« Quel État peut fonctionner avec deux armées ? », s'interroge Nawaf Salam
Le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé sa volonté de placer l'ensemble des armes présentes sur le territoire libanais sous l'autorité de l'armée. « Nous voulons que toutes les armes au Liban soient sous le commandement de l'armée libanaise. Quel État peut fonctionner avec deux armées ? », s'est-il interrogé.
M. Salam a également indiqué avoir contacté le président du Parlement, Nabih Berry, afin de le remercier pour son intervention visant à empêcher « la discorde » et une escalade dans la rue, après la hausse de ton ces derniers jours du tandem chiite Amal-Hezbollah à la suite de la signature de l'accord-cadre entre le Liban et Israël.
Il a enfin assuré que ni le président de la République ni le chef du gouvernement ne pouvaient négocier « en dehors des constantes nationales et de la déclaration ministérielle ».
Salam : Nous ne céderons ni au chantage ni aux menaces de guerre civile
Le Premier ministre Nawaf Salam a assuré qu'il ne recherchait « pas de confrontation » avec le Hezbollah, tout en affirmant que le gouvernement ne renoncerait pas à son objectif de réserver le port des armes à l'État. « Nous devons au contraire tout faire pour éviter un affrontement armé avec le Hezbollah, mais nous ne céderons ni au chantage ni aux menaces de guerre civile, et nous ne reviendrons pas sur l'objectif de limiter les armes à l'État », a-t-il déclaré.
M. Salam a ajouté que ni lui ni aucun membre du gouvernement ne céderaient « au chantage » du Hezbollah. « Je ne demande au Hezbollah que de respecter les engagements qu'il a lui-même souscrits dans l'accord de Taëf, la résolution 1701, la déclaration de cessation des hostilités et la déclaration ministérielle », a-t-il affirmé.
Le Premier ministre a également indiqué avoir appelé, avec la France, l'Arabie saoudite, le Qatar et d'autres partenaires, à la tenue d'une conférence de soutien aux forces armées libanaises à Paris le 5 mars. « Malheureusement, nous avons été entraînés dans la guerre le 2 mars. Aujourd'hui, il est indispensable de renforcer les capacités de l'armée », a-t-il déclaré.
Salam : Le plan sur le monopole des armes doit être actualisé
Alors que le Liban officiel a décidé, le 5 août 2025, d'assurer le monopole de l'État sur les armes en chargeant l'armée libanaise d'élaborer un plan de désarmement, Nawaf Salam a affirmé que la première phase de ce plan avait déjà commencé. « La situation sur le terrain a évolué. Nous avons désormais besoin d'une mise à jour tenant compte des derniers développements, mais le plan de base existe déjà », a-t-il déclaré.
« Quel État peut fonctionner avec deux armées ? », s'interroge Nawaf Salam
Le Premier ministre Nawaf Salam a réaffirmé sa volonté de placer l'ensemble des armes présentes sur le territoire libanais sous l'autorité de l'armée. « Nous voulons que toutes les armes au Liban soient sous le commandement de l'armée libanaise. Quel État peut fonctionner avec deux armées ? », s'est-il interrogé.
M. Salam a également indiqué avoir remercié le président du Parlement, Nabih Berry, pour son intervention visant à empêcher « la discorde » et une escalade dans la rue, après la hausse de ton ces derniers jours du tandem chiite Amal-Hezbollah à la suite de la signature de l'accord-cadre entre le Liban et Israël.
Il a enfin assuré que ni le président de la République ni le chef du gouvernement ne pouvaient négocier « en dehors des constantes nationales et de la déclaration ministérielle ».
Le retrait israélien de certaines zones du Liban-Sud interviendra « dans les prochains jours », affirme Salam
Nawaf Salam a annoncé que le retrait israélien de certaines zones - prévu dans l'accord-cadre signé vendredi dernier entre le Liban et Israël - interviendrait « dans les prochains jours ». Il a précisé qu'une première zone comprendrait Zaoutar el-Gharbiyé, Zaoutar el-Charkiyé ainsi que plusieurs autres villages. La seconde zone présente, selon le Premier ministre, une situation différente. Si aucune présence de chars israéliens n'y est signalée, elle demeure sous le contrôle des tirs israéliens. Cette zone comprend notamment les localités de Ghandouriyé et Froun, a-t-il ajouté. Selon la chaîne 11 israélienne, le retrait israélien de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » pour les armées libanaise et israélienne, selon la chaîne 11 israélienne.
