans le Sud ». Il a refusé de faire marche arrière dans la voie diplomatique, appelant les Libanais à « garder confiance ». « Je suis convaincu que les choses évoluent dans le bon sens, malgré les obstacles et les difficultés, et rien n'est impossible dans notre vocabulaire », a-t-il lancé. Le chef de l'Etat a en outre dit s'attendre à ce que sa visite à Washington, prévue fin juillet et au cours de laquelle il devrait rencontrer Donald Trump « apportera du positif au Liban ». Il a salué dans ce cadre l'attention « sans précédent » des Etats-Unis pour le dossier libanais et leur soutien à un processus « pour trouver une solution durable » aux guerres avec Tel-Aviv.

La reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait plus de 4.300 morts depuis le 2 mars, selon les chiffres officiels du ministère de la Santé. Le front a été rouvert après quinze mois de cessez-le-feu mis à mal par des attaques israéliennes quotidiennes depuis novembre 2024, et treize mois de guerre depuis le 8 octobre 2023.

Plus tôt dans la journée, le président Aoun s'était entretenu durant la journée avec le Premier ministre Nawaf Salam, avec lequel il a évoqué la situation générale du pays et l'évolution de la situation au Liban-Sud, notamment au niveau des actions du gouvernement visant à « sécuriser les routes, déblayer les décombres et remettre en état les infrastructures afin de faciliter le retour des habitants dans les zones désormais sécurisées, à la suite du retrait israélien ». Tous deux ont insisté sur la « nécessité de consolider le cessez-le-feu et d'accélérer le retrait israélien des zones concernées ». Nawaf Salam a informé le président Aoun de sa prochaine visite officielle en Turquie, où se déroule le sommet de l'OTAN. Les discussions ont également porté sur les préparatifs du Conseil des ministres qui se tiendra jeudi au Grand Sérail.

L'accord-cadre avec Israël prévoit le retrait de l'armée israélienne, qui occupe une bande de plus de 620 km2 du territoire libanais dans le Sud, de deux zones pilotes, et le déploiement dans ces deux régions de l'armée libanaise. Un nouveau cycle de négociations doit avoir lieu la semaine prochaine à Rome.


Le président libanais, Joseph Aoun, a une nouvelle fois défendu mercredi le choix des autorités de lancer des négociations directes avec Israël, qui ont mené à la signature, le 26 juin, d'un accord-cadre parrainé par Washington, affirmant que « la majorité des Libanais » soutiennent cette décision, y compris parmi la communauté chiite selon lui. Le Hezbollah rejette totalement ces pourparlers, et estime que l'accord est « nul et non avenu ». Le parti chiite estime que le conflit doit être résolu dans le cadre plus large d'un accord entre Washington et Téhéran, alors que le protocole d'accord entre ces deux pays a été jugé « caduc » par le président américain, Donald Trump, après un regain de violences dans le Golfe. Devant une délégation d'hommes et femmes d'affaires, M. Aoun a...
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