Le président du Parlement Nabih Berry, le 5 mars 2024 à Aïn el-Tiné. Photo Mohammad Yassine / L’Orient-Le Jour
Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, a appelé, à l’occasion de la « Fête de la résistance et de la libération », qui marque l’anniversaire du retrait israélien le 25 mai 2000, « au renforcement de la paix civile et au rejet du sectarisme et du confessionnalisme », dans un contexte de polarisation accrue au Liban par rapport à la guerre entre le Hezbollah et Israël et à la façon de gérer ce conflit, qui a déjà fait plus de 3 100 morts et vu plusieurs villages occupés et rasés par l’armée israélienne.
« L’anniversaire du 25 mai arrive cette année alors que la terre, l’être humain, les volontés et la nation – toutes ces dimensions qui ont façonné cette étape lumineuse de l’histoire de notre pays – subissent une agression israélienne continue depuis trois ans, et depuis février jusqu’à aujourd’hui, qui prend la forme d’une guerre d’extermination et de destruction de tous les aspects de la vie au Sud-Liban, dans la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth », a déclaré le président du Parlement libanais. Il a ajouté que cette situation était à craindre « depuis 2000 », jugeant prévisible qu’« Israël ne manque aucune occasion de se venger du Liban ».
Notant que la « Fête de la résistance et de la libération » se déroule juste avant la fête de l'Adha et juste après l’annonce faite par le Vatican de la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession du patriarche Hoyek, le chef du mouvement Amal a appelé les Libanais à faire de cette occasion une étape d’inspiration pour le vivre-ensemble et l’unité, à se libérer des discours de haine, à cesser de « danser sur le sang », à ne pas raviver les blessures, et surtout à être prêts au sacrifice et à la fermeté pour défendre la terre, la souveraineté et les frontières.
« Ensemble nous avons accompli la libération, et ensemble nous sommes capables de libérer et de reconstruire le Liban », a conclu le président du Parlement.

