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Dernières Infos - Sécurité Au Liban

Tirs lors de funérailles dans la banlieue sud : l'armée libanaise a arrêté un tireur et saisi des armes

La troupe dit avoir établi, dès le début des tirs, des « points de contrôle temporaires » dans le secteur de Kafaat.

Tirs lors de funérailles dans la banlieue sud : l'armée libanaise a arrêté un tireur et saisi des armes

Des chars de l'armée libanaise déployés dans la banlieue sud de Beyrouth, à l'issue de tirs lors d'un cortège funèbre dans le secteur de Kafaat, le 3 mai 2026. Photo diffusée par l'armée libanaise

Après la scène de chaos observée dimanche après-midi dans le secteur de Kafaat, dans la banlieue sud de Beyrouth, où des tirs nourris et des roquettes de type RPG ont été lancés en plein cortège funéraire, la situation s’est encore tendue lorsque des partisans du Hezbollah se sont opposés au déploiement de l’armée libanaise dans la zone. L’armée a finalement annoncé lundi avoir arrêté un tireur et saisi des armes.

Les tirs, lors des obsèques de partisans du Hezbollah tués dans des frappes israéliennes, avaient semé la panique dimanche parmi les habitants de certains quartiers de la capitale.

« L'armée a pris des mesures sécuritaires instantanées dans le secteur de Kafaat, dans la banlieue sud de Beyrouth, y compris des perquisitions et des patrouilles blindées et la mise en place de points de contrôle temporaires, à la suite des coups de feu tirés lors d'un cortège funèbre », explique la troupe dans son communiqué. « Dans ce contexte, des unités de l'armée ont perquisitionné les domiciles des personnes impliquées, arrêté l'un des tireurs et saisi des armes et des munitions. Le matériel saisi a été remis aux autorités compétentes et une enquête a été ouverte. Le détenu est placé sous la supervision des autorités judiciaires compétentes. Les recherches se poursuivent pour appréhender les autres tireurs », poursuit la troupe.

Contactée lundi par L'Orient-Le Jour, l'armée a confirmé qu'une seule personne a été arrêtée pour l'instant et que les perquisitions se poursuivent.


Jeune fille munie d'un Kalachnikov

Des tensions avaient éclaté dimanche après-midi dans le quartier Kafaat, lorsque l'armée libanaise s'était déployée dans le secteur pour tenter d'arrêter les tireurs. Des médias locaux avaient rapporté un regain de tension pendant le déploiement de l'armée dans le quartier, et des vidéos montrent notamment des centaines d'hommes, principalement vêtus de noir, certains brandissant des drapeaux du Hezbollah, bloquer dans une rue au moins deux véhicules blindés de la troupe. Des slogans partisans ont été scandés. Une vidéo extraite des réseaux sociaux montre notamment un homme tirer une roquette en direction d'une route dans la banlieue sud. Une autre, largement partagée, montre une jeune fille munie d'une Kalachnikov et tirant en l'air sur le bord de la route, pendant que des véhicules circulent à côté d'elle.

Le gouvernement libanais s'était engagé en août 2025 à désarmer tous les groupes non-étatiques, en tête desquels le Hezbollah, et à restaurer le monopole des armes. L'armée libanaise avait annoncé en décembre voir terminé la première phase de son plan de désarmement de la milice chiite, dans la région du sud du Litani. Sauf que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui mène depuis des frappes sur le pays qui ont fait jusqu'à présent plus de 2 600 morts. Ces attaques se poursuivent malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril. Depuis, le parti chiite a repris ses opérations au Liban-Sud, dont une partie est désormais occupée par l'armée israélienne, qui a créé une « zone tampon » dans le secteur. Dans un entretien vendredi avec un groupe de journalistes, le directeur des relations avec les médias du Hezbollah, Youssef Zein, a révélé que la formation pro-iranienne a acheminé des renforts en armes et en effectifs « au cours de la bataille » au Liban-Sud depuis le début de la guerre avec Israël le 2 mars. M. Zein s'est en outre dit « convaincu » que l'armée « n'entrera pas en confrontation avec le Hezbollah ».

Par ailleurs, le gouvernement avait également annoncé son intention de faire de Beyrouth une ville « sans armes », tandis que le président Joseph Aoun avait exhorté l'armée et les forces de l'ordre à effectuer des descentes dans les dépôts d'armes.

Après la scène de chaos observée dimanche après-midi dans le secteur de Kafaat, dans la banlieue sud de Beyrouth, où des tirs nourris et des roquettes de type RPG ont été lancés en plein cortège funéraire, la situation s’est encore tendue lorsque des partisans du Hezbollah se sont opposés au déploiement de l’armée libanaise dans la zone. L’armée a finalement annoncé lundi avoir arrêté un tireur et saisi des armes.Les tirs, lors des obsèques de partisans du Hezbollah tués dans des frappes israéliennes, avaient semé la panique dimanche parmi les habitants de certains quartiers de la capitale.« L'armée a pris des mesures sécuritaires instantanées dans le secteur de Kafaat, dans la banlieue sud de Beyrouth, y compris des perquisitions et des patrouilles blindées et la mise en place de points de contrôle...