Cette photo fournie par la Marine américaine et publiée le 8 mai 2026 par le service des relations publiques du Commandement central américain montre le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke USS Rafael Peralta (DDG 115) mettant en place un blocus maritime contre le pétrolier battant pavillon iranien Herby alors que ce dernier tentait de se diriger vers un port iranien, le 24 avril 2026. Photo US NAVY / AFP
Le Premier ministre du Qatar a appelé mardi l'Iran à ne pas servir du détroit d'Ormuz pour faire « chanter » des monarchies pétrolières du Golfe, alors que ce passage maritime stratégique est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre.
« L'Iran ne devrait pas utiliser le détroit comme une arme pour faire pression ou faire chanter les pays du Golfe », a déclaré Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani lors d'une conférence de presse à Doha.
Le responsable qatari s'exprimait après sa rencontre avec le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan, qui a également dénoncé l'utilisation du détroit « comme une arme », selon la traduction en arabe de son intervention.
La quasi paralysie de ce détroit perturbe fortement les exportations d'hydrocarbures des Etats du Golfe, par ailleurs cible d'attaques menées par l'Iran en riposte à l'offensive américano-israélienne.
Le Qatar, qui a joué le rôle de médiateur dans plusieurs conflits, notamment celui de Gaza, entretenait avant la guerre des relations amicales avec Téhéran tout en étant un proche allié de Washington.
Il n'est pas directement impliqué dans les discussions en cours entre les Etats-Unis et l'Iran, mais son Premier ministre s'est rendu la semaine dernière à Washington pour plaider en faveur d'un règlement rapide du conflit.
Le principal objectif de cette visite était de « soutenir les efforts diplomatiques pakistanais et faire en sorte qu'il y ait une réponse positive à ces efforts pour parvenir à une solution aussi vite que possible », a expliqué Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al Thani, également chef de la diplomatie du Qatar.
Ankara est en contact étroit avec Doha et d'autres pays du Golfe, notamment l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et le Koweït, « en particulier en ce qui concerne les négociations en cours », a souligné de son côté M. Fidan.

