Aoun et Berry se renvoient la « boule de feu » sur fond de pression accrue sur Beyrouth
Mesures concrètes contre les institutions financières liées au Hezbollah ; actions judiciaires contre des figures du parti : de nouvelles conditions internationales sont évoquées.
L'OLJ / Par Mounir RABIH,
le 30 avril 2026 à 00h00
Une affiche représentant le portrait du président Joseph Aoun, sur laquelle on peut lire « Le décideur, le protecteur du Liban, le Liban d’abord… L’État avant tout. Nous sommes avec vous », est accrochée à l’entrée d’un tunnel dans une rue d’Achrafieh, à Beyrouth, le 28 avril 2026. Joseph EID / AFP
Il y a de l’eau dans le gaz... La date de la réunion initialement prévue cette semaine entre les trois pôles du pouvoir n’a toujours pas été fixée, même si tout le monde assure que les contacts ne sont pas rompus. La raison de l’ajournement dépasse ce qui a été officiellement avancé – à savoir la poursuite de l’escalade israélienne et les opérations de destruction et de démolition des villages du Sud malgré le cessez-le-feu. Le véritable enjeu réside dans l’objectif même de cette rencontre. En effet, les pressions américaines exercées actuellement visent à arracher une position unifiée des trois présidents (de la République, du Parlement et du gouvernement) en faveur de négociations directes avec Israël et de toute démarche susceptible de mettre fin à la guerre. Une formule destinée à servir de couverture politique à une éventuelle...
Il y a de l’eau dans le gaz... La date de la réunion initialement prévue cette semaine entre les trois pôles du pouvoir n’a toujours pas été fixée, même si tout le monde assure que les contacts ne sont pas rompus. La raison de l’ajournement dépasse ce qui a été officiellement avancé – à savoir la poursuite de l’escalade israélienne et les opérations de destruction et de démolition des villages du Sud malgré le cessez-le-feu. Le véritable enjeu réside dans l’objectif même de cette rencontre. En effet, les pressions américaines exercées actuellement visent à arracher une position unifiée des trois présidents (de la République, du Parlement et du gouvernement) en faveur de négociations directes avec Israël et de toute démarche susceptible de mettre fin à la guerre. Une formule destinée à servir de...
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Katz est "convaincu que l’État libanais ne prendra pas de mesures effectives pour désarmer le Hezbollah et que toute accalmie ne ferait que permettre au parti de se reconstituer militairement". Le problème est qu'il a probablement raison. Durant toute l'année écoulée, l’État libanais a permis au Hezbollah de reconstituer ses forces, son armement et sas finances, et rien n'indique qu'il est prêt à changer d'attitude.
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Katz est "convaincu que l’État libanais ne prendra pas de mesures effectives pour désarmer le Hezbollah et que toute accalmie ne ferait que permettre au parti de se reconstituer militairement". Le problème est qu'il a probablement raison. Durant toute l'année écoulée, l’État libanais a permis au Hezbollah de reconstituer ses forces, son armement et sas finances, et rien n'indique qu'il est prêt à changer d'attitude.
Yves Prevost
08 h 20, le 05 mai 2026
La réflexion de Trump concernant les destructions opérées par Tsahal au Sud-Liban ne manque pas de sel: « On ne peut pas faire ce genre de choses. C’est terrible et cela donne une mauvaise image d’Israël ». Je crois qu'il s'agit de la litote du siècle! Ainsi, ce qui est "terrible", ce n'est pas le malheur des habitants, mais la flétrissure apportée à l'image d’Israël!
Yves Prevost
08 h 13, le 05 mai 2026
"refus de toute négociation directe avant l’obtention d’un cessez-le-feu total et de garanties concrètes concernant un retrait israélien". N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs, le retrait israélien étant justement le principal objectif de ces négociations? En tous cas, il est réjouissant de voir notre président reprendre la main. Son copinage outrancier avec Berry commençait à devenir plus que pesant.
Yves Prevost
07 h 55, le 05 mai 2026
Le président ne peut signer un accord international sans accord interne des trois composantes du pouvoir, la présidence, l'exécutif et le législatif. Sinon, c'est foutu d'avance. Si 20 ans de guerre civile ne nous a pas fait comprendre cela, rien ne nous le fera comprendre. Après, il ne faut pas s'étonner que le pays explose. C'est peut-être ce qu'Israel, en fin de compte, recherche.
MeK
13 h 56, le 30 avril 2026
Ne pas mettre la charrue avant les boeufs. Une rencontre avec Netanyahu devrait être l'aboutissement d'un accord de paix, (si peu probable, vu les agissements d'Israel et les violations permanentes du cessez-le-feu), et de garanties qu'il soit respecté et non son préalable .
MeK
13 h 52, le 30 avril 2026
La triste réalité est que notre gouvernement doit d’abord unifier les rangs avant d’affronter les prédateurs extérieurs Iraniens ou israéliens. Si le Liban parlait d’une seule voix, l’Iran nous respecterait davantage, Israël nous respecterait davantage. Nous pourrions alors troquer l’intégration des combattants dans l’armée libanaise contre un retrait total, un accord de non agression limité à des bureaux de représentation et un pacte avec l’Iran ou le Liban neutre promet une certaine collaboration économique avec eux en échange de la fin des aventures militaires. C’est un jeu d’équilibriste..