Lire aussi : Occupation israélienne : pourquoi Froun et Zaoutar el-Gharbiyé sont évoqués comme « zones pilotes »
Nous découvrons aujourd'hui des tunnels et des armes dans le Sud, censé être une zone démilitarisée, lance Salam
Nawaf Salam a rappelé que le Liban s'était engagé, en vertu de la résolution 1701, à faire du Liban-Sud une zone démilitarisée. « Or, nous découvrons aujourd'hui des tunnels et des armes », a-t-il déclaré.
M. Salam s'est également interrogé sur le fait que l'armée libanaise n'avait pas été autorisée à se déployer dans le Sud après le retrait israélien de 2000, intervenu à la suite « des opérations de la résistance ». « Aujourd'hui, chaque zone évacuée par l'armée israélienne sera investie par l'armée libanaise, qui y étendra son autorité », a-t-il affirmé. Il a expliqué que le processus prévu était à la fois graduel et réciproque. Il a rappelé qu'il avait ainsi été convenu d'un retrait israélien de deux « zones pilotes » avant le déploiement de l'armée libanaise, qui y étendra son autorité.
Salam : C’est après deux guerres que nous en sommes arrivés aux négociations
« Nous ne sommes pas des amateurs de négociations, mais nous sommes arrivés à ce stade après deux guerres qui ont fait des milliers de victimes », a déclaré Nawaf Salam, ajoutant que la première avait causé plus de 7 milliards de dollars de dégâts directs, sans compter les pertes économiques, estimées à 13 milliards de dollars. Il a également qualifié le second conflit de « guerre de vengeance liée au (guide suprême iranien Ali) Khamenei », assassiné le 28 février dernier au début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.
Il a par ailleurs estimé que « s'il était appliqué, le cadre de négociation devrait conduire au retrait israélien du Liban et permettre le retour « sûr et digne » des habitants déplacés dans leurs villages et leurs maisons.
L'armistice de 1949 demeure une « référence fondamentale », assure Salam
Le Premier ministre Nawaf Salam a également répondu aux critiques du chef druze Walid Joumblatt concernant l'accord-cadre en cours de négociation, affirmant que l'accord d'armistice de 1949 demeure « une référence fondamentale ».
« L'accord d'armistice est une référence fondamentale. Ce qui en subsiste, ce sont les principes sur lesquels il repose, mais pour qu'il puisse devenir applicable aujourd'hui, il doit être mis à jour », a-t-il déclaré, tout en déclarant comprendre « les préoccupations » de Walid Joumblatt..
Le chef du gouvernement a par ailleurs souligné que l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, ayant mis fin à la précédente escalade, « ne faisait pas non plus référence à l'accord d'armistice ». Quant à la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU, elle n'y renvoie « qu'une seule fois, uniquement pour la délimitation de la frontière », a-t-il précisé.
Évoquant la guerre « de soutien », ouverte par le Hezbollah le 2 mars en solidarité avec son allié iranien, le Premier ministre a estimé qu’« indépendamment de l'aventure de la guerre de soutien et de ses conséquences catastrophiques, que certains qualifient de victoires, nous voyons, nous, le nombre de victimes et le coût de la reconstruction : c'est une véritable catastrophe ».
Salam : Notre priorité, lors des prochaines négociations, sera d'établir un calendrier pour le retrait israélien
Le Premier ministre Nawaf Salam a affirmé que la priorité du Liban, lors des prochains cycles de négociations, serait d'établir un calendrier pour le retrait israélien du territoire libanais. M. Salam ainsi affirmé que si le texte de l’accord Liban-Israël est compris comme un cadre définissant le déroulement des négociations, la question du retrait israélien devra être réglée selon un calendrier précis. « Notre priorité, lors des prochains cycles de négociations, sera d'établir ce calendrier », a-t-il affirmé.
