Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Aoun : « Il n’est pas possible de vivre en dehors de l’État » et « notre arme est notre unité »


Aoun : « Il n’est pas possible de vivre en dehors de l’État » et « notre arme est notre unité »

Le président de la République, Joseph Aoun, recevant à Baabda le cheikh Akl de la communauté druze, Sami Abi el-Mona, à la tête d’une délégation de responsables religieux, le 10 juin 2026. Photo X/présidence libanaise

Le président de la République, Joseph Aoun, a reçu mercredi à Baabda le cheikh Akl de la communauté druze, Sami Abi el-Mona, à la tête d’une délégation de responsables religieux, et a réaffirmé son adhésion aux conclusions du sommet spirituel tenu plus tôt en juin.

À cette occasion, le chef de l’État a estimé qu’« il est impossible de vivre en dehors du cadre de l’État », ajoutant que tout autre choix équivaut à un « péché ». Il a insisté sur le fait que l’unité nationale constitue la véritable force du Liban, affirmant : « Notre arme n’est pas l’arme traditionnelle, mais notre unité ».

Joseph Aoun a souligné que le sommet spirituel représente « une réponse à ceux qui laissent entendre qu’il existe un conflit entre les religions et les confessions au Liban », estimant que ces insinuations sont infondées et ne se concrétiseront pas. Il a appelé à ériger « un rempart infranchissable » contre le sectarisme et les divisions confessionnelles, rappelant que « nul ne peut se réclamer du patriotisme tout en s’en prenant à son frère dans la patrie ». Le président de la République répondait ainsi implicitement aux discours du Hezbollah, qui continue de défendre la légitimité de la « résistance » armée et avertit que toute remise en cause de celle-ci pourrait entraîner une grave explosion interne.

Le président de la République a également affirmé que « si une partie du Liban est attaquée, c’est tout le pays qui est attaqué », soulignant qu’aucune région ne peut être dissociée de l’ensemble national. Il a précisé que les priorités de l’État restent la fin des agressions, le retrait d’Israël, le retour des déplacés et des prisonniers, le déploiement exclusif de l’armée au Sud et la reconstruction. Estimant que « l’objectif est unique mais la méthode différente », il a plaidé pour la poursuite des négociations avec Israël, rappelant que « l’expérience de la guerre ne nous a pas permis d’atteindre notre objectif » et demandant :« Pourquoi ne pas donner une chance aux négociations pour voir ce qu’elles peuvent accomplir ».

De son côté, le cheikh Akl Sami Abi el-Mona a estimé que « l'unité nationale reste la véritable source de force du Liban, et que la protection de la paix civile et la consolidation du partenariat national entre toutes les composantes libanaises constituent la garantie fondamentale pour traverser cette période difficile ». Réunis au début du mois à Beyrouth à l’initiative du cheikh Abi el-Mona, les responsables religieux musulmans et chrétiens avaient lancé un appel à l’unité nationale.

Le président libanais s'est dit par ailleurs « en parfait accord » avec le président de la Chambre des députés Nabih Berry et le Premier ministre Nawaf Salam. « S'il y a des divergences d'opinion, c'est tout à fait normal, mais la communication est bonne et notre objectif à tous est l'intérêt général. La relation qui nous unit est plus qu'excellente », a-t-il assuré. Mercredi également, l’ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa, a été reçu à Aïn el-Tiné par M. Berry, et a affirmé à l'issue de la rencontre : « Ce que j’ai entendu du président Berry ne s’éloigne pas des positions des présidents Aoun et Salam. »

Le 2 mars dernier, le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre en soutien à l’Iran, après des attaques menées par les États-Unis et Israël. Les frappes israéliennes ont depuis fait 3 666 morts, selon le dernier bilan des autorités libanaises. Israël occupe toujours une partie du sud du Liban, le long de la frontière, et a avancé plus en profondeur sur le territoire libanais comme jamais au cours des près de 30 dernières années depuis le début de ce nouveau conflit. Un accord de cessez-le-feu avait été conclu à l’issue du quatrième round de négociations entre le Liban et Israël à Washington, les 2 et 3 juin derniers. Le président de la Chambre, ainsi que son allié le Hezbollah, ont rejeté cet accord, le qualifiant « d’injuste ». Le parti chiite est fermement opposé au principe de négociations directes avec l’État hébreu, et a fustigé à plusieurs reprises le président Aoun. Les délégations des deux pays doivent se retrouver à nouveau le 22 juin.

Le président de la République, Joseph Aoun, a reçu mercredi à Baabda le cheikh Akl de la communauté druze, Sami Abi el-Mona, à la tête d’une délégation de responsables religieux, et a réaffirmé son adhésion aux conclusions du sommet spirituel tenu plus tôt en juin. À cette occasion, le chef de l’État a estimé qu’« il est impossible de vivre en dehors du cadre de l’État », ajoutant que tout autre choix équivaut à un « péché ». Il a insisté sur le fait que l’unité nationale constitue la véritable force du Liban, affirmant : « Notre arme n’est pas l’arme traditionnelle, mais notre unité ».Joseph Aoun a souligné que le sommet spirituel représente « une réponse à ceux qui laissent entendre qu’il existe un conflit entre les religions et les confessions au Liban », estimant que ces...