Une femme passe devant une banderole portant les images du défunt fondateur de la Révolution islamique, le leader suprême Ayatollah Ruhollah Khomeini (à gauche), du défunt leader suprême iranien Ali Khamenei et de son fils, l'actuel leader suprême Mojtaba Khamenei (à droite), érigée le long d'une rue à la place Vanak à Téhéran, le 10 juin 2026. Photo ATTA KENARE / AFP
Donald Trump a affirmé mercredi qu'il allait « attaquer très durement » l'Iran, y compris potentiellement en visant des centrales électriques ou des ponts, et dénoncé les « tergiversations » de Téhéran concernant un accord.
« On va les attaquer, les attaquer très durement », a déclaré le président américain à la presse dans le Bureau ovale, ajoutant que ce serait dès « aujourd'hui » (mercredi). « On verra bien ce qui va se passer, mais on les a frappés durement hier, et on va les frapper durement aujourd'hui, (...) au cas où vous n'allumeriez pas votre télé », a-t-il dit. Il a précisé être en droit de le faire après la destruction lundi d'un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.
L'Iran a revendiqué des attaques contre des bases américaines à Bahreïn et en Jordanie en réponse à des frappes américaines sur son sol, elles-mêmes déclenchées par l'attaque de l'hélicoptère.
Ces frappes américaines en représailles à l'attaque de l'hélicoptère - qui survolait le détroit d'Ormuz, toujours verrouillé par l'Iran - ont notamment ciblé dans la nuit de mardi à mercredi les villes de Jask et Sirik et l'île de Qeshm, sur la côte sud de l'Iran. « On était vraiment sur le point de conclure un accord, mais ils n'arrêtent pas de nous mener en bateau, ils se moquent de nous », a poursuivi Donald Trump. « Tout a été négocié. Nous avons un accord entièrement négocié, mais ils tergiversent sans cesse », a ajouté le dirigeant républicain.
Plus tôt, il avait estimé que les Iraniens avaient « mis trop de temps à négocier un accord qui aurait été excellent pour eux », ajoutant qu'ils allaient « devoir en payer le prix ». « L'armée iranienne est un chaos complet et total. Une bonne partie, comme leur marine et leur armée de l'air, n'existe même plus – elles ont été totalement vaincues », avait écrit le président américain sur son réseau Truth Social. « L'Iran, c'est beaucoup de paroles et aucune action. Le tyran du Moyen-Orient est MORT !!! »
Donald Trump a aussi affirmé à Fox News qu'il envisageait de plus en plus de mener des frappes contre des centrales électriques et des ponts iraniens. Interrogé à ce sujet à la Maison Blanche par un journaliste de l'AFP, il a répondu: « Je ne vais pas vous le dire mais je peux le faire ».
Le président américain multiplie les déclarations contradictoires, se montrant tantôt optimiste, tantôt va-t-en-guerre. Donald Trump affirmait encore mardi que la diplomatie américaine menait les « derniers efforts » en vue d'un accord avec Téhéran, évoquant un délai de « deux à trois jours » pour sa conclusion. Il a par ailleurs affirmé, dans un autre message mercredi, que le blocus américain des ports iraniens était « le plus réussi » de l'histoire, allant selon lui jusqu'à empêcher Téhéran de payer la solde de ses militaires.
Peu après les propos de M. Trump à la Maison Blanche, l'armée américaine a annoncé qu'un de ses avions de combat avait mis hors service un pétrolier dans le Golfe d'Oman qui tentait d'apporter du pétrole en Iran malgré le blocus imposé par les Etats-Unis.


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