S'adressant aux habitants du Liban-Sud, le chef du gouvernement libanais a affirmé que le texte prévoyait bien un retrait israélien. « Quelle est la différence entre un redéploiement hors du territoire libanais et un retrait ? Le cadre prévoit un redéploiement hors du territoire libanais. Le terme « territoire » est défini avec l'article défini, ce qui signifie qu'il s'agit de l'ensemble du territoire libanais. Cela signifie donc un retrait », a-t-il déclaré.
Salam : Nous ne parlons pas d'un accord appelé « accord-cadre », mais d'un cadre tripartite
Lors de son entretien avec le journaliste Albert Kostanian sur la chaîne LBCI, le Premier ministre Nawaf Salam a déclaré avoir « un problème » avec l'expression « accord-cadre », utilisée pour désigner le texte conclu vendredi dernier entre le Liban et Israël, qui lie notamment le désarmement du Hezbollah au retrait israélien. Il a estimé que cette appellation était « source de malentendus ». « Nous ne parlons pas d'un accord appelé « accord-cadre », mais d'un cadre tripartite », a-t-il affirmé, expliquant encore qu'il s'agissait d'un « cadre de négociations, afin de parvenir à un accord, et non d'un accord en soi ou d'un traité ».
Une source israélienne qualifie de « pur mensonge » les propos de Netanyahu sur la possession d'armes nucléaires par l'Iran
Une source israélienne familière du programme nucléaire iranien a qualifié de « pur mensonge » les propos tenus mercredi par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon lesquels l'Iran possédait déjà des armes nucléaires, rapporte le Haaretz.
Interrogé sur la chaîne de droite Channel 14, lors de l'émission The Patriots, M. Netanyahu a déclaré avoir décidé d'attaquer l'Iran à deux reprises afin de sauver Israël « de l'anéantissement par des bombes atomiques qu'ils possédaient déjà ». « Qui sait qui serait encore là aujourd'hui ? », a-t-il ajouté.
Liban-Sud : deux frappes israéliennes de drone visent coup sur coup Nabatiyé el-Faouqa
Les drones israéliens ont mené deux frappes à quelques minutes d'intervalle contre la localité de Nabatiyé el-Faouqa. Il s'agit des deux premières frappes menées par l'armée israélienne au Liban-Sud depuis près de 48h.
L'une de ces frappes a visé une voiture en stationnement, sans faire de blessés, selon les informations de notre correspondant. Une équipe de la Défense civile de l'Autorité sanitaire islamique (affiliée au Hezbollah), a par la suite essuyé des tirs israéliens alors qu'elle inspectait les lieux de la frappe, les contraignant à quitter la zone.
L'armée israélienne ouvre le feu en direction de Beit Yahoun et Haddatha
L'armée israélienne a ouvert le feu à la mitrailleuse en direction de Beit Yahoun et Haddatha, dans le caza de Bint Jbeil. Une épaisse fumée noire était par ailleurs visible au-dessus de Beit Yahoun, où notre correspondant dans le Sud évoque une possible opération israélienne visant à incendier des habitations. Un drone de l’armée israélienne a plus tôt dans la journée largué deux bombes sonores sur Nabatiyé el-Faouqa.
Witkoff et Kushner reçus par l'émir du Qatar, discussions sur la situation au Liban
L'émir du Qatar, Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, a reçu à Doha les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, selon les services de l'émir, cités par Reuters. Selon le communiqué, les trois hommes ont évoqué les négociations entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que les derniers développements au Liban.
Le bilan des attaques israéliennes sur le Liban : 4297 tués et 12196 blessés entre le 2 mars et le 1er juillet
Le ministère libanais de la Santé a annoncé un nouveau bilan des frappes israéliennes au Liban, faisant état de 4 297 morts et 12 196 blessés entre le 2 mars et le 1er juillet, soit 19 décès de plus que dans le bilan publié mardi. Cette hausse comprend notamment des personnes ayant succombé à leurs blessures ainsi que des dépouilles retrouvées et identifiées.
