Un partisan du Hezbollah lors d'une manifestation contre le Premier ministre, Nawaf Salam, devant le Sérail, à Beyrouth, le 9 avril 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Si plusieurs députés de Beyrouth affirment que la page de l’incident est tournée, d’autres appellent à « ne pas sous-estimer la colère sunnite ».
L'OLJ / Par Yara ABI AKL, le 28 avril 2026 à 00h00
Un partisan du Hezbollah lors d'une manifestation contre le Premier ministre, Nawaf Salam, devant le Sérail, à Beyrouth, le 9 avril 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le problème, tel que je le vois personnellement est que le Liban n’a jamais eu au pouvoir des personnes compétentes et visionnaires, qui comprennent la politique, la géopolitique et ses enjeux. Nos politiciens qui nous gouvernent ne sont que des chefs de clans avec une politique tribale et primitive, donc forcement pas de patriotisme ni d’unite. C’est triste mais c’est la raison pour laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui au bord du gouffre.
Faut il le rappeler? Une armée est la pour obéir aux ordres donnés par le président de la république, son seul pouvoir, après lui avoir ôté tout le reste avec l’accord de Taef dont tout le monde se gargarise. Que les vendus de notre armée soient sanctionnés pour l’exemple et sans délai afin de ne pas créer de précédent, et ouvrir la voie à des militaires qui se prendraient pour les dirigeants de notre pays. Un soldat ça obéit ou ça démissionne. C’est valable pour tous les ministres et fonctionnaires qui gagnent leur vie avec notre argent, pour protéger notre pays et non le contraire.
Aux lecteurs qui parlent de salafisme. La question est le respect de l'Etat de Droit et l'impartialité. Soit les juges et les officiers de haut rang respectent l'Etat de Droit et ne montrent de loyauté à aucun parti, soit pas et ils doivent etre sanctionnés. Concernant le salafisme, c'est une forme d'intégrisme. Mais le hezballah est aussi l'expression d'un intégrisme. L'Etat libanais à Nahr el Bared a combattu le salafisme. Il avait l'appui des sunnites non integristes. Or aujourd'hui dans le cas de hezballah, l'Etat Libanais refuse de sévir et Amal a pris fait et cause pour le hezballah.
Il n’y a qu’une chose à faire pour clore le chapitre de cet incident. Ce serait de voir notre armée avec ses fameux commandos, récupérer les régions usurpées par ces fossoyeurs afin de montrer à tous les libanais qu’ils sont tous égaux devant la justice et que dorénavant aucun passe droit ne serait accordé à aucune des communautés quelque soit ses menaces ou sa force empruntée. Personne ne viendrait crier à l’injustice et le sujet sera clos définitivement. N’est ce pas le but de notre président que d’éviter une guerre civile? Alors à lui de nous montrer, avec les moyens à sa portée sa volonté
Edgard Lawandos serait un proche du chef de l'etat ? Ou bien, va t'il y chercher protection apres sa "bourde" ? Autant que l'on se souvienne, il a ete nomme a ce poste, apres moultes tractations politicardes, par Michel Aoun et Najib Mikati, sous l'oeuil vigilant de Nabih Berri.
C'est un exemple de plus et dans le détail de l'ETAT PROFOND au service ds la milice qui bafoue la loi. C'est aussi un exemple du biais de ce deep state vis á vis de la Communauté sunnite, souffre douleur du hezballah.
Transformer une simple affaire de police en conflit intercommunautaire, voilà l’une des conséquences des raids meurtriers de l’armée israélienne contre le sanctuaire sunnite qu’est Beyrouth-Ouest. Il faut dire que le Hezbollah avait aidé avec son arrogance et ses exactions. Mais faut-il pour autant rétablir le laisser-faire et l’impunité au prétexte que l’un est sunnite et l’autre chiite? Voilà le dilemme depuis des décennies: préserver la paix civile au prix du sacrifice de la loi et la lutte contre la corruption. On sait ce que Salamé et certains banquiers chrétiens doivent à leur religion.
Cette « affaire de sakiet el -janzir» n’est pas une affaire en soi: comment reprocher à Mohammad Chreim de s’en prendre à la clique des générateurs et lui reprocher, dans la foulée, de s’être battu au sein de l’armée, contre les salafistes? En réalité, les esprits sont échauffés et Israël a jeté de l’huile sur le feu en s’attaquant à Beyrouth-Ouest le mercredi noir.
Le Liban peut être envahi, détruit, le quart de ses habitants jetés à la rue sans espoir de retour, tout cela n'a guère d'importance: l'essentiel est de ne pas porter atteinte à la "paix civile". C'est, du moins la doctrine de l'Etat et qui justifierait sa complicité envers la milice iranienne illégale. Ne voient0ils pas que ce parti pris en faveur d'un clan précis est une gifle flanquée au visage de tous les autres libanais? Le mythe de la "paix civile" risque de s'effondrer d'un jour à l'autre et on aura créé ce qu'on voulait justement éviter.
« D’abord, le chef du courant du Futur, Saad Hariri (en retrait de la vie politique depuis 2022), n’est plus là pour leur faire des concessions. » Rifi premier ministre et ça sera septembre noir pour la milice terroriste safavide et le deep state. Espérons qu’à l’instar d’Achraf Rifi de plus en plus de sunnites ouvrent les yeux sur le rôle de cheval de Troie de Saad Hariri au profit de l’ennemi safavide et sa milice terroriste et surtout sur les liens entre haririsme et deep state, de même que les chrétiens comprennent de mieux en mieux les liens entre aounisme et deep state.
C’est bien vrai, le ressentiment des sunnites contre leurs frères chiites ne peut plus être caché. Ces derniers ont tout fait pour humilier toutes les autres communautés, en particulier les sunnites, à commencer par l’assassinat de hariri. Ils ont pris l’habitude de l’impunité et de l’insolence. Les députés de beyrouth ont dit leur mot, bien avant la rue sunnite. La milice est une bande de voyous sectaires armés vendus à l’Iran chiite. Grâce aux collaborateurs opportunistes (et pas des moindres !) elle a infiltré tous les services de l’Etat. Les masques sont définitivement tombés.
Le problème, tel que je le vois personnellement est que le Liban n’a jamais eu au pouvoir des personnes compétentes et visionnaires, qui comprennent la politique, la géopolitique et ses enjeux. Nos politiciens qui nous gouvernent ne sont que des chefs de clans avec une politique tribale et primitive, donc forcement pas de patriotisme ni d’unite. C’est triste mais c’est la raison pour laquelle nous nous retrouvons aujourd’hui au bord du gouffre.
14 h 14, le 28 avril 2026