Des responsables américains accusent l'Iran d'avoir ouvert le feu sur un cargo dans le détroit d'Ormuz
L'Iran a tiré sur un navire de transport de marchandises qui avait signalé plus tôt dans la journée avoir été touché par un projectile alors qu'il tentait de traverser le détroit d'Ormuz, ont déclaré à Reuters deux responsables américains sous couvert d'anonymat.
Le navire a indiqué avoir été frappé sur son flanc tribord par un projectile à environ 7,5 milles nautiques (13,9 km) au sud-est de Dahit, localité côtière du Sultanat d'Oman, selon l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO.
L'armée israélienne annonce avoir tué six combattants du Hezbollah à Ali el-Taher et Zaoutar el-Charqiyé
L'armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir tué dans la journée six combattants du Hezbollah dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud.
Selon le texte, cinq combattants ont été repérés par des soldats de la brigade Golani opérant à Zaoutar el-Charqiyé, sous le commandement de la 36e division. Dans un incident distinct, l’armée israélienne a ajouté qu’un autre combattant armé du Hezbollah a été repéré sur les hauteurs de Ali el-Taher. L'armée de l'air israélienne a ensuite mené des frappes, tandis que les troupes au sol ont ouvert le feu, tuant les six combattants, selon le communiqué.
« Nous ne nous retirerons pas » : Netanyahu assure qu'Israël maintiendra ses forces au Liban-Sud
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans la « zone de sécurité » au Liban-Sud, rejetant les appels à un retrait et estimant que les récentes opérations menées contre l'Iran avaient considérablement renforcé la position stratégique d'Israël, rapporte la chaîne israélienne i24.
S'exprimant lors d'une cérémonie de remise de diplômes d'élèves officiers de l'armée israélienne, M. Netanyahu a déclaré qu’Israël « ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban-Sud », qu’il « continuera d'occuper les positions dominantes » et qu’il « y restera aussi longtemps que nécessaire pour garantir la sécurité » de l’État hébreu. Il a également ajouté que les opérations militaires menée par Tel-Aviv contre l'Iran avaient permis « d'éliminer une menace immédiate », de « modifier notre réalité stratégique » et de « briser le mur de la peur ».
« Nous ne nous retirerons pas » : Netanyahu assure qu'Israël maintiendra ses forces au Liban-Sud
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé qu'Israël maintiendrait sa présence militaire dans la « zone de sécurité » au Liban-Sud, rejetant les appels à un retrait et estimant que les récentes opérations menées contre l'Iran avaient considérablement renforcé la position stratégique d'Israël, rapporte la chaîne israélienne i24.
S'exprimant lors d'une cérémonie de remise de diplômes d'élèves officiers de l'armée israélienne, M. Netanyahu a déclaré qu’Israël « ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban-Sud », qu’il « continuera d'occuper les positions dominantes » et qu’il « y restera aussi longtemps que nécessaire pour garantir la sécurité » de l’État hébreu. Il a également ajouté que les opérations militaires menée par Tel-Aviv contre l'Iran avaient permis « d'éliminer une menace immédiate », de « modifier notre réalité stratégique » et de « briser le mur de la peur ».
Liban: La France et l'Italie veulent mettre en place une « coalition » multinationale pour succéder à la Finul
La France et l'Italie veulent mettre en place une « coalition » multinationale à la fin du mandat de la force onusienne de la Finul en décembre pour renforcer la « souveraineté au Liban », ont annoncé Emmanuel Macron et Giorgia Meloni lors d'un sommet à Antibes.
« Nous voulons lancer une coalition sur le dispositif post-Finul, évidemment en coordination avec l'Union européenne et les Nations unies, pour renforcer la souveraineté du Liban et de ses forces armées et empêcher que son territoire ne devienne le point d'appui d'une escalade régionale », a déclaré le président français. « L'Italie et la France peuvent absolument faire la différence. (...) Il est nécessaire, de notre point de vue, de garantir une présence internationale qui évite un vide sécuritaire extrêmement dangereux », a renchéri la Première ministre italienne.