Netanyahu : Israël a prouvé au Hezbollah qu'il ne serait pas « l'otage du bras opérationnel du régime iranien »
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également affirmé qu'Israël avait démontré « deux choses » au Hezbollah. « Israël ne sera pas l'otage du bras opérationnel du régime iranien ». Le chef du gouvernement israélien a également soutenu qu'Israël avait prouvé qu'il n'était pas « aussi faible qu'une toile d'araignée », en référence au célèbre discours de l’ancien chef du Hezbollah assassiné, Hassan Nasrallah. « Israël est aussi solide que des toiles d'acier », a-t-il lancé.
Évoquant une visite effectuée la veille avec le ministre israélien de la Défense dans le Liban-Sud, Benjamin Netanyahu a indiqué s'être rendu à l'endroit même où Hassan Nasrallah avait prononcé, au lendemain du retrait israélien du Liban en 2000, son discours sur « la toile d'araignée », face à Bint Jbeil. « Celui qui parlait alors de toile d'araignée s'est lui-même désintégré comme une toile d'araignée », a-t-il lancé.
Concernant la « zone tampon » occupée au Liban-Sud, M. Netanyahu a déclaré que l'armée israélienne y resterait « aussi longtemps que nécessaire ». « La zone tampon de Gaza est aujourd'hui à Gaza. La zone tampon du Liban est aujourd'hui au Liban, et non dans le Nord israélien. C'est une leçon essentielle », a-t-il ajouté. Le Premier ministre israélien a en outre estimé que le Liban était « un champ de bataille majeur » il y a vingt ans et qu'il demeurait « une arène centrale » aujourd'hui.
Netanyahu : L'accord avec le Liban inflige « un coup militaire et diplomatique » au Hezbollah et à l'Iran
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que l'accord-cadre conclu avec le Liban représentait « un coup militaire et diplomatique dont on ne saurait sous-estimer l'ampleur » porté au Hezbollah et à l'Iran. Lors d'une cérémonie en mémoire soldats tués ces derniers mois, il a présenté cet accord comme une avancée « historique » qui, selon lui, « dissocie le front libanais du front iranien » et reconnaît le droit d'Israël à maintenir une zone tampon au Liban jusqu'à l'élimination de la menace que représente le Hezbollah pour sa sécurité. Il a également ajouté que Téhéran, qui souhaitait selon lui contraindre Israël à se retirer du Liban-Sud, « ne verra pas cela se produire ». Le chef du gouvernement israélien a affirmé qu'Israël avait ainsi franchi « une étape importante vers la fin du conflit » et qu'il ferait « tout son possible » pour parvenir, à terme, à un accord de paix entre Israël et le Liban.
Selon lui, plus de 9 000 combattants ont été tués depuis le début du conflit en octobre 2023. Il a également assuré que la « grande majorité » des quelque 150 000 missiles et roquettes du Hezbollah avaient été détruits, ainsi qu'« une part importante » des « villages terroristes » du Liban-Sud. Benjamin Netanyahu s'est en outre félicité de la prise du château de Beaufort, hauteur stratégique qui domine la région jusqu'au nord d'Israël, ajoutant : « Désormais, c'est nous qui regardons le Liban d'en haut. »
Liban-Sud : l'armée israélienne largue depuis un drone trois grenades assourdissantes sur Yater
Un drone de l'armée israélienne a largué trois grenades assourdissantes sur Yater, dans le caza de Bint Jbeil, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Trump affirme que les États-Unis et l'Iran s'entendent « très bien »
Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que les États-Unis entretenaient de très bonnes relations avec l'Iran et que les récentes réunions tenues au Qatar s'étaient bien déroulées.
« Le processus de dénucléarisation de l'Iran progresse bien », a déclaré Donald Trump à des journalistes. « Les réunions se sont très bien passées, nous verrons ce qu'il en ressort. » « Nous nous entendons très bien », a-t-il ajouté, estimant que l'Iran avait « fait beaucoup de chemin ». « Je pense qu'ils sont en bonne voie », a-t-il conclu.
