Illustration L'Orient-Le Jour

Cette semaine, certaines productions nous obligent à faire un pas en avant. Pour plonger dans une vie d’engagement, celle de Mona Khalil, « gardienne des tortues » tuée à Tyr ; pour lire deux histoires de retour à Beyrouth, si différentes et si semblables à la fois, ou pour s’installer à la table du podcast L’Orient-La Nuit, où l’on rit « à en pleurer » avec John Achkar ou Coffee Break.
Mais notre sélection vous permet aussi de prendre de la hauteur, car le Liban et le Moyen-Orient sont toujours en ébullition, pour le meilleur comme pour le pire.
Bonne lecture !


L’irrésistible ascension des voitures chinoises sur le marché libanais

Elles ne sont pas encore omniprésentes, mais elles ont clairement trouvé leur place sur les routes du pays. En moins de dix ans, les marques de l'empire du Milieu sont passées de moins de 1 % à plus de 20 % des véhicules neufs vendus au Liban, se débarrassant de leur réputation passée. Philippe Hage Boutros vous en parle.

Droite sur sa ligne orange, Mona Khalil vivait pour protéger la vie

Sur sa demeure en ruine flotte encore le drapeau libanais qu’elle y avait planté peu avant sa mort. Grièvement blessée à l’abdomen le 5 juin lors du bombardement israélien qui a détruit l’Orange House, l’activiste environnementale Mona Khalil s’est éteinte deux semaines plus tard à l’âge de 76 ans. Ainsi s’achève le parcours héroïque de la Jane Goodall des tortues marines, un parcours que vous raconte Fifi Abou Dib.

Bethany Kehdy, une cheffe libano-américaine qui raconte le monde dans une assiette

Bethany Kehdy est une passionnée du goût. Elle le clame haut et fort : elle ne mange que par plaisir. Mais ce que la libano-américaine préfère surtout, c'est raconter des histoires à travers les aliments. Dans ses plats aussi bien que dans ses ouvrages. Rencontre avec Nanette Ziade Ritter.

Le messianisme, l’arbre qui cache la forêt de la radicalisation israélienne

Le messianisme religieux a existé au sein du mouvement sioniste presque dès ses débuts. Longtemps peu influent, il commence à percer aux lendemains de la victoire israélienne de juin 1967 : un mouvement pour le « Grand Israël » surgit alors, et la mouvance voit peu à peu ses rangs grossir... jusqu'à s'enraciner pleinement dans la société israélienne. Découvrez le « grand angle » de Sylvain Cypel.

Hussein Fahmi à « L’OLJ » : Serions-nous vraiment arabes si nous n’étions pas mélancoliques ?

Monstre sacré du cinéma égyptien, celui que la presse occidentale a longtemps surnommé « l'Alain Delon oriental » – aujourd’hui président du Festival du film du Caire – revient en exclusivité pour L’Orient-Le Jour sur une existence faite de chefs-d’œuvre fondateurs et d’engagements libéraux. Propos recueillis par Karl Richa.

Retour chargé à Beyrouth, une chronique de Sabyl Ghoussoub

Cynthia n’était pas revenue à Beyrouth depuis deux ans. Le taxi qui est venu la chercher à l’aéroport file à toute vitesse sur l’autoroute qui mène vers le nord du pays. Dans l’autre sens, le trafic est bouché. Cynthia croise le regard de Safaa de l’autre côté de la route. Cette dernière, son mari et ses trois enfants ont quitté leur appartement de la banlieue de Beyrouth le 5 mars 2026 [...] Retrouvez la chronique de Sabyl Ghoussoub.

« Rire à en pleurer » : « L'Orient-La Nuit » avec John Achkar et Coffee Break

Au Liban, rire est une affaire sérieuse. À la fois refuge et arme, instinct et stratégie, le rire peut soulager autant qu’il dérange. Pour en parler dans un épisode de L'Orient-La Nuit, Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent trois poids lourds de la scène libanaise contemporaine. Une nuit pour se demander pourquoi nous rions, comment nous rions — et jusqu’où nous sommes prêts à aller pour continuer à rire de tout.

Le réalisateur libanais Élie Fahed, trois Lions à Cannes et mille histoires

Il est tout en émotion, en sensibilité et en talent. Le (trop) discret « réalisateur de mode » et plus, Élie Fahed, a raflé trois récompenses prestigieuses au Lions International Festival of Creativity 2025 pour « Recipe for a change ». L’or, l’argent et le bronze… L'occasion pour Carla Henoud de revenir sur son parcours pour le moins inspirant.
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