L'ancien chef du PSP, Walid Joumblatt. (Crédit : AFP)
Le leader druze et ancien chef du PSP Walid Joumblatt a de nouveau critiqué lundi « l'omission totale » de l'accord d'armistice de 1949 entre le Liban et Israël dans le texte de l'accord-cadre conclu entre les deux pays vendredi.
Signé le 23 mars 1949 à Ras Naqoura, dans le caza de Tyr, l'accord d'armistice avait été négocié sous l'égide de l'ONU à l'issue de la guerre israélo-arabe de 1948. Cet accord de cessez-le-feu établissait une ligne de démarcation entre les deux pays ainsi qu'un mécanisme de supervision de la trêve par l'ONU.
« Pour rappel, l’accord d’armistice constitue la pierre angulaire des relations entre l’État libanais et Israël, et il fait également partie intégrante de l’accord de Taëf », a écrit M. Joumblatt dans une publication sur X. « Il a été mentionné dans le discours d'investiture présidentielle et réaffirmé dans la déclaration ministérielle. Cependant, les principaux négociateurs - ainsi qu'un cercle restreint de conseillers au palais présidentiel de Baabda et certains spécialistes au Grand Sérail - ont choisi de l'ignorer, voire de l'omettre complètement », a-t-il regretté.
Samedi, M. Joumblatt avait écrit sur le même réseau social que « Ce qui frappe dans cet accord - tripartite dans la forme mais unilatéral dans le fond - c’est la mise à l'écart totale de l’accord d’armistice de 1949. » L’accord-cadre signé vendredi prévoit, entre autres mesures, le retrait des forces israéliennes de deux « zones pilotes » dans le sud du Liban occupé et leur remise à l’armée libanaise. Toutefois, le texte ne précise pas de calendrier pour le retrait israélien du Liban, et rend ce retrait conditionnel au désarmement du Hezbollah.


« L'OLJ » révèle les 14 points de l'accord-cadre entre le Liban et Israël