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Économie - Éclairage

La Banque du Liban met de l’ordre dans le marché du crédit, à défaut de le relancer

Trois circulaires récentes visent à encadrer une activité encore atone et profondément fragmentée.

La Banque du Liban met de l’ordre dans le marché du crédit, à défaut de le relancer

Dans un bureau de change au Liban, octobre 2023 (Joseph Eid / AFP)

Laure* et Marwan* se marient fin juin et préparent leur vie commune : un logement, une voiture, des meubles. Dans la même semaine, on leur propose 6 % pour un achat immobilier, plafonné à 100 000 dollars ; 7 à 10 % pour la voiture, à condition de l’hypothéquer ; 15,5 % pour un crédit à la consommation, mais ils sont chanceux : Laure, jeune publiciste, a obtenu ce taux grâce à son employeur, le marché tourne autour de 24 % sinon. Presque partout, un apport d’au moins 30 % est exigé.Serveur dans un restaurant bien établi à Beyrouth, payé 600 dollars par mois, Assaad, lui, ne trouve aucun crédit. Toujours logé chez ses parents à Damour, il ne peut même pas envisager de se marier : « Je ne peux pas me permettre de fréquenter une fille, je n’aurais rien à lui offrir. » Entre le jeune couple confronté à plusieurs taux élevés et le petit...
Laure* et Marwan* se marient fin juin et préparent leur vie commune : un logement, une voiture, des meubles. Dans la même semaine, on leur propose 6 % pour un achat immobilier, plafonné à 100 000 dollars ; 7 à 10 % pour la voiture, à condition de l’hypothéquer ; 15,5 % pour un crédit à la consommation, mais ils sont chanceux : Laure, jeune publiciste, a obtenu ce taux grâce à son employeur, le marché tourne autour de 24 % sinon. Presque partout, un apport d’au moins 30 % est exigé.Serveur dans un restaurant bien établi à Beyrouth, payé 600 dollars par mois, Assaad, lui, ne trouve aucun crédit. Toujours logé chez ses parents à Damour, il ne peut même pas envisager de se marier : « Je ne peux pas me permettre de fréquenter une fille, je n’aurais rien à lui offrir. » Entre le jeune couple confronté à...
commentaires (3)

A l'attention de M Dabaghian : Vous pouvez tromper des ignorants. Mais, un taux "flat" de 10 % sur 4 ans frise les 20 % en taux reel.....

Michel Trad

17 h 11, le 26 juin 2026

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Commentaires (3)

  • A l'attention de M Dabaghian : Vous pouvez tromper des ignorants. Mais, un taux "flat" de 10 % sur 4 ans frise les 20 % en taux reel.....

    Michel Trad

    17 h 11, le 26 juin 2026

  • On a assez entendu la rengaine de la necessaire "restructuration" du systeme bancaire. Tant que les voleurs des depots des Libanais, parmi lesquels la plupart des politichiens d'avant 2020 et des grands banquiers, n'auront pas ete punis, il n'y aura pas de confiance. Qu'ils ne pensent pas que l'effacement prevu des depots en Lollars par l'etat suffira pour reprendre le business as usual. La reddition des comptes se fera, d'une maniere ou de l'autre.

    Michel Trad

    09 h 15, le 26 juin 2026

  • Une précision concernant le passage citant CFC. Nos crédits automobiles sont aujourd’hui proposés jusqu’à 25 000 USD, à 7 % flat pour les véhicules neufs et de 7,85 % a 10% flat pour les véhicules d’occasion, soit des conditions très différentes des taux pouvant atteindre 25 % mentionnés dans l’article. Nous aurions eu grand plaisir à partager notre expérience de terrain avec la rédaction afin d’apporter cet éclairage aux lecteurs. Tony Dabbaghian CEO - CFC

    Tony Dabbaghian

    09 h 01, le 26 juin 2026

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