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Poignée de main entre le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal (g.), et le chef du Centcom, Brad Cooper, à Yarzé, le 29 juin 2026. Photo AFP / Armée libanaise

Direct Moyen-Orient

Le retrait israélien des « zones pilotes » du Liban-Sud retardé jusqu'à ce qu'un nouveau mécanisme de supervision soit mis en place, selon un média israélien | Direct

Ce qu’il faut retenir

L'armée israélienne a continué de dynamiter des habitations dans le caza de Bint Jbeil, dans la nuit de mardi à mercredi.

Ghalibaf affirme que l'Iran privilégie la diplomatie avec les Etats-Unis mais se tient prêt pour « la guerre ».

Netanyahu a affirmé qu'Israël doit s' « occuper des vestiges de l’axe iranien, et saisir les opportunités d’accords de paix ».

10:52 heure de Beyrouth

La Chambre des représentants rejette une résolution visant à « retirer les forces armées américaines de toute hostilité au Liban »

La Chambre des représentants a rejeté hier soir, pour la seconde fois durant le mois de juin, une résolution visant à « retirer les forces armées américaines de toute hostilité au Liban », à l’heure où l’armée israélienne refuse de se retirer du Liban-Sud avant tout éventuel désarmement du Hezbollah, que l’armée libanaise est chargée par l’État libanais d’effectuer.

Plusieurs dizaines de démocrates de la Chambre des représentants ont voté avec les républicains mardi pour rejeter le texte. Dans le détail, la résolution a été rejetée par 235 voix contre 189, avec 22 démocrates rejoignant les républicains pour voter contre, selon le site Axios. Selon le texte, présenté par la démocrate Rashida Tlaib, le Congrès devait « ordonne(r) au président de retirer les forces armées des États-Unis de toute hostilité au Liban au plus tard sept jours après la date d’adoption de la présente résolution concurrente ». « Aucune disposition de la présente résolution concurrente ne peut être interprétée comme empêchant ou limitant la coopération sécuritaire avec les Forces armées libanaises (FAL) ni la protection des installations diplomatiques », précisait le texte. Ce point ne figurait pas dans la première version du texte, qui avait été rejetée par 117 démocrates.

Les démocrates centristes ayant voté contre la résolution ont, pour la plupart, estimé qu’elle répondait à un problème inexistant, soulignant que les États-Unis ne participent pas aux opérations israéliennes au Liban, rapporte Axios. « À ma connaissance, nous ne sommes pas engagés dans un conflit avec le Liban », a déclaré Jared Golden (Maine), un démocrate pro-israélien qui s’est opposé à la mesure.

10:34 heure de Beyrouth

Ghalibaf : L'Iran privilégie la diplomatie avec les Etats-Unis mais se tient prêt pour « la guerre »

Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré dans une interview diffusée mardi soir à la télévision d'Etat que l'Iran privilégiait le dialogue avec les Etats-Unis tout en se tenant prêt pour « la guerre ».

« Nous privilégions le dialogue mais si ce dialogue ne se concrétise pas, nous sommes également prêts à la guerre », a déclaré l'influent M. Ghalibaf qui est aussi le président du Parlement, alors que des délégations iranienne et américaine doivent tenir séparément des discussions avec le Qatar, pays médiateur avec le Pakistan.

10:34 heure de Beyrouth

Des représentants américains et iraniens vont tenir des discussions indirectes aujourd'hui à Doha

Des représentants américains et iraniens doivent tenir des discussions techniques indirectes aujourd'hui à Doha sur l'accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a affirmé à l'AFP un diplomate au fait des discussions.

« Des responsables américains et iraniens vont tenir mercredi à Doha des pourparlers techniques indirects avec les médiateurs qatariens et pakistanais », a déclaré ce diplomate, sous couvert d'anonymat, précisant que les émissaires de Donald Trump, Jared Kushner et Steve Witkoff, qui ont rencontré mardi le Premier ministre qatari à Doha, ne participeront pas à ces discussions techniques.

10:04 heure de Beyrouth

Netanyahu : Nous devons nous occuper des vestiges de l’axe iranien, et saisir les opportunités d’accords de paix  

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé qu’Israël devait encore « (s)’occuper des vestiges de l’axe iranien et saisir les opportunités d’accords de paix », lors d’un entretien hier soir avec la chaîne 14 israélienne, rapporté par le Times of Israël, quelques jours après la signature d’un accord-cadre entre le Liban et Israël. « Il existe des ententes avec le Liban que personne n’avait prévues. Il y a également des contacts avec d’autres pays. Je ne peux pas en dire davantage », a encore affirmé le chef du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël. L’accord entre Beyrouth et Tel-Aviv prévoit le désarmement du Hezbollah parallèlement au retrait israélien du Liban-Sud, préalable à une « paix durable » entre les deux pays.

