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Dernières Infos - guerre au moyen-orient

Les hostilités entre l'Iran et Israël suspendues, les menaces persistent


Deux hommes examinent un obus tombé et à demi enfoui dans le sol à la périphérie de Jéricho, le 8 juin 2026, à la suite d'attaques menées par l'Iran et les rebelles houthis soutenus par ce dernier. Israël et l'Iran ont échangé des tirs le 8 juin, mettant à rude épreuve une trêve fragile et compromettant les espoirs d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Photo Ahmad GHARABLI / AFP

Les hostilités entre l'Iran et Israël se sont interrompues lundi, après des frappes réciproques pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois, chaque camp menaçant néanmoins l'autre de représailles en cas de nouvelle attaque.

L'Iran avait d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, à la suite d'un message du président américain, Donald Trump, exhortant les deux pays à cesser « immédiatement » les hostilités.

« A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé », a ensuite confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'un possible retour au calme, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un « retour à la normale » de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran et Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Depuis dimanche soir, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé « la cessation de l'opération », qualifiée de « sévère riposte » à Israël. Mais, a-t-il prévenu, « en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises ».

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran a « rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain. »


- Quatorze tués au Liban -


Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait « avec force » à toute nouvelle attaque iranienne.

Celui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain lui a aussi dit, « avec respect », qu'Israël exercerait son droit à se défendre « chaque fois que nécessaire ».

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays « continuera(it) d'agir » contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés « en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban », et qu'un projectile supplémentaire était « tombé à proximité des troupes » sans faire de blessé.


- Espace aérien rouvert -


Donald Trump, qui cherche une sortie à un conflit très impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, n'a pas caché ces derniers jours ses désaccords avec Benjamin Netanyahu.

Il a indiqué l'avoir appelé au téléphone lundi pour demander une cessation des hostilités. « Israël et l'Iran doivent immédiatement arrêter de +tirer+ », a-t-il exigé.

Le président a également confié au site d'information américain Axios avoir dit à M. Netanyahu: « Bibi, tu devrais faire attention ou tu vas très bientôt te retrouver tout seul ».

Dans une interview à Fox News, le vice-président américain JD Vance a prévenu que si Israël et les Etats-Unis ont « beaucoup d'intérêts communs », il existe « des situations où nos intérêts divergent ».

Malgré ces hostilités, les pourparlers avec les Etats-Unis via le médiateur pakistanais se poursuivent, ont assuré la diplomatie iranienne ainsi que Donald Trump, qui a regretté que le processus soit freiné par « l'ignorance ou la stupidité ».

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une nouvelle « cible aérienne suspecte en provenance du Yémen », moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Mardi matin, le pétrole amorçait un timide repli en Asie après avoir clôturé la veille en hausse de 1,25%, à 94,25 dollars, pour le Brent de la mer du Nord, et de 0,84%, à 91,30 dollars pour le WTI américain.

Les hostilités entre l'Iran et Israël se sont interrompues lundi, après des frappes réciproques pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois, chaque camp menaçant néanmoins l'autre de représailles en cas de nouvelle attaque.L'Iran avait d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, à la suite d'un message du président américain, Donald Trump, exhortant les deux pays à cesser « immédiatement » les hostilités.« A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé », a ensuite confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.Signe d'un possible retour au calme, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un « retour à la normale » de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture...