Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu assiste à une cérémonie de dépôt de gerbe à l'occasion de la Journée annuelle de commémoration de l'Holocauste au musée du Mémorial de l'Holocauste Yad Vashem à Jérusalem, le 14 avril 2026. Photo d'archives Ilia YEFIMOVICH/AFP
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a affirmé lundi que la « double menace » des roquettes et drones du Hezbollah imposait la poursuite de l'action militaire au Liban, selon un communiqué de son bureau, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril. Le chef du gouvernement israélien a estimé que faire face à cette menace mènerait « en réalité sur la voie du désarmement » du parti-milice, et permettrait de « régler l’aspect diplomatique », sans détailler ce point. Beyrouth et Tel-Aviv ont entamé ce mois-ci des contacts directs en vues de négociations pour la première fois depuis 1983.
10 % des missiles
« Il subsiste encore deux menaces majeures en provenance du Liban, de la part du Hezbollah : la menace des roquettes de 122 mm et celle des drones et aéronefs sans pilote. Cela nécessite une combinaison d’actions opérationnelles et technologiques », a-t-il dit. « Le ministre de la Défense (Israel Katz) et le chef d’état-major (Eyal Zamir) le savent bien ; nous déployons un effort technologique très important pour résoudre ces problèmes. Si nous parvenons à les résoudre grâce à une combinaison de moyens opérationnels et technologiques, nous serons en réalité sur la voie du désarmement du Hezbollah, car il s’agit là de l’essentiel de son arsenal », a-t-il encore affirmé.
Selon le chef du gouvernement israélien, le Hezbollah n'aurait plus qu' « environ 10 % des missiles qu’il possédait au début de la guerre », évoquant sans doute celle ayant débuté avec l'ouverture par le parti-milice d'un « front de soutien à Gaza » en octobre 2023. « Toutefois, ceux-ci continuent de perturber les habitants du Nord, et j’apprécie grandement leur résilience et leur ténacité. Mais il nous reste deux missions, et ce que j’attends de vous, c’est de résoudre ces deux problèmes, car je pense que nous pourrons régler l’aspect diplomatique si nous y parvenons », a-t-il déclaré.
M. Netanyahu a, avant cela, vanté les « réalisations monumentales » effectuées selon lui par l'armée israélienne au Liban. » Parmi elles, « l’élimination du dispositif de roquettes », et la « création d’une zone de sécurité qui empêche toute possibilité d’invasion dans le nord d’Israël et également les tirs directs de missiles antichars », qui permettraient à Israël de « changer la situation au Liban ».
« Nous frappons, comme nous le faisons actuellement, à la fois dans la zone de sécurité, au nord de la zone de sécurité et au nord du Litani », a-t-il dit, à l'heure où l'armée israélienne poursuit quotidiennement ses frappes meurtrières au Liban, et démolit de manière systématique les villages et villes au Liban-Sud. « Nous avons la liberté d’action pour contrecarrer les menaces immédiates et émergentes ; c’est l’accord que nous avons conclu avec les États-Unis ainsi qu’avec le gouvernement libanais », a-t-il encore affirmé, en allusion à l'accord de trêve entre Beyrouth et Tel-Aviv, annoncé par le département d'État américain et qui est entré en vigueur le 17 avril.
Selon le ministère de la Santé, les attaques israéliennes au Liban ont fait 2 521 morts et 7 804 blessés depuis le 2 mars.
Zamir vante les « zones de défense avancées » au Liban, à Gaza et en Syrie
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, s’est félicité de son côté du fait que « l’armée israélienne a créé et continuera d’agir pour établir une nouvelle réalité sécuritaire », disant avoir « fixé, dans tous les secteurs, des zones de défense avancées en première ligne pour protéger nos localités — dans la bande de Gaza, en Syrie et au Liban », selon un message sur X de l’armée israélienne.
« Nous devons rester dans ces zones tant que la sécurité de nos localités n’est pas garantie sur le long terme », a-t-il encore dit.
Par ailleurs, il a indiqué que 2026 « pourrait encore être une année de combats » sur tous les fronts, selon un communiqué militaire cité par l’AFP. « Nous demeurons prêts et en alerte face à la possibilité d'une reprise de combats intenses sur l'ensemble de ces fronts — l'année 2026 pourrait encore être une année de combats sur chacun d'entre eux », a-t-il déclaré.



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