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Moyen-Orient - frappes contre l'iran

Israël aurait déployé secrètement des forces en Azerbaïdjan durant la guerre contre l’Iran

Selon la chaîne CNN, l'initiative de l’État hébreu fait partie du développement d'un réseau de « positions avancées », notamment aux Émirats arabes unis, en Irak et au Somaliland.

Israël aurait déployé secrètement des forces en Azerbaïdjan durant la guerre contre l’Iran

Une femme brandit un drapeau iranien près d'un panneau d'affichage anti-américain représentant le président américain Donald Trump et le détroit d'Ormuz, à Téhéran, en Iran, le 25 mai 2026. Photo Majid Asgaripour/WANA (Agence de presse Asie occidentale) via Reuters

Israël a secrètement déployé des unités militaires d’élite et des équipes du renseignement en Azerbaïdjan pendant la guerre contre l’Iran, dans le cadre d’un réseau de sites clandestins répartis à travers le Moyen-Orient, en vue de faciliter les opérations contre l’Iran, a rapporté vendredi la chaîne américaine CNN, citant plusieurs sources familières du dossier.

Les forces opéraient depuis plusieurs sites situés dans le sud de l’Azerbaïdjan, à proximité de la frontière nord de l’Iran et, à leur point le plus proche, à seulement une centaine de kilomètres de la ville iranienne de Tabriz, qu'Israël a frappée durant la guerre entre fin février et mi-avril, rapporte la chaîne américaine. Des unités spéciales de commandos ont également été déployées sur place et ont mené des missions de collecte de renseignements ainsi que des opérations de drones, offrant à l’État hébreu un point d’observation stratégique lui permettant de surveiller le nord de l’Iran pendant le conflit.

L’opération en Azerbaïdjan, pays qui partage une frontière longue de 765 kilomètres avec l'Iran, mobilisait plusieurs dizaines de militaires, dont des membres des forces spéciales israéliennes, de l’unité d’élite héliportée de combat et de sauvetage, ainsi que du personnel du Mossad, a précisé la chaîne.

L'ambassade d'Azerbaïdjan aux États-Unis a toutefois démenti ces informations. « Nous rejetons fermement les allégations infondées concernant l'utilisation présumée du territoire azerbaïdjanais pour des opérations contre des pays tiers », a-t-elle déclaré à CNN.

Un haut responsable iranien tué

Les préparatifs auraient commencé plusieurs semaines avant le déclenchement de la guerre qui a débuté le 28 février par une campagne de bombardements massifs menée conjointement par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Début janvier, alors que la République islamique réprimait les manifestations antigouvernementales faisant des milliers de morts, Israël préparait une mission clandestine le long de la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. Selon la chaîne américaine, il s’agissait d’une « opération préliminaire destinée à préparer le terrain pour d’autres actions », notamment « l’installation de dispositifs d’écoute et d’équipements de renseignement dans la région ».

L’une des opérations majeures lancées depuis l’Azerbaïdjan - qui entretient des liens militaires, économiques et énergétiques étroits avec Israël - a été l’assassinat le 4 mars de Rahman Moghaddam, qui aurait dirigé la division du renseignement du corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Le lendemain, deux drones ont frappé le Nakhitchevan, une région isolée de l’Azerbaïdjan logée entre l’Arménie et l’Iran, faisant deux blessés. L’un des drones a touché le terminal de l’aéroport international de Nakhitchevan, tandis qu’un autre est tombé à proximité d’une école dans le village de Chakarabad. L’Iran a démenti être à l’origine de cette attaque.

Le 6 mars, le service de sécurité de Bakou a annoncé avoir déjoué un complot du CGRI visant des infrastructures critiques ainsi que des cibles israéliennes et juives. Quelques semaines plus tard, Israël a publiquement reconnu qu’il s’agissait d’une opération conjointe impliquant le Mossad, l’armée israélienne et le service de sécurité intérieure Shin Bet.

Un réseau de « positions avancées »

Les sites situés en Azerbaïdjan faisaient partie d’un ensemble de bases et d’installations militaires clandestines réparties dans plusieurs pays, notamment en Irak, aux Émirats arabes unis et au Somaliland. Initialement conçues comme d’éventuelles équipes de secours en cas d’urgence, ces implantations auraient progressivement évolué pour devenir « des postes militaires et de collecte de renseignements ». L'ensemble de ces déploiements aurait donc permis à Israël de positionner des forces sur les flancs sud, ouest et nord de l’Iran pendant la guerre, étendant ainsi sa capacité d’action de plusieurs centaines de kilomètres à l’intérieur du territoire iranien. Ces positions avancées, selon CNN, ont aidé Israël à « maintenir des vagues répétées de frappes contre des cibles réparties dans tout le pays ». Parallèlement, le Somaliland aurait fourni à l’État hébreu une position militaire supplémentaire, offrant potentiellement à ses avions militaires un point d’escale lors de vols de longue distance vers l’Iran. La présence militaire en Azerbaïdjan offrait également à Israël une base supplémentaire pour mener d’éventuelles missions de sauvetage aérien en cas de pilote abattu, ainsi que des positions permettant d’espionner l’Iran.


Israël a secrètement déployé des unités militaires d’élite et des équipes du renseignement en Azerbaïdjan pendant la guerre contre l’Iran, dans le cadre d’un réseau de sites clandestins répartis à travers le Moyen-Orient, en vue de faciliter les opérations contre l’Iran, a rapporté vendredi la chaîne américaine CNN, citant plusieurs sources familières du dossier. Les forces opéraient depuis plusieurs sites situés dans le sud de l’Azerbaïdjan, à proximité de la frontière nord de l’Iran et, à leur point le plus proche, à seulement une centaine de kilomètres de la ville iranienne de Tabriz, qu'Israël a frappée durant la guerre entre fin février et mi-avril, rapporte la chaîne américaine. Des unités spéciales de commandos ont également été déployées sur place et ont mené des missions de...
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