Une mère déplacée et ses enfants, sous une tente sur le front de mer de Beyrouth, le 2 avril 2026 en pleine guerre avec Israël. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Environ 770 000 enfants subissent une « détresse accrue en raison de l’exposition répétée à la violence, aux pertes et aux déplacements », a alerté jeudi l’Unicef dans un communiqué.
« Les enfants et les personnes qui s’occupent d’eux signalent des symptômes liés au stress traumatique et au deuil, notamment une peur et une anxiété extrêmes, des cauchemars, des troubles du sommeil et des sentiments de désespoir », a déploré l'Unicef. Le texte indique aussi que « sans soutien en santé mentale et psychosocial dans des environnements sûrs et sécurisés, ces enfants risquent sérieusement de développer des troubles mentaux chroniques ou à vie ».
L'Unicef a aussi indiqué que « malgré le cessez-le-feu conclu le 17 avril, au moins 59 enfants auraient été tués ou blessés. Selon le ministère libanais de la Santé publique, au moins 23 enfants ont été tués et 93 blessés depuis la trêve, ce qui porte le total à 200 enfants tués et 806 blessés depuis le 2 mars, soit l’équivalent de près de 14 enfants tués ou blessés chaque jour ».
Le ministère de la Santé a indiqué mercredi que 2 896 personnes ont été tuées et 8 824 blessées au Liban en raison des attaques israéliennes contre le Liban depuis le 2 mars.