Interrogé sur la question de savoir si les guerres menées par Israël contre l’Iran, le Hamas et le Hezbollah ces dernières années pouvaient être considérées comme terminées, Benjamin Netanyahu a répondu :« Ce n’est jamais terminé. Si vous voulez vivre au Moyen-Orient — et dans le monde — vous devez être très fort. » « Israël est plus fort que jamais, et nous avons repoussé ces menaces. Nous les avons considérablement affaiblies. Il nous reste encore du travail à accomplir… », a-t-il dit. Et de conclure : « Lorsque vous êtes fort, les gens s’allient à vous, et ils font également la paix avec vous. »

10:03 heure de Beyrouth

Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct de la situation au Liban, où les autorités se sont engagées à mettre en oeuvre l'accord-cadre signé avec Israël, tandis que règne un calme précaire sur le Sud.

Nous suivrons également la situation dans la région, notamment en Iran et dans les pays du Golfe, où l'heure semble être à nouveau à la diplomatie après des échanges de frappes entre Téhéran et Washington au cours du week-end.

Retrouvez ici notre direct de mardi.

10:03 heure de Beyrouth

Le retrait israélien des « zones pilotes » du Liban-Sud retardé jusqu'à ce qu'un nouveau mécanisme de supervision soit mis en place, selon Kan11

Le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, prévu dans l'accord-cadre signé vendredi dernier entre le Liban et Israël, serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » pour les armées libanaise et israélienne, selon la chaîne 11 israélienne.

Les deux pays ont signé vendredi, outre l'accord-cadre, une « annexe sécuritaire », qui prévoit que Beyrouth et Tel-Aviv établissent un « Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), chargé d’assurer un fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de gérer la déconfliction, la vérification et la mise en œuvre globale » du cadre.

Ce nouveau « mécanisme » qui devrait remplacer le comité de supervision qui avait été créé après l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, devrait selon la chaîne israélienne « renforcer la coopération » entre les deux pays voisins « qui opéreront conjointement, vraisemblablement au sein d'un centre de commandement conjoint virtuel, sous coordination américaine. » Des sources sécuritaires proches du dossier ont souligné au média qu'aucun calendrier n'est établi pour un retrait des zones pilotes mais que lorsqu'il aura lieu il devra « être effectué correctement ». Contrairement au « Mécanisme » de 2024, cette commission de supervision sera également chargée de coordonner le démantèlement des infrastructures du Hezbollah, et non plus seulement signaler les violations du cessez-le feu. Dans cette perspective, les Etats-Unis veulent « approuver » les participants afin de s'assurer que le mouvement chiite n'aura pas accès aux informations transmises via ce mécanisme.

10:03 heure de Beyrouth

Des soldats israéliens ouvrent le feu en direction d’un véhicule à Ebl el-Saqi, sans faire de blessés

Des soldats israéliens ont ouvert le feu en direction d’un véhicule près de la source d’Ebl el-Saqi (caza de Marjeyoun) touchant la voiture à plusieurs reprises, sans faire de blessés, rapporte notre correspondant au Liban-Sud. À l’extrémité sud-est du Liban, à quelques kilomètres de la frontière israélienne, la bourgade fait partie des ilôts non chiites de Jabal Amel. En temps normal cohabitent 450 familles libanaises, chrétiennes et druzes.

Par ailleurs, une force israélienne a procédé à des travaux de terrassement à la périphérie de Chanouh et Halta, dans le caza de Hasbaya.

Pendant la nuit de mardi à mercredi, un drone de l’armée israélienne a largué une grenade assourdissante sur Haddatha, et l’armée israélienne a procédé à la destruction de maisons dans cette localité ainsi que celle de Tiri, des villages du caza de Bint Jbeil.

Mercredi, le Jihad islamique palestinien a annoncé la mort de l’un de ses membres, Hassan Khaled Abou Nasser, âgé de 25 ans, tué au Liban-Sud durant la guerre. Ses funérailles doivent avoir lieu dans la journée dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared, au Liban-Nord.


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