Le vice-président américain JD Vance (au centre) s'exprime lors d'une table ronde avec des membres du Congrès consacrée aux initiatives de lutte contre la fraude, à Washington, le 5 août 2026. Photo Mandel NGAN / AFP
Le vice-président des États-Unis, JD Vance, a démenti les informations d'Axios évoquant une confrontation entre lui et Benjamin Netanyahu lors de la visite du Premier ministre israélien à Washington, fin juillet, au sujet des critiques formulées par le haut responsable américain à l'égard du gouvernement israélien. La rencontre s'était tenue à Blair House.
« C'était une bonne et franche discussion. Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, Israël est un bon partenaire et un allié des États-Unis. Mais, comme avec tout autre allié, nous avons parfois des différences d'opinion (...) Les médias américains sont fascinés par cette dynamique, mais mon travail est de défendre les intérêts d'aucune autre nation sur Terre que ceux des États-Unis. Quand nos intérêts sont alignés avec ceux d'Israël, nous discutons de la manière d'atteindre ces objectifs. Quand mon point de vue diffère de celui du Premier ministre, nous avons une discussion franche. Je la qualifierais d'agréable, de franche et de directe. Je ne me suis pas senti confronté », a-t-il déclaré en réponse à une question de la journaliste qui l'interviewait sur Fox News, dans la nuit de mercredi à jeudi.
« En milieu de partie »
Interrogé sur l'évolution des discussions avec l'Iran et sur la perspective d'un accord mettant fin à la guerre, il a déclaré que les Iraniens étaient « des gens extraordinairement difficiles » et qu'ils disposaient d'« un système fracturé », au sein duquel « certains veulent la paix, tandis que d'autres sont des forces radicales qui veulent poursuivre la guerre ».
« Notre travail est de naviguer à travers tout cela » afin d'obtenir « le meilleur résultat pour les Américains et pour le président des États-Unis ». « Je pense que nous y parviendrons au final, même si ce sera compliqué (messy). L'essentiel est que les prix du pétrole restent bas, que l'Iran n'obtienne jamais l'arme nucléaire et que les États-Unis soient dans une position plus forte. Nous sommes actuellement en plein milieu de la partie », a-t-il ajouté.
Donald Trump a affirmé mardi que le détroit rouvrirait « très bientôt » sans quoi l'Iran serait frappé « très fort », et assuré qu'un accord pourrait intervenir d'ici jeudi. Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington. L'Iran ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre et n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes. Il envisage des frais de service, rejetés par les États-Unis et d'autres pays et à l'encontre du droit international de la mer.
Les États-Unis et Israël se prépareraient enfin à lancer dès ce week-end une campagne de bombardements contre des infrastructures énergétiques iraniennes, a rapporté jeudi le média CBS News, citant plusieurs sources américaines. Donald Trump a aussi assuré jeudi que les États-Unis conservaient des stocks « énormes » d'armements, récusant les informations de presse selon lesquelles une pénurie l'aurait incité à renoncer à de nouvelles frappes contre l'Iran ces derniers jours.


