Le cheikh Khaled Hoblos, un imam libéré de prison après 11 ans, reçu en héros à Tripoli, le mardi 12 mai 2026. Photo fournie par Michel Hallak
Le cheikh Khaled Hoblos, libéré mardi de la prison de Roumié (Metn) où il venait de passer près de onze ans, a été accueilli en héros à Tripoli, avant de regagner son village de Bhennine, dans le caza de Minié (Liban-Nord), rapporte notre correspondant Michel Hallak.
Imam intégriste de la mosquée Haroun à Minié, le cheikh Hoblos avait été arrêté en avril 2015 à Tripoli par les Forces de sécurité intérieure (FSI). Il tentait de se cacher depuis les affrontements sanglants entre des jihadistes et l’armée libanaise à Bhennine qui avaient eu lieu en octobre 2014 et auxquels il avait pris part.
Mardi, le cheikh a donc été accueilli par une foule en liesse à Tripoli, au rythme des slogans religieux et des cris de joie. Il a même été soulevé sur les épaules et traité en héros. Dans une brève allocution, Khaled Hoblos a déclaré : « Ils m’ont détenu pendant 15 ans au motif que j’ai hébergé le cheikh Ahmad el-Assir… Je leur dis aujourd'hui que si c’était à refaire, j’hébergerai à nouveau le cheikh el-Assir mille fois. »
Ahmad el-Assir était un prédicateur sunnite dans la région de Saïda. Il est actuellement jugé lui aussi dans une affaire d’accrochages avec l’armée. Les deux cheikhs étaient de farouches défenseurs de la révolution syrienne contre l’ancien régime de Bachar el-Assad.
La libération du cheikh Hoblos intervient à un moment où le débat est en cours sur une loi d’amnistie générale.


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