Le commandant de l’armée, le général Rodolphe Haykal, et son homologue pakistanais, le maréchal Syed Asim Munir. Photo diffusée par l'armée libanaise.
Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a achevé une visite officielle au Pakistan, effectuée du 6 au 9 juin 2026, à l’invitation de son homologue pakistanais, le Maréchal Syed Asim Munir, chef d’état-major de l’armée pakistanaise et commandant des forces de défense, a annoncé mercredi l’armée libanaise.
Selon un communiqué de l’institution militaire, le général Haykal a été reçu lors d’une cérémonie d’honneur organisée au quartier général des forces armées pakistanaises. Avec le Maréchal Asim Munir, il a échangé sur les « développements régionaux et questions d’intérêt commun, notamment la sécurité et la défense ».
Le Maréchal Asim Munir a mis en avant « l’importance des relations historiques entre les deux pays », tandis que le général Haykal a salué « le professionnalisme de l’armée pakistanaise, son rôle dans le renforcement de la sécurité et de la stabilité régionales, ainsi que ses efforts dans le maintien de la paix internationale ».
Une réunion élargie, réunissant des officiers des deux armées, a ensuite permis d’examiner les pistes de renforcement de la coopération bilatérale, en particulier dans le domaine de la formation militaire, ainsi que le soutien à l’armée libanaise face aux défis actuels.
Le commandant en chef de l’armée a également visité plusieurs installations et entreprises de l’industrie militaire pakistanaise, où il s’est informé des capacités technologiques et industrielles du secteur, ainsi que des perspectives de coopération future entre les deux pays.
Le Pakistan poursuit des efforts de médiation entre les États-Unis et l’Iran pour consolider le cessez-le-feu. Téhéran insiste pour que la question libanaise soit intégrée à tout accord global, estimant que les développements au Liban ne peuvent être dissociés du dossier régional. Le Liban, lui, a engagé des négociations directes avec Israël, dans un cadre distinct. Pour certains, cette visite du général Haykal est un signe supplémentaire du lien entre le dossier libanais et le processus dit d’Islamabad. Mais des sources proches de l’armée assurent qu’un tel déplacement n’aurait pu se faire sans feu vert américain, soulignant que le commandant en chef n’entend pas s’écarter de la ligne de Washington, principal soutien de l’armée libanaise.


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