Un passager évacué du MV Hondius, un navire de croisière battant pavillon néerlandais touché par une épidémie d'hantavirus, salue de la main depuis un bus militaire après avoir été transféré par bateau vers le port industriel de Granadilla de Abona, sur l'île de Tenerife, dans les îles Canaries (Espagne), le 10 mai 2026. Photo JORGE GUERRERO / AFP
Les Français cas contact de la passagère du Hondius décédée du hantavirus sont « hospitalisés » ou « en cours d'être hospitalisés », a indiqué mardi la ministre de la Santé Stéphanie Rist lors des questions au gouvernement à l'Assemblée.
Les huit Français qui ont pris un premier avion le 25 avril au départ de Sainte-Hélène vers Johannesburg avec la passagère malade « sont actuellement hospitalisés », a indiqué Mme Rist.
« Dans le deuxième avion » au départ de Johannesbourg, que la passagère avait essayé sans succès de prendre vu son état de santé, « nous avions des Français que nous avons identifiés et qui sont en cours d'être hospitalisés », a-t-elle ajouté.
Dans une séance de question très tournée vers la gestion du hantavirus, la ministre de la Santé a promis devant les députés la « transparence », alors que certains élus se plaignaient du manque d'informations des autorités sur le sujet.
« Évidemment, tout est fait en transparence parce que (...) sans transparence, il n'y a pas de confiance et on ne peut pas gérer une crise sanitaire », a indiqué la ministre de la Santé dans l'hémicycle.
Outre la conférence de presse qu'elle doit tenir mardi après-midi, Mme Rist tiendra mercredi « une réunion avec l'ensemble des soignants de notre pays » sur le hantavirus, a-t-elle indiqué dans l'hémicycle. La réunion aura lieu réunion à 09h30 mercredi, a précisé son cabinet.
Par ailleurs la ministre rencontrera mercredi matin également les parlementaires de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, a-t-elle ajouté.
Elle aura aussi dans l'après-midi une réunion avec les autres ministres européens de la Santé.
Les mesures qui sont prises en France pour faire face au virus sont « proportionnelles » aux données reçues de l'Organisation mondiale de la Santé, « au risque encouru par les différentes personnes » à bord du bateau ou cas contact, et aussi aux mesures prises par les autres pays « et notamment nos voisins européens », a-t-elle précisé.

