Le président syrien Ahmad el-Chareh arrive au Palais du Peuple à Damas le 12 mai 2026 pour assister à la deuxième journée du premier Forum d'investissement syro-émirati. Photo LOUAI BESHARA / AFP
Le président syrien Ahmad al-Chareh a reçu une invitation pour se rendre prochainement aux Etats-Unis, où il avait déjà été reçu en novembre par Donald Trump, a indiqué une source diplomatique jeudi à l'AFP.
Cette invitation intervient alors que le président américain a fait état récemment de la disposition de la Syrie à intervenir contre le Hezbollah pro-iranien au Liban. « le président Chareh a reçu une invitation pour se rendre le 14 juin aux Etats-Unis », a indiqué cette source qui a requis l'anonymat, sans confirmer la visite.
La date est celle du 80ème anniversaire du président américain, qui prévoit d'organiser un tournoi d'arts martiaux mixtes (MMA) sur les pelouses de la Maison Blanche pour l'occasion.
L'ancien jihadiste qui a pris le pouvoir en Syrie en décembre 2024 avait été reçu le 10 novembre 2025 par Donald Trump, qui avait alors qualifié d'historique sa visite, la première d'un président syrien à la Maison Blanche depuis l'indépendance du pays en 1946.
Depuis la destitution en 2024 de Bachar el-Assad, les nouvelles autorités se rapprochent progressivement des États-Unis et ont rejoint la coalition antijihadiste dirigée par Washington. Les Etats-Unis ont pour leur part levé les sanctions imposées à la Syrie sous Bachar el-Assad.
Le président Trump avait affirmé lors d'une interview le 7 juin à NBC que le président syrien était prêt à aider à affaiblir le Hezbollah, contre lequel Israël mène une campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre. « J’aimerais voir une attaque plus chirurgicale contre le Hezbollah (..) Et nous pouvons les aider avec ça, ou nous pouvons recommander la Syrie », avait-il dit. « La Syrie (..) a un dirigeant qui a vraiment fait du bon travail en très peu de temps. Et il serait ravi d'apporter son aide », avait-il ajouté.
Selon un diplomate qui a requis l'anonymat, la Syrie est sous pression des Etats-Unis depuis le début de la guerre entre Israël et le Liban le 2 mars pour intervenir contre la formation pro-iranienne dans le pays voisin, avec lequel elle partage une longue frontière terrestre.


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