Des voyageurs chargés de bagages franchissent le poste frontière de Safwan, côté irakien de la frontière avec le Koweït, suite à la réouverture du poste frontière koweïtien d'Abdali, dans la province de Bassora, en Irak, le 26 juillet 2026. Photo Essam Al-Sudani/Reuters
Les autorités koweïtiennes ont ordonné la fermeture d'une école iranienne, a indiqué jeudi à l'AFP une source du ministère de l'Education, alors que le pays a été visé à plusieurs reprises par des attaques iraniennes pendant la guerre au Moyen-Orient.
« Le ministre de l'Education a pris la décision de révoquer l'autorisation d'exercer de l'école privée iranienne et de la fermer », selon le texte de la décision consulté par l'AFP. Les nouvelles inscriptions pour la prochaine année scolaire ont été suspendues et le ministère a appelé les parents à inscrire leurs enfants dans d'autres établissements, précise le document.
La source interrogée par l'AFP n'a pas précisé les raisons de la fermeture du seul établissement scolaire iranien du pays. Des mesures similaires avaient été prises aux Emirats arabes unis au début du conflit, alors que l'Iran menait des frappes contre le pays. Les Etats du Golfe alliés de Washington ont essuyé l'essentiel des attaques iraniennes au cours de la guerre, le Koweït et Bahreïn ayant été particulièrement touchés ces dernières semaines. Les frappes répétées contre des centrales électriques et des usines de dessalement koweïtiennes avaient conduit les autorités à appeler les habitants à rationner leur consommation d'électricité le mois dernier.
En mars, au plus fort de la guerre, les Emirats avaient ordonné la fermeture d'un hôpital lié à l'Etat iranien à Dubaï. Au moins quatre écoles iraniennes avaient également été fermées, selon des employés et des membres de la communauté iranienne. Un responsable émirati avait alors déclaré à l'AFP que « certaines institutions directement liées au régime iranien et aux Gardiens de la Révolution seraient fermées dans le cadre de mesures ciblées », après avoir été reconnues coupables de violations de la législation locale.
Depuis le début de la guerre fin février, plusieurs monarchies du Golfe ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour dénoncer les attaques attribuées à Téhéran. Les hostilités ont repris début juillet malgré la signature d'un protocole d'accord entre Washington et Téhéran en juin.
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