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Dernières Infos - Conflit

Des déplacés du Liban-Sud manifestent contre les démolitions israéliennes


Un enfant agite un drapeau libanais, lors d'une manifestation d'habitants des villages frontaliers dévastés du sud du Liban, place des Martyrs, dans le centre de Beyrouth, le 30 avril 2026. Photo Anwar AMRO / AFP

Des dizaines d'habitants et de responsables de localités du sud du Liban occupées par l'armée israélienne se sont rassemblés jeudi dans le centre de Beyrouth pour dénoncer les opérations de démolition qu'elle y mène malgré la trêve. Depuis le début de sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien, le 2 mars, et malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations de démolition et de rasage dans le sud du Liban et continue d'interdire le retour des habitants de plus de 50 localités frontalières.

« On ne peut pas retourner (chez nous), tout a été rasé (...) », affirme à l'AFP Ibrahim Hamza, 60 ans, maire de la ville côtière de Naqoura. « L'ennemi israélien est présent dans la localité », ajoute-t-il. A l'endroit du sit-in, au coeur de la capitale, hommes et femmes brandissent drapeaux libanais et photos de leurs villages dévastés. Certains arborent des pancartes interrogeant: « Où est le cessez-le-feu ? ».

Peu après l'entrée en vigueur de la trêve, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a déclaré que l'armée avait reçu pour instruction « de détruire les maisons dans les villages proches de la frontière qui servaient (...) de postes avancés terroristes du Hezbollah (...) ». Plus de 50.000 logements ont été détruits ou endommagés dans les opérations israéliennes en plus de six semaines de guerre, avait indiqué le 22 avril le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS).

Mohamed Souheili, 56 ans, est un notable de Bint Jbeil (sud), l'un des derniers terrains d'affrontements entre le Hezbollah et les forces israéliennes. Cette ville revêt une importance symbolique: le mouvement islamiste y avait repoussé les troupes israéliennes à l'issue d'intenses combats durant la guerre de 2006. « C'est une destruction systématique (...) Il n'y a plus un seul signe de vie dans la ville », lâche M. Souheili.

Des images prises le 15 avril par l'AFP depuis le côté israélien de la frontière illustrent l'ampleur des dégâts dans deux villages libanais frontaliers, dont Maiss al-Jabal. Originaire de ce village, Hosn Qabalan a perdu sa maison lors d'une précédente guerre suivie d'une trêve fragile entre Israël et le Hezbollah en 2023 et 2024. « Notre maison avait disparu (...) Nous nous sommes assis sur les décombres », déplore cette grand-mère de 55 ans, évoquant son retour après la dernière guerre. « Même si nous devons nous asseoir à même le sol, ce qui compte, c'est que nous retournions sur notre terre », dit-elle.

Des dizaines d'habitants et de responsables de localités du sud du Liban occupées par l'armée israélienne se sont rassemblés jeudi dans le centre de Beyrouth pour dénoncer les opérations de démolition qu'elle y mène malgré la trêve. Depuis le début de sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien, le 2 mars, et malgré une trêve entrée en vigueur le 17 avril, Israël poursuit ses opérations de démolition et de rasage dans le sud du Liban et continue d'interdire le retour des habitants de plus de 50 localités frontalières.« On ne peut pas retourner (chez nous), tout a été rasé (...) », affirme à l'AFP Ibrahim Hamza, 60 ans, maire de la ville côtière de Naqoura. « L'ennemi israélien est présent dans la localité », ajoute-t-il. A l'endroit du sit-in, au coeur de la capitale,...