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Joumblatt après l'arrestation d'Achraf Dabbour : les autorités exécutent-elles les ordres de Ramallah ?

Un différend oppose l'ancien ambassadeur palestinien à Yasser Abbas, fils du président de l'Autorité palestinienne.

Joumblatt après l'arrestation d'Achraf Dabbour : les autorités exécutent-elles les ordres de Ramallah ?

Un soldat libanais dans le camp palestinien de Bourj el-Brajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 21 août 2025. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le leader druze Walid Joumblatt, ancien chef du Parti socialiste progressiste, s’est interrogé mercredi sur son compte X au sujet des dessous de l’affaire de l’arrestation, au Liban, de l’ancien ambassadeur palestinien à Beyrouth, Achraf Dabbour. « Pourquoi a-t-on arrêté l’ambassadeur palestinien Achraf Dabbour ? Les autorités libanaises, ou certains au sein de ces autorités, exécutent-elles dorénavant les ordres de Ramallah concernant des règlements de comptes internes (au sein de l’Autorité palestinienne) ? », a t-il demandé.

Achraf Dabbour a été placé lundi en détention provisoire par le procureur général près la Cour de cassation, le juge Ahmad Rami el-Hajj, à la suite d’un interrogatoire ayant duré plus de quatre heures, ont rapporté plusieurs médias locaux. Il avait déjà été arrêté puis relâché fin avril, à la suite d'un mandat d’arrêt international émis via Interpol, pour des accusations de corruption financière, portées contre lui par l'Autorité palestinienne.

Le parquet général près la Cour de cassation « s'apprête à préparer un rapport détaillé sur les affaires de corruption pour lesquelles Achraf Dabbour est poursuivi, qui sera remis aux autorités libanaises afin que le Conseil des ministres statue sur la question de sa remise » aux autorités palestiniennes, indiquait lundi le site al-Modon. Mardi et mercredi, l’équipe de défense de M. Dabbour devait présenter une « série de documents destinés à établir son innocence », avait également écrit ce site lundi. Le parquet attendra également la décision du Conseil des ministres sur sa possible remise aux autorités palestiniennes avant d'engager des poursuites judiciaires à son encontre. Selon des informations de presse, M. Dabbour a été transférré à l'hôpital mercredi après la détérioration de son état de santé.

M. Dabbour a été en poste de 2012 à 2025 au Liban, avant d’être remplacé par Mohammad Assaad sur décision du président palestinien Mahmoud Abbas. L'ancien ambassadeur fait l’objet de poursuites engagées par la justice palestinienne sur les motifs d’accusation suivants : corruption, enrichissement illicite, blanchiment d’argent et abus de confiance.

Les différends entre Achraf Dabbour et l’Autorité palestinienne datent d’il y a plusieurs années, l’ancien ambassadeur étant connu pour se rebeller contre les décisions de sa hiérarchie, avait indiqué une source palestinienne à notre rédaction en avril dernier. Mahmoud Abbas avait envoyé son fils Yasser à Beyrouth en 2025, pour mettre de l’ordre dans les opérations de vente des terrains et des biens fonciers de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban. Fin novembre, Achraf Dabbour avait accusé sur sa page Facebook Yasser Abbas d’avoir mis la main sur le siège historique de l’OLP à Mazraa (Beyrouth).

Le 31 juillet, le président de la République, Joseph Aoun, avait reçu une délégation palestinienne présidée par Yasser Abbas. Selon le communiqué officiel du palais de Baabda, il avait été question du désarmement des camps de réfugiés palestiniens au Liban, une opération commencée en août 2025 à la suite d’un accord signé en mai de la même année entre les présidents libanais et palestinien, mais qui n’était jamais bien loin. M. Aoun avait insisté, à l’issue de cette réunion de juillet, sur la nécessité de respecter les décisions gouvernementales libanaises concernant le monopole des armes au sein de l’État libanais.

Le leader druze Walid Joumblatt, ancien chef du Parti socialiste progressiste, s’est interrogé mercredi sur son compte X au sujet des dessous de l’affaire de l’arrestation, au Liban, de l’ancien ambassadeur palestinien à Beyrouth, Achraf Dabbour. « Pourquoi a-t-on arrêté l’ambassadeur palestinien Achraf Dabbour ? Les autorités libanaises, ou certains au sein de ces autorités, exécutent-elles dorénavant les ordres de Ramallah concernant des règlements de comptes internes (au sein de l’Autorité palestinienne) ? », a t-il demandé. Achraf Dabbour a été placé lundi en détention provisoire par le procureur général près la Cour de cassation, le juge Ahmad Rami el-Hajj, à la suite d’un interrogatoire ayant duré plus de quatre heures, ont rapporté plusieurs médias locaux. Il avait déjà été arrêté puis...
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