Liban-Israël : les pays du Golfe et les US appellent à préserver les négociations « sans les lier à d’autres conflits »
Les participants à la réunion ministérielle du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et des États-Unis, tenue jeudi à Manama, ont souligné dans un communiqué conjoint l’importance de « préserver le processus de négociation au Liban et de ne pas le lier à d’autres conflits ».
Ils ont également insisté sur la nécessité du « désarmement complet des groupes non étatiques au Liban » et du rétablissement du monopole de l’État libanais sur la force, tout en mettant en avant l’importance du soutien aux Forces armées libanaises pour atteindre cet objectif.
Les ministres ont réaffirmé leur engagement total en faveur de la « souveraineté, de la sécurité, de la stabilité et de l’intégrité territoriale du Liban ». Ils ont par ailleurs salué « les négociations bilatérales en cours entre Israël et le Liban, sous parrainage américain, visant à créer les conditions nécessaires à la conclusion d’un accord de paix et de sécurité durable entre les deux pays ».
Ils ont également salué la mise en place d’« une approche pragmatique permettant de rétablir la sécurité, de renforcer l’autorité de l’État libanais et de délimiter des frontières permanentes », soulignant que « la pleine souveraineté du Liban ne peut être réalisée tant que des groupes armés non étatiques conservent des capacités militaires en dehors de l’autorité de l’État ».
Le communiqué salue en outre la signature du mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, tout en soulignant l’importance de la médiation menée par le Pakistan et le Qatar. Il insiste enfin sur le fait que la réouverture du détroit d’Ormuz et la liberté de navigation sans entrave sont « essentielles à la sécurité de la région et du monde ».
Katz répète qu’Israël ne se retirera pas de la « zone de sécurité » au Liban « malgré les pressions »
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé qu’Israël s’opposait à tout retrait de la « zone de sécurité » au Liban, « malgré les pressions » exercées en ce sens. Il a ajouté que l’armée israélienne resterait dans les « zones de sécurité » au Liban, en Syrie et à Gaza « aussi longtemps que nécessaire ».
Netanyahu affirme qu’Israël maintiendra sa « zone de sécurité » au Liban « aussi longtemps que nécessaire »
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a réaffirmé qu’Israël maintiendra sa « zone de sécurité » dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire », selon des propos relayés par le porte-parole du gouvernement israélien, David Mencer.
Selon M. Netanyahu, cette zone vise à empêcher le Hezbollah d’« envahir la Galilée ». Il a ajouté que l’armée israélienne « poursuit la destruction des infrastructures souterraines du Hezbollah » et que les attaques du Hezbollah rappellent pourquoi « Israël maintiendra la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire ».
« Nous ne retirerons pas nos forces du sud du Liban tant que le Hezbollah restera une menace, ne sera pas désarmé », a aussi souligné David Mencer. « Nous nous sommes déjà retrouvés dans cette situation en 2024 », a-t-il rappelé, ajoutant que « le Hezbollah devait être désarmé. Il ne l'a pas été ».
Riyad et Washington discutent du dossier libanais
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a annoncé que le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, et son homologue américain, Marco Rubio, ont discuté de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que de la situation à Gaza et au Liban. Le ministère a également indiqué que le chef de la diplomatie saoudienne s’était entretenu avec son homologue omanais, Badr al-Boussaïdi, au sujet de l’accord entre Washington et Téhéran et des moyens de réduire les tensions dans la région.
Le ministère de la Santé enregistre 19 décès supplémentaires ces dernières 24h
Le ministère de la Santé a annoncé dans son bilan quotidien que 19 décès supplémentaires avaient été enregistrés au cours des dernières 24 heures, plusieurs blessés ayant succombé à des blessures subies lors de précédentes frappes israéliennes. Le bilan depuis la reprise de la guerre, le 2 mars, s’élève ainsi à 4 230 morts et 12 179 blessés. Ce bilan n’inclut pas les trois morts de la frappe de drone israélienne contre une voiture dans la région de Nabatiyé.
Un char israélien tire en direction de Bouyout el-Sayyad
Un char de l’armée israélienne a avancé et ouvert le feu à la mitrailleuse en direction de Bouyout el-Sayyad, dans le caza de Tyr.
