Un des spéléologues amateurs de Iktachef Akkar en admiration devant les stalactites et les stalagmites du gouffre nouvellement découvert à Tacheh, dans le Akkar, au Liban-Nord. Photo Abdelkader Abdelmajid
Il y a environ deux mois, un habitant du village de Tacheh dans le Akkar, au Liban-Nord, a découvert par hasard une énorme cavité dans son terrain, alors qu’il déplaçait un rocher pour dégager la voie en vue de construire une route. Il a le réflexe de contacter un groupe d’écotourisme du nom de Iktachef Akkar (Découvre le Akkar, en arabe). Celui-ci comprend alors qu’il s’agit d’un gouffre naturel dont personne ne connaissait l’existence jusque-là.
« Nous avons les équipements nécessaires pour la spéléologie et avons déjà exploré des grottes et découvert l'une d'entre elles dans le village de Rahbé en 2020, mais descendre dans un gouffre, surtout inexploré, était une première pour nous », raconte Abdelkader Abdelmajid, président de l’association, à L’Orient-Le Jour.
L’équipe de l’ONG, munie de cordages et de matériel d’escalade, est descendue la semaine dernière dans le gouffre profond d’environ 17 mètres, après s’être assurée de la présence d’oxygène. « Nous avons pu photographier des stalactites et des stalagmites sur les parois, mais nous avons noté qu’il y avait globalement peu d’eau dans le gouffre, juste des gouttes qui ruissellent », décrit-il. Au fond, les explorateurs se retrouvent sur un plancher plutôt sec, dans une galerie plus vaste que ce que l’ouverture pouvait suggérer.

Pour Abdelkader Abdelmajid, « le potentiel écotouristique du lieu est limité, vu la difficulté d’accès, mais son intérêt scientifique serait énorme. Les prélèvements qui pourraient y être effectués seraient précieux pour obtenir des données sur le climat d’il y a des millions d’années. Les grottes et les gouffres sont des archives sur le paléoclimat ». Selon lui, il serait possible d’y détecter la présence de bactéries résistantes, ayant survécu à des conditions environnementales extrêmes, comme c’est souvent le cas dans les grottes et les gouffres.
Découvrir et faire découvrir le Akkar
Des hypothèses qui restent à confirmer par les spéléologues et les scientifiques. Comme lors de la découverte de la grotte de Rahbé, Iktachef Akkar a fait appel au Spéléo-Club du Liban pour l’exploration de la grotte. Contacté par L’OLJ, Johnny Tawk, président de cette association, affirme que l’exploration du gouffre par son groupe aura lieu le plus tôt possible, en vue de réaliser une topographie du lieu.
En attendant, la protection de cette nouvelle découverte est primordiale. Abdelkader Abdelmajid estime que sa présence dans un terrain privé, dont le propriétaire est conscient des enjeux, facilitera la tâche. « Outre le Spéléo-Club du Liban, tous les scientifiques intéressés, notamment les étudiants, peuvent nous contacter », souligne-t-il. Au Liban, les grottes naturelles sont du ressort du ministère du Tourisme.
Le Akkar, qui souffre de pauvreté et de sous-développement, est pourtant riche en biodiversité et regorge de régions inexplorées. « C’est pour cette raison que notre groupe s’est formé : nous voulons découvrir notre région et la faire découvrir aux autres », lance Abdelkader Abdelmajid.


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Une seconde pliiizz: comme le hezb dit kil est naturellement libanais... vaut mieux s'assurer ke les stala des 2 genres,( les ctites et les gmites) sont free of all insémination techno-militaire ... sinon il faudra des permis du èzb
03 h 30, le 08 mai 2026