De gauche à droite, le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump, le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte et d'autres dirigeants de l'OTAN participent à une séance de travail lors du sommet de l'OTAN au complexe présidentiel de Bestepe à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. Photo Alexis Jumeau / Pool / AFP
Les pays de l'OTAN, y compris les Etats-Unis, ont réaffirmé mercredi leur engagement « indéfectible » envers la clause d'assistance mutuelle, consacrée par l'article 5 du traité de l'Alliance, selon le texte de la déclaration du sommet d'Ankara.
« Une attaque contre un Allié est une attaque contre tous », rappelle le texte de cette déclaration, publiée au deuxième et dernier jour du sommet de l'Alliance à Ankara. « Notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité », selon ce texte.
Quelques heures plus tôt, le président américain avait fait part de sa frustration vis-à-vis de ses alliés européens. « Je suis très en colère contre l'OTAN », a-t-il affirmé peu avant le début du second et dernier jour de ce sommet.
« Je ne suis pas content de l'OTAN à cause de ce qu'ils ont fait avec le Groenland, et je ne suis pas content de l'OTAN parce qu'ils n'ont pas voulu nous aider face au principal Etat qui soutient le terrorisme, à savoir l'Iran », a-t-il lancé, aux côtés du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, qui est resté impassible.
Donald Trump a toutefois affirmé à ses alliés européens que les Etats-Unis entendaient rester avec eux dans l'OTAN, lors de la séance plénière du sommet d'Ankara mercredi, selon une source ayant participé à cette réunion. « Nous voulons rester avec vous », a déclaré le président américain, cité par cette source, ayant requis l'anonymat.
L'article 5, pilier de l'Alliance atlantique créée en 1949, n'a été déclenché qu'une seule fois, au bénéfice des Etats-Unis, après les attentats du 11 septembre 2001.
Sur l'Ukraine, les 32 pays de l'OTAN réaffirment également leur « soutien indéfectible », à ce pays en guerre contre la Russie, qui, affirment les Alliés, « contribue à la sécurité transatlantique et défend sa liberté, sa souveraineté et son intégrité territoriale », ajoute le texte.