Nabatiyé : le bilan de la frappe israélienne de drone passe à trois morts
Le bilan de la frappe israélienne de drone ayant visé plus tôt une voiture circulant entre Zaoutar et Meyfadoun, dans le caza de Nabatiyé, s’est alourdi à trois morts et un blessé, le troisième décès ayant été enregistré après que l’une des victimes a succombé à ses blessures, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Deux morts dans la frappe israélienne de drone sur une voiture dans le caza de Nabatiyé
La frappe israélienne de drone ayant visé plus tôt une voiture circulant entre Zaoutar et Meyfadoun, dans le caza de Nabatiyé, a fait deux morts et deux blessés, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, citant une source médicale.
Rubio évoque des avancées dans les pourparlers entre Israël et le Liban
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en tournée dans le Golfe, a évoqué des avancées dans les pourparlers à Washington entre le Liban et Israël, en conflit depuis début mars avec le Hezbollah pro-iranien, rapporte l'AFP.
« Je pense que nous sommes très près d'obtenir un engagement d'intention de la part des deux pays », a-t-il déclaré aux journalistes lors d'une visite à Bahreïn.
A Aïn Arab, l’armée israélienne toujours présente ; des feux observés dans le village
L’armée israélienne est toujours présente à l’intérieur du village frontalier de Aïn Arab (caza de Marjeyoun) dans le secteur est, après avoir adressé des menaces à ses habitants, les poussant à l’exode mercredi, rapporte le mokhtar de la localité Othman al-Ahmad à notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Selon l’élu, des véhicules militaires israéliens circulent au quotidien dans la localité, matin et après-midi. « Cinq véhicules israéliens ont été observés aujourd’hui parcourant les rues du village », a-t-il précisé.
Un incendie s’est de plus déclaré au coeur du village, accompagné d’une importante fumée, a indiqué le mokhtar, sans pouvoir déterminer l’origine du feu, s’il s’agissait de la mise à feu de maisons ou autre.
Mercredi, près de 57 familles résidentes de Aïn Arab ont été contraintes, au lendemain de leur retour, de quitter à nouveau leur domicile sur ordre de l’armée israélienne. Othman al-Ahmad, joint par notre correspondant Mountasser Abdallah, avait alors indiqué qu’une patrouille de l’armée israélienne, composée de véhicules et d'un bulldozer, était entrée pour ordonner aux résidents tout juste revenus de rebrousser chemin, sous menace de démolir leurs maisons.
Une voiture visée par un drone de l'armée israélienne entre Zaoutar et Meyfadoun : quatre blessés graves
Un drone de l'armée israélienne a lancé un missile sur une voiture à proximité entre Zaoutar et Meyfadoun, dans le caza de Nabatiyé, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Des ambulances se sont rendues sur place et les premières informations font état de quatre blessés graves.
C'est dans la région de Nabatiyé que se concentrent principalement les attaques israéliennes depuis l'entrée en vigueur, samedi dernier d'un cessez-le-feu précaire entre le Hezbollah et les Israéliens. L'armée israélienne y a tué quatre personnes, deux mardi et deux mercredi, dans des raids dénoncés comme des « violations flagrantes du cessez-le-feu » par le mouvement chiite.
Qaani : Israël doit se retirer du territoire libanais volontairement, ou être contraint de se retirer dans la défaite
Le commandant de la Force Al-Quds des gardiens de la révolution iraniens, Esmaïl Qaani, a lancé qu’Israël devait se retirer de l’ensemble du territoire libanais, dont une zone de plus de 620 km2 est occupée le long de la frontière « de son propre gré » sinon il en sera chassé militairement, selon des médias d'Etat iraniens cités par Reuters. « Israël doit quitter l’intégralité du territoire libanais de son plein gré, sinon il sera contraint de fuir sous l’effet de la défaite », a déclaré M. Qaani.