Alexandre Choueiri
13 h 44, le 30 avril 2026
Le President AOUN travaille pour le bien de tout le Liban. Berry le chef de milice travaille pour sa milice, le hezbo et sous ordres et pour les interets iraniens. L,UN est PATRIOTE. L,autre IRANIOTE.
La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.
12 h 39, le 30 avril 2026
Notre président a une occasion unique pour montrer à tous ces traîtres le sens du patriotisme. Il devrait, malgré leur nez et leurs menaces bidons, aller sauver notre pays afin de recaler à jamais l’agent double de toute négociation sur le sort de notre pays. Comme par hasard, lorsque l’un d’eux négocie c’est pour le bien de notre pays et aussitôt qu’un patriote se dévoue il passe pour un traître. On connaît la chanson et elle est désormais inaudible venant de ps traitres qui sont à la so,de d’un pays étranger. Courage nous sommes avec vous.
Sissi zayyat
11 h 26, le 30 avril 2026
Tout le monde savait que l’amitié soudaine de Berry avec notre nouveau président était feinte et que son but premier était de l’amadouer comme son prédécesseur afin de pouvoir le reléguer au second plan pour prendre les rênes et se positionner comme seul négociateur capable de berner les américains, pour ne pas déroger à ses habitudes. Le comble, c’est que ces derniers mais aussi les saoudiens le prennent toujours au sérieux et vont lui tenir le crachoir alors que tout indique qu’il ne fait que faire gagner du temps à ses alliés pour sortir vainqueurs et leur redonner son rôle de tyran légal.
Sissi zayyat
10 h 35, le 30 avril 2026
Que Trump commence par appliquer les sanctions promises sur Berry. Il ne cesse de pousser le Liban à prendre des décisions unilatérales pour les jeter dans la gueule du loup alors qu’ils n’a même pas le courage de tenir ses promesses et on se demande pourquoi. Ni Israël ni les américains n’arrivent à conclure avec ces mercenaires ni leurs commanditaires malgré leurs armadas et viennent exiger d’un pays qu’ils ont toujours refuser d’armer à le faire seul ou alors à subir leur affres puisque non armé. Est ce la loi de la jungle qui règne dans ce nouveau monde où le faible paie l'pa lâcheté des
Sissi zayyat
10 h 12, le 30 avril 2026
Le président Aoun doit risquer une rupture frontale avec Berri : il y a fort à parier que ce dernier reculera face à des sanctions américaines. Sa fortune patiemment accumulée depuis plus de 40 ans par les moyens que l’on sait n’y survivrait pas et il ne peut faire perdre à sa famille ses privilèges après avoir vu détruire le sud.
On peut légitimement penser que c’est une réaction ponctuelle faite pour faire plaisir à sa base mais qu’il finira comme toujours par accepter les réalités du moment.
Prinzatour
09 h 37, le 30 avril 2026
"Israël (…) saisit chaque occasion pour faire échouer la trêve, convaincu que l’État libanais ne prendra pas de mesures effectives pour désarmer le Hezbollah et que toute accalmie ne ferait que permettre au parti de se reconstituer militairement". Malheureusement, l'inaction du pouvoir libanais, lui donne raison, et, de plus en plus, chaque jour.
Yves Prevost
08 h 21, le 30 avril 2026
Les soutiens du hezballah légitimisent et protègent le terrorisme, pendant qu'ils continuent eux et leurs familles á faire affaire, du tourisme, et á étudier dans les grandes capitales du monde. Il faut commencer par sanctionner ces gens lá où ça fait mal: A l'étranger. Les sanctionner ou les juger au Liban n'aura aucun effet. Tous leurs interets : Moraux, financiers et matériels sont ailleurs.
Moi
08 h 20, le 30 avril 2026
Hezballah est légalement considéré comme terroriste aux USA et partiellement terroriste en Europe. On a le banc et l'arrière banc des députés, ministres, responsables des partis Amal et Hezballah qui ont publiquement soutenu, voté pour, ou légitimé les actions de la milice. On a les mêmes aussi qui ont démontré un antisémitisme au sens européen. C'est dès lors facile de sanctionner ou de juger tout ce beau monde soit aux USA soit en Europe où il y a les lois adaptées. Au Liban les lois ne s'appliquent pas, á tous les sens du terme.
Moi
08 h 14, le 30 avril 2026
Berry est un gros menteur et il veut le beurre et l’argent du beurre. Un pas en avant et un autre en arrière. Mais il semble que le duo Aoun-salam, ait bien pris sa décision cette fois. Entre deux maux choisir le moindre, même s’il y a un risque de défections dans l’armée, comme nous l’ont annoncé gentiment les iraniens. Menacer les plus hauts responsables de mort, va peut-être avoir l’effet contraire et les pousser à saisir le taureau par les cornes, avant que le Sud n’ait complètement disparu.
Katz est "convaincu que l’État libanais ne prendra pas de mesures effectives pour désarmer le Hezbollah et que toute accalmie ne ferait que permettre au parti de se reconstituer militairement". Le problème est qu'il a probablement raison. Durant toute l'année écoulée, l’État libanais a permis au Hezbollah de reconstituer ses forces, son armement et sas finances, et rien n'indique qu'il est prêt à changer d'attitude.
08 h 20, le 05 mai 2026