Aoun salue la position de Berry « visant à prévenir la discorde » et dément les rumeurs sur le limogeage de Haykal
Le président de la République Joseph Aoun a affirmé mercredi qu'il saluait les récents propos du président du Parlement Nabih Berry « visant à prévenir la discorde » après les virulentes critiques lancées contre l'accord-cadre conclu la semaine dernière entre le Liban et Israël.
« Nous sommes tous d'accord pour dire que la discorde est inacceptable et qu'il est interdit de porter atteinte à l'armée », a déclaré le chef de l'État, en marge d'une réception de délégations des barreaux de Beyrouth et du Liban-Nord au palais de Baabda. Il en a profité pour démentir les « rumeurs » autour d'un possible limogeage du commandant en chef de l'armée, le général Rodoplhe Haykal, et d'autres chefs des forces de sécurité, notamment colportées ces derniers jours par Nawaf Moussaoui, un cadre politique du Hezbollah.
« La formule de l'accord-cadre issue des négociations de Washington concrétise la logique de l'État à travers ses dispositions et préserve les droits du Liban sur les plans juridique et opérationnel », a-t-il également affirmé, soulignant que sa signature ne constituait « ni une capitulation ni un renoncement à nos droits ».
Les discussions à Doha ont porté sur « la mise en œuvre de l'accord intérimaire entre Téhéran et Washington », selon le vice-ministre iranien des AE
Les discussions à Doha ont porté sur « la mise en œuvre de l'accord intérimaire entre Téhéran et Washington », a affirmé le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, selon des médias d'État cités par Reuters.
À la tête d'une délégation comprenant des représentants du ministère iranien des Affaires étrangères, de la Banque centrale et du ministère de l'Agriculture, Kazem Gharibabadi s'est entretenu avec le Premier ministre du Qatar. Il a également participé à une réunion trilatérale réunissant l'Iran, le Qatar et le Pakistan afin d'examiner la mise en œuvre de l'accord intérimaire.
Liban-Sud : un homme blessé dans un raid israélien le 19 juin à Nmeiriyé succombe à ses blessures
Rafeh Ali Bdeir, qui avait été blessé le 19 juin dans une frappe israélienne sur Nmeiriyé, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, a succombé à ses blessures, a annoncé le mouvement Amal, dont il était membre.
L'Iran ripostera « de manière « immédiate et puissante » à toute menace israélienne, affirme Araghchi
L'Iran ripostera de manière « immédiate et puissante à toute menace visant son peuple ou ses dirigeants, » a lancé le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un message sur X, en réponse à des déclarations du ministre israélien de la Défense, Israel Katz. Ce dernier avait indiqué, lors d'une conférence de presse que le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei était « sur la liste des personnes à éliminer ».
« Le président des États-Unis s'est engagé à museler ses protégés à Tel-Aviv. S'ils désobéissent à leur maître, l'Iran leur donnera une leçon », a ajouté M. Araghchi.
Les discussions indirectes entre Américains et Iraniens à Doha se concentrent sur les avoirs gelés et le détroit d'Ormuz
Les discussions indirectes entre Téhéran et Washington se poursuivent depuis hier soir à Doha, a indiqué à Reuters un haut responsable iranien, ajoutant que les pourparlers portent principalement sur le déblocage des avoirs iraniens et sur le détroit d'Ormuz.
L'armée israélienne restera « indéfiniment » au Liban, en Syrie et à Gaza, selon le ministre de la Défense
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l'armée israélienne resterait « indéfiniment » dans ce qu'elle qualifie de « zones de sécurité » établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.
L'armée israélienne « restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée afin de protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments jihadistes », a-t-il déclaré dans un discours prononcé lors d'une cérémonie militaire.
L’armée israélienne installe deux nouveaux portiques de sécurité près de Naqoura, au Liban-Sud
L’armée israélienne a installé deux nouveaux portiques de sécurité au Liban-Sud, sur le littoral du caza de Tyr, dans la « zone tampon » occupée, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L’un est situé sur la route côtière d’Iskandarouna, à environ huit kilomètres de la frontière, et le second à proximité de l’hôtel Rêve de la Mer, à Naqoura, à mi-chemin entre le premier et la Ligne bleue. Une mesure qui viserait notamment, selon notre correspondant, à restreindre les mouvements de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dont le siège se situe à proximité de l'infrastructure installée à Naqoura.