Téhéran a fait du dossier libanais un des points centraux de ses négociations avec les Etats-Unis, alors que le Liban et Israël mènent leurs propres pourparlers directs, sous égide américaine. Le 17 juin, les États-Unis et l’Iran ont signé un protocole d'accord mettant fin aux hostilités sur tous les fronts dans la région, y compris au Liban. Ce texte souligne que les deux parties « se sont engagées à garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban. » La question du retrait israélien est également au cœur des discussions à Washington, et notamment la proposition de la création de « zones pilotes » dont se retireraient les Israéliens contre un déploiement de l'armée libanaise.
La déclaration de M. Qaani intervient après un imbroglio sur un premier retrait israélien du Sud, annoncé par un responsable au sein du département d'Etat américain mais démenti par des responsables israéliens et libanais.
Oman affirme qu'aucun « frais de passage » n'est prévu dans les futurs arrangements sur Ormuz
Oman a affirmé qu'aucun « frais de transit » ne sera imposé dans le détroit d'Ormuz, après avoir dit étudier avec l'Iran les « coûts » qui pourraient être facturés pour des services liés à l'administration de ce passage stratégique.
Son chef de la diplomatie, Badr al-Busaidi, a déclaré dans un communiqué « que les futures arrangements relatifs au détroit n'impliquent pas l'imposition de frais de transit ». Ces propos ont été tenus lors d'une réunion à Manama des ministres des Affaires étrangères du Golfe avec leur homologue américain, Marco Rubio, qui a réitéré le refus catégorique de Washington pour la mise en place de péages ou de frais, craignant un « chaos total ».
Des responsables israéliens démentent tout retrait de la « zone tampon » au Liban-Sud
Des responsables israéliens contactés par le Haaretz ont démenti l'annonce faite peu avant d'un responsable du département d'État américain selon lesquelles Israël aurait retiré une partie de ses forces de la « zone tampon » occupée dans le sud du Liban, dans un geste de « bonne volonté » envers le gouvernement libanais.
Un haut responsable israélien a rejeté cette information, tandis qu'une source au sein de l'armée israélienne a affirmé ne pas avoir connaissance d'un tel mouvement. « Je ne suis au courant de rien de tel », a affirmé cette source, ajoutant que « de fait, nous ne nous sommes retirés d'aucun endroit jusqu'à présent ».
Des sources sécuritaires libanaises ont, elles, indiqué à plusieurs médias qu'aucun retrait n'avait été observé.
Israël s'est retiré d'une partie du territoire libanais, annonce un responsable du Département d'Etat américain ; pas de connaissance d'un tel retrait, selon une source sécuritaire libanaise
Un responsable du Département d’État américain a annoncé qu’Israël s’était retiré d’une partie du territoire qu'il occupe dans le sud du Liban, ajoutant que l’armée libanaise devrait désormais « prendre le relais », rapporte Reuters. « Israël a déjà pris une mesure concrète en se retirant d’une partie de sa +zone tampon+. Il s’agit d’une démonstration importante de bonne foi envers le gouvernement légitime du Liban », a ajouté ce responsable, sous couvert de l'anonymat. Il n’a pas précisé l’étendue des territoires desquels Israël s’est retiré, ni les zones exactes concernées par ce repli.
Israël n'a pas immédiatement commenté cette annonce, et un haut responsable sécuritaire libanais a souligné pour sa part ne pas avoir connaissance d’un quelconque retrait des troupes israéliennes de « cette soi-disant zone tampon ». Cette dernière, établie unilatéralement par Israël qui empêche tout retour des habitants déplacés, s'étend sur environ 620 km2. Des dizaines de villages y ont été systématiquement démolis par l'armée israélienne.
L'annonce du département d'Etat intervient alors qu'Israël et le Liban sont engagés dans des discussions directes à Washington, avec les Etats-Unis pour médiateur. Ces négociations visent notamment à mettre fin aux combats entre Israël et le Hezbollah et élaborer un cadre pour le retrait israélien du territoire libanais occupé.
L'armée libanaise doit « désormais intervenir et procéder de manière vérifiable au démantèlement des armes et infrastructures terroristes » du Hezbollah, selon le responsable américain. « Ce modèle sera reproduit dans tout le sud du Liban, permettant le retour sécurisé des familles déplacées, la reconstruction du sud et le rétablissement de la pleine souveraineté libanaise », a-t-il poursuivi.
