Les couleurs nationales de la Grèce. Photo d'illustration Louisa Gouliamaki/AFP
Le drone militaire retrouvé en mer Ionienne au large de la Grèce est ukrainien, a affirmé mardi le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, à Bruxelles.
Concernant « le drone que nous avons repêché en Grèce » jeudi, « nous avons désormais la certitude qu'il est ukrainien », a-t-il assuré.
Il s'agit d' « un sujet extrêmement grave qui affecte la liberté et la sécurité de navigation », a souligné le ministre.
Il a précisé avoir informé ses homologues européens ainsi que le ministre ukrainien de la Défense qui participe par visioconférence au Conseil européen.
Ce drone militaire a été retrouvé jeudi dans une grotte au large de l'île de Leucade, en mer Ionienne, par des pêcheurs et le ministère grec de la Défense a ouvert une enquête sitôt après.
Lundi, le ministre grec des Affaires étrangères avait affirmé à Bruxelles qu'Athènes « n'autoriserait pas le développement d’activités militaires dans la région méditerranéenne et en particulier dans son voisinage ».
« La Grèce prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir que la Méditerranée ne devienne pas un théâtre d’opérations militaires », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué ministériel en anglais.
Dimanche, Nikos Dendias avait déclaré que le drone appartenait à « un pays étranger » sans donner alors plus de détails.
Une source militaire avait indiqué à l’AFP que le drone avait été sécurisé en vue de son transport vers Athènes après la découverte d’explosifs à bord.
Selon cette source, l'appareil « ressemble » à un drone maritime de classe Magura utilisé par les forces ukrainiennes contre des navires russes en Crimée.
Le moteur était en marche lorsqu'il a été découvert, selon la chaîne publique ERT.
En décembre, l'Ukraine avait frappé pour la première fois un pétrolier de la « flotte fantôme » russe « dans les eaux neutres » de la Méditerranée, avait annoncé à l'AFP une source au sein des services de sécurité (SBU) ukrainiens.
Elle n'avait donné aucun détail supplémentaire, notamment sur le lieu à partir duquel l'opération avait été déclenchée et sur les pays que les drones auraient pu survoler.


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