Des sources sécuritaires contactées par notre correspondant démentent par ailleurs des informations de presse faisant état de l’installation de tels portiques le long de la Ligne jaune, qui démarque la limite de la zone occupée au Liban-Sud. Selon ces sources, l’armée israélienne avait déjà coupé de fait plusieurs routes séparant la « zone tampon » occupée du reste du territoire libanais, totalement ou partiellement, à la suite des frappes menées par son aviation.
La Chambre des représentants rejette une résolution visant à « retirer les forces armées américaines de toute hostilité au Liban »
La Chambre des représentants a rejeté hier soir, pour la seconde fois durant le mois de juin, une résolution visant à « retirer les forces armées américaines de toute hostilité au Liban », à l’heure où l’armée israélienne refuse de se retirer du Liban-Sud avant tout éventuel désarmement du Hezbollah, que l’armée libanaise est chargée par l’État libanais d’effectuer.
Plusieurs dizaines de démocrates de la Chambre des représentants ont voté avec les républicains mardi pour rejeter le texte. Dans le détail, la résolution a été rejetée par 235 voix contre 189, avec 22 démocrates rejoignant les républicains pour voter contre, selon le site Axios. Selon le texte, présenté par la démocrate Rashida Tlaib, le Congrès devait « ordonne(r) au président de retirer les forces armées des États-Unis de toute hostilité au Liban au plus tard sept jours après la date d’adoption de la présente résolution concurrente ». « Aucune disposition de la présente résolution concurrente ne peut être interprétée comme empêchant ou limitant la coopération sécuritaire avec les Forces armées libanaises (FAL) ni la protection des installations diplomatiques », précisait le texte. Ce point ne figurait pas dans la première version du texte, qui avait été rejetée par 117 démocrates.
Les démocrates centristes ayant voté contre la résolution ont, pour la plupart, estimé qu’elle répondait à un problème inexistant, soulignant que les États-Unis ne participent pas aux opérations israéliennes au Liban, rapporte Axios. « À ma connaissance, nous ne sommes pas engagés dans un conflit avec le Liban », a déclaré Jared Golden (Maine), un démocrate pro-israélien qui s’est opposé à la mesure.
Ghalibaf : L'Iran privilégie la diplomatie avec les Etats-Unis mais se tient prêt pour « la guerre »
Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré dans une interview diffusée mardi soir à la télévision d'Etat que l'Iran privilégiait le dialogue avec les Etats-Unis tout en se tenant prêt pour « la guerre ».
« Nous privilégions le dialogue mais si ce dialogue ne se concrétise pas, nous sommes également prêts à la guerre », a déclaré l'influent M. Ghalibaf qui est aussi le président du Parlement, alors que des délégations iranienne et américaine doivent tenir séparément des discussions avec le Qatar, pays médiateur avec le Pakistan.
Des représentants américains et iraniens vont tenir des discussions indirectes aujourd'hui à Doha
Des représentants américains et iraniens doivent tenir des discussions techniques indirectes aujourd'hui à Doha sur l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a affirmé à l'AFP un diplomate au fait des discussions.
« Des responsables américains et iraniens vont tenir mercredi à Doha des pourparlers techniques indirects avec les médiateurs qatariens et pakistanais », a déclaré ce diplomate, sous couvert d'anonymat, précisant que les émissaires de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, qui ont rencontré mardi le Premier ministre qatari à Doha, ne participeront pas à ces discussions techniques.
Netanyahu : Nous devons nous occuper des vestiges de l’axe iranien, et saisir les opportunités d’accords de paix
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël devait encore « (s)’occuper des vestiges de l’axe iranien et saisir les opportunités d’accords de paix », lors d’un entretien hier soir avec la chaîne 14 israélienne, rapporté par le Times of Israël, quelques jours après la signature d’un accord-cadre entre le Liban et Israël. « Il existe des ententes avec le Liban que personne n’avait prévues. Il y a également des contacts avec d’autres pays. Je ne peux pas en dire davantage », a encore affirmé le chef du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël. L’accord entre Beyrouth et Tel-Aviv prévoit le désarmement du Hezbollah parallèlement au retrait israélien du Liban-Sud, préalable à une « paix durable » entre les deux pays.