Le chef du Centcom en tournée en Israël et dans d'autres pays du Moyen-Orient
Le plus haut commandant du Pentagone pour le Moyen-Orient, l’amiral de la marine américaine Brad Cooper, se rend aujourd’hui en Israël et dans plusieurs autres pays de la région alliés des États-Unis, alors que l’administration Trump cherche à consolider le cessez-le-feu actuellement en vigueur avec l’Iran, dans l’espoir de reprendre la semaine prochaine des négociations diplomatiques visant à mettre fin définitivement à la guerre, rapporte Al-Monitor, un média américain sur le Moyen-Orient.
L’arrivée en Israël de l’amiral de la marine américaine Brad Cooper, qui dirige le Commandement central des Etats-Unis (CENTCOM), intervient dans le sillage d’une tournée effectuée cette semaine dans plusieurs pays arabes du Golfe par le principal diplomate de Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio. Le Centcom n’a pas publié de communiqué sur la question.
Les Etats-unis veulent un accord avec l'Iran mais pas à « n'importe quel prix », affirme Rubio
Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio a affirmé que les Etats-Unis veulent un accord avec l’Iran, mais pas à « n’importe quel prix », a indiqué l’AFP. Le chef de la diplomatie américaine qui se trouve à Bahrein dans le cadre d’une tournée destinée à rassurer les pays du Golfe sur la volonté de protéger leurs intérêts dans les discussions avec l’Iran, a assuré que « l’accord avec l'Iran ne compromettra pas la sécurité dans les pays du Golfe ». Il a averti que la mise en place de péages à Ormuz pourrait « se propager » à d'autres passages maritimes.
Imposer une nouvelle réalité géopolitique aux Etats du Golfe n’apportera pas la stabilité, alerte le conseiller diplomatique du président émirati
Le conseiller diplomatique du président des Émirats arabes unis, Anwar Gargash, a estimé qu’imposer une nouvelle réalité géopolitique aux États du Golfe à la suite d’une « agression perfide contre eux » n’apporterait « pas la stabilité ». Il a précisé que cette position « s’applique précisément au détroit d’Ormuz ».
« Il est impossible de consacrer de nouveaux faits géopolitiques aux pays du Golfe arabe à la suite d'une agression perfide contre eux. Imposer un état de fait issu de l'agression ne fonde pas la stabilité, mais sème de nouvelles graines de discorde et de conflit pour l’avenir. Et c'est précisément ce qui s'applique au détroit d’Ormuz, a-t-il souligné sur X.
L'Iran met en garde contre toute traversée d'Ormuz sans son autorisation
Les gardiens de la révolution ont mis en garde contre toute traversée du détroit d'Ormuz sans leur autorisation et menacé les navires ne s'y conformant pas de « mesures appropriées ». L'avenir du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour le commerce et de facto verrouillé par l'Iran pendant la guerre, reste un contentieux dans les pourparlers entre Téhéran et Washington.
L'Iran réfléchit à l'imposition de « droits de redevance », qui n'existaient pas avant la guerre, tandis que les Etats-Unis s'y opposent arguant qu'il s'agit d'une « voie navigable internationale », bien que les eaux du détroit bordent les côtes iraniennes et celles du sultanat d'Oman. « Le seul itinéraire autorisé pour le passage par le détroit d'Ormuz est celui annoncé par la République islamique d'Iran », ont déclaré les gardiens de la révolution. Toute traversée sans autorisation de l'Iran est « inacceptable et dangereux » et fera l'objet de « mesures appropriées », ont-ils averti dans un communiqué qui fustige « l'annonce par certaines autorités d'un nouvel itinéraire maritime ». Ormuz est une étroite voie navigable d'une trentaine de kilomètres qui sépare l'Iran et Oman. Le seul passage autorisé par l'Iran se fait dans un couloir qui longe ses côtes.
