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Voix du Moyen-Orient - Commentaire

Les tourments du corps égyptien : sur la prison, l’exil et la mort

Dans un article publié dans « L’Orient-Le Jour », l’écrivain égyptien Ahmad Abdelhalim revient sur l’évolution de la machine répressive égyptienne depuis l’arrivée d’Abdel Fattah el-Sissi au pouvoir et développe l’idée d’une « trinité existentielle imposée : la prison, l’exil et la mort ».

Les tourments du corps égyptien : sur la prison, l’exil et la mort

Des policières égyptiennes se tiennent devant l’entrée de la prison pour femmes d’Al-Qanatir, dans la province de Qalyoubiya. Photo AFP.

Écrivain et chercheur égyptien, Ahmad Abdelhalim écrit sur les questions de sociologie politique et les études du corps. Il est l’auteur de six ouvrages, entre littérature et recherche, portant sur le corps, la prison, la société, la politique et l’exil.Les transformations structurelles qu’a connues l’État égyptien depuis l’été 2013 constituent un tournant sociologique et philosophique profond. Sous Abdel Fattah el-Sissi, le régime autoritaire a évolué, passant d’une souveraineté traditionnelle à la « biopolitique » de Foucault et à la « nécropolitique » d’Achille Mbembe. Ces stratégies autoritaires ne se sont pas arrêtées à la recomposition de l’espace public par l’oppression pure, elles ont plutôt pénétré au plus profond du corps égyptien, le traitant comme un laboratoire pour produire des sujets soumis. Elles ont ainsi enfermé la...
Écrivain et chercheur égyptien, Ahmad Abdelhalim écrit sur les questions de sociologie politique et les études du corps. Il est l’auteur de six ouvrages, entre littérature et recherche, portant sur le corps, la prison, la société, la politique et l’exil.Les transformations structurelles qu’a connues l’État égyptien depuis l’été 2013 constituent un tournant sociologique et philosophique profond. Sous Abdel Fattah el-Sissi, le régime autoritaire a évolué, passant d’une souveraineté traditionnelle à la « biopolitique » de Foucault et à la « nécropolitique » d’Achille Mbembe. Ces stratégies autoritaires ne se sont pas arrêtées à la recomposition de l’espace public par l’oppression pure, elles ont plutôt pénétré au plus profond du corps égyptien, le traitant comme un laboratoire pour produire...
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