Les dégâts causés par la frappe israélienne ayant visé un appartement à Choueifate, au sud de Beyrouth, dans une tentative d'assassinat présumée menée par l'armée israélienne, le 28 mai 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Une frappe israélienne a visé jeudi, vers 14h, un appartement à Choueifate, au sud de Beyrouth, dans une tentative d'assassinat présumée, a confirmé une source militaire libanaise à l'AFP. L’armée israélienne a, de son côté, revendiqué une « frappe précise contre la région de Beyrouth ».
Selon des médias israéliens, l’opération visait un commandant du Hezbollah, Ali Husseini, présenté comme responsable de « l’unité des missiles » du mouvement. Il aurait toutefois survécu, rapporte Channel 14. Ce bombardement, qui s’est abattu sur un immeuble résidentiel, a fait trois morts : une femme et sa fillette, ainsi qu’un enfant de nationalité syrienne. Elle a aussi fait 15 blessés, dont trois enfants et cinq femmes. Sur place, notre photographe a constaté un important déploiement sécuritaire du Hezbollah, ainsi que la présence de l’armée libanaise et des services de renseignement militaire.
La frappe a touché un appartement situé dans l’immeuble Rayan. De nombreuses images diffusées par des habitants sur les réseaux sociaux montrent une épaisse fumée s’élevant au-dessus de la localité, à la lisière de la banlieue sud de la capitale. On y voit également des jeunes se précipiter pour tenter de retrouver d’éventuels survivants, travaillant à mains nues dans un grand désarroi.
Il s’agit de la deuxième fois qu’Israël cible la banlieue sud de Beyrouth et ses environs depuis le début du cessez-le-feu théorique du 17 avril, jamais pleinement respecté.


Encore d’innocents civils sacrifiés, même lorsque la cible visée échappe. Devant ce spectacle désolant, devenu quotidien, certains vendus reprochent encore à l’Etat de faire ce qu’il peut pour arrêter le carnage. Bien plus, ils font de tout pour qu’il n’ait rien à offrir au voisin pour faire taire le canon.
05 h 05, le 29 mai 2026