Le protocole d'accord conclu entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre prévoit que le passage des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz se fasse sans frais « pendant 60 jours uniquement ». Le texte ajoute que « la République islamique d'Iran prendra des dispositions, en déployant ses meilleurs efforts, pour assurer la sécurité du passage des navires commerciaux ». L'Iran et Oman ont fait savoir mardi qu'ils allaient étudier les « coûts » qui pourraient être facturés pour des services liés à l'administration du détroit. Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, en visite dans les pays voisins du Golfe, a réaffirmé mardi que Washington n'acceptera pas de péage ou redevances sur le détroit d'Ormuz.
Calme précaire au Liban-Sud ce matin
Un calme précaire continue de régner au Liban-Sud ce matin après le cessez-le-feu entré en vigueur samedi dernier au soir.
La nuit a été calme, malgré quelques violations israéliennes limitées, notamment des tirs d’artillerie aux abords de localités frontalières, rapporte notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah.
Le Hezbollah accuse Israël de « violation du cessez-le-feu », après une frappe de drone meurtrière sur Kfarremmane mercredi
Après que l'armée israélienne a tué deux personnes mercredi après-midi dans une frappe de drone sur Kfarremmane, dans le caza de Nabatiyé, le Hezbollah a dénoncé une nouvelle violation « flagrante » du cessez-le-feu.
« Pour la deuxième fois en moins de 48 heures, l'armée israélienne a délibérément pris pour cible des civils libanais qui inspectaient leur maison dans la région de Doha Kfarremmane » (caza de Nabatiyé), a condamné le mouvement dans un bref communiqué publié dans la nuit. Cela constitue une « violation flagrante du cessez-le-feu auquel la résistance s'est conformé », ajoute-t-il.
Outre les deux hommes tués hier à Kfarremmane, identifiés comme Ahmad et Mahmoud Asseily, deux autres personnes avaient été tuées mardi à Nabatiyé el-Faouqa, dans la même région.
L'armée israélienne annonce la mort d'un de ses soldats dans un accident de la route dans le sud du Liban
L'armé israélienne a annoncé la mort d'un de ses soldats, membre de la brigade Golani, dans le sud du Liban, tué dans un accident de la route. Le « sergent-chef Bassel Soueid, 32 ans », était chauffeur, a-t-elle précisé.
Selon des informations de la radio de l'armée israélienne, l'accident a eu lieu dans la nuit, au niveau de Rebb Talatine, village du caza de Marjeyoun situé dans le secteur est de la bande frontalière occupée par Israël.
Au total, 37 soldats et un contractuel israéliens ont été tués dans le sud du Liban.
Une « déclaration d'intention » devrait être publiée jeudi, à l'issue du cycle de négociations Liban-Israël, selon Issa
L'ambassadeur américain Michel Issa a indiqué mercredi soir au micro d'un reporter de la chaîne télévisée « Al-Jadeed », après la deuxième journée de négociations à Washington, que l'ambiance de ces discussions est « bonne » et qu'il s'attend à la publication d'une « déclaration d'intention » entre les deux pays à l'issue du cycle de pourparlers, ce soir.
« L'ambiance est bonne », a lancé M. Issa, disant attendre de nouveaux développements jeudi. « Je pense que tout va bien se finir », avec « en principe » la « sélection des zones pilotes et la publication d'une déclaration d'intention », a-t-il souligné. M. Issa avait, pendant la réunion, fait état d'un « blocage » entre les délégations israélienne et libanaise concernant ces « zones pilotes ».
Interrogé sur un éventuel retrait israélien du Sud, l'ambassadeur américain a encore estimé que cela « finira par arriver, mais pas demain. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait déclaré mercredi qu'Israël ne se retirerait pas du Sud « tant qu'il est Premier ministre ».
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban et au Moyen-Orient, au cours de laquelle doit se terminer un nouveau cycle de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington sous médiation américaine, ainsi que par les développements dans le détroit d'Ormuz liés aux différends entre les Etats-Unis et l'Iran.
Les discussions à Washington s'accompagnent d'un calme qui semble se maintenir au Liban-Sud, malgré des violations sporadiques du cessez-le-feu signalées depuis son entrée en vigueur.
Retrouvez ici notre direct de mercredi.
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