Interrogé sur la question de savoir si les guerres menées par Israël contre l’Iran, le Hamas et le Hezbollah ces dernières années pouvaient être considérées comme terminées, Benjamin Netanyahu a répondu :« Ce n’est jamais terminé. Si vous voulez vivre au Moyen-Orient — et dans le monde — vous devez être très fort. » « Israël est plus fort que jamais, et nous avons repoussé ces menaces. Nous les avons considérablement affaiblies. Il nous reste encore du travail à accomplir… », a-t-il dit. Et de conclure : « Lorsque vous êtes fort, les gens s’allient à vous, et ils font également la paix avec vous. »
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct de la situation au Liban, où les autorités se sont engagées à mettre en oeuvre l'accord-cadre signé avec Israël, tandis que règne un calme précaire sur le Sud.
Nous suivrons également la situation dans la région, notamment en Iran et dans les pays du Golfe, où l'heure semble être à nouveau à la diplomatie après des échanges de frappes entre Téhéran et Washington au cours du week-end.
Retrouvez ici notre direct de mardi.
Le retrait israélien des « zones pilotes » du Liban-Sud retardé jusqu'à ce qu'un nouveau mécanisme de supervision soit mis en place, selon Kan11
Le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, prévu dans l'accord-cadre signé vendredi dernier entre le Liban et Israël, serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » pour les armées libanaise et israélienne, selon la chaîne 11 israélienne.
Les deux pays ont signé vendredi, outre l'accord-cadre, une « annexe sécuritaire », qui prévoit que Beyrouth et Tel-Aviv établissent un « Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), chargé d’assurer un fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de gérer la déconfliction, la vérification et la mise en œuvre globale » du cadre.
Ce nouveau « mécanisme » qui devrait remplacer le comité de supervision qui avait été créé après l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, devrait selon la chaîne israélienne « renforcer la coopération » entre les deux pays voisins « qui opéreront conjointement, vraisemblablement au sein d'un centre de commandement conjoint virtuel, sous coordination américaine. » Des sources sécuritaires proches du dossier ont souligné au média qu'aucun calendrier n'est établi pour un retrait des zones pilotes mais que lorsqu'il aura lieu il devra « être effectué correctement ». Contrairement au « Mécanisme » de 2024, cette commission de supervision sera également chargée de coordonner le démantèlement des infrastructures du Hezbollah, et non plus seulement signaler les violations du cessez-le feu. Dans cette perspective, les Etats-Unis veulent « approuver » les participants afin de s'assurer que le mouvement chiite n'aura pas accès aux informations transmises via ce mécanisme.
Des soldats israéliens ouvrent le feu en direction d’un véhicule à Ebl el-Saqi, sans faire de blessés
Des soldats israéliens ont ouvert le feu en direction d’un véhicule près de la source d’Ebl el-Saqi (caza de Marjeyoun) touchant la voiture à plusieurs reprises, sans faire de blessés, rapporte notre correspondant au Liban-Sud. À l’extrémité sud-est du Liban, à quelques kilomètres de la frontière israélienne, la bourgade fait partie des ilots non chiites de Jabal Amel. En temps normal cohabitent 450 familles libanaises, chrétiennes et druzes.
Par ailleurs, une force israélienne a procédé à des travaux de terrassement à la périphérie de Chanouh et Halta, dans le caza de Hasbaya.
Pendant la nuit de mardi à mercredi, un drone de l’armée israélienne a largué une grenade assourdissante sur Haddatha, et l’armée israélienne a procédé à la destruction de maisons dans cette localité ainsi que celle de Tiri, des villages du caza de Bint Jbeil.
Mercredi, le Jihad islamique palestinien a annoncé la mort de l’un de ses membres, Hassan Khaled Abou Nasser, âgé de 25 ans, tué au Liban-Sud durant la guerre. Ses funérailles doivent avoir lieu dans la journée dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au Liban-Nord.
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