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Politique - cessez le feu au liban 2026

Geagea : Les négociations avec Israël doivent s'accompagner d'un redressement « interne »

Décrivant Israël comme un « monstre » à la frontière, le chef des FL estime que la solution réside dans la voie de la diplomatie portée par Joseph Aoun et Nawaf Salam.

Geagea : Les négociations avec Israël doivent s'accompagner d'un redressement « interne »

Le chef des Forces libanaises Samir Geagea. Photo tirée de son compte X

Accusant le Hezbollah d’avoir « ramené » le Liban à « l’âge de pierre » et « l’État profond » de rester « spectateur » dans la guerre, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a insisté dimanche soir sur la nécessité d’un redressement interne et du rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, estimant que toute négociation avec Israël, sans capacité pour les autorités d’imposer leurs décisions sur le terrain, « affaiblit la position du Liban. »

Lors de son intervention sur la chaîne libanaise al-Jadeed, Samir Geagea, a estimé que tout processus de négociation entre le Liban et Israël - qui devrait prochainement se tenir au niveau de délégations de haut rang, une première depuis plus de quarante ans - doit être « précédé d’un redressement de la situation interne ». Selon lui, aucun résultat concret ne peut être obtenu si l’État n’est pas en mesure d’appliquer ses décisions, ajoutant que « négocier sans pouvoir imposer de décision sur le terrain affaiblit la position de l’État ».

Alors que le cessez-le-feu entre le Hezbollah et l’État hébreu, entré en vigueur le 17 avril, a été prolongé après une réunion libano-israélienne à Washington, le leader du parti chrétien frontalement opposé au Hezbollah, a affirmé que « la plus grande force sur le terrain reste l’État libanais, à travers ses institutions ». Si le président libanais Joseph Aoun a été le premier à appeler à des négociations directes avec Israël, dès le début du conflit le 3 mars, au lendemain de tirs de roquettes du Hezbollah contre Israël, qui ont de nouveau entraîné le Liban dans la guerre régionale, Samir Geagea a souligné que le chef de l'État est « le seul habilité à fixer le calendrier et les modalités des négociations », appelant toute partie disposant d’une alternative à « la présenter clairement ou se taire ».

La solution réside dans la voie de la diplomatie

Il a également décrit Israël comme un « monstre » à la frontière, que le Liban n'a pas les moyens d'affronter militairement, estimant que la solution réside donc dans la voie de la diplomatie portée par le président et le Premier ministre Nawaf Salam. Il a insisté sur la nécessité pour l’État d’« exercer un contrôle total sur ses frontières », jugeant qu’en l’absence d’un tel choix « toute négociation serait vaine ». Sans cette décision souveraine, a-t-il averti, « le pays restera exposé à des secousses sécuritaires ». Le chef des FL a par ailleurs estimé que « le seul moyen pour l’État libanais de mettre un terme à la situation actuelle passe par une pression internationale », soulignant que les États-Unis restent « le seul acteur capable d’influencer Israël ».

À l'heure où le gouvernement libanais tente de renforcer la souveraineté du pays avec les décisions successives prises depuis août 2025 pour désarmer les groupes non-étatiques, en tête desquels le Hezbollah, processus encore inachevé, Samir Geagea a déploré que « l’État libanais ne peut rester spectateur dans cette guerre », jugeant que le Liban se trouve « dans la pire situation possible » à cause du Hezbollah. « Les Israéliens disent vouloir ramener le Liban à l’âge de pierre, mais le Hezbollah nous y a déjà ramenés », a-t-il regretté.

Traiter « les dysfonctionnements internes »

Selon lui, le principal obstacle réside dans ce qu’il qualifie d’« État profond », composé de segments du pouvoir judiciaire, des appareils sécuritaires et de certaines forces politiques, qui entrave l’exécution des décisions politiques. « Un État défaillant vaut mieux que l'absence d’un État », a-t-il toutefois affirmé, appelant à corriger progressivement son fonctionnement et à renforcer la cohésion de ses institutions, parallèlement à toute démarche de négociation. Si, dès le déclenchement de la nouvelle escalade au Liban, le 2 mars, le gouvernement de Nawaf Salam avait banni l'aile militaire du Hezbollah, cette décision est restée en grande partie symbolique.

Il a mis en garde contre le statu quo sous prétexte de préserver la paix civile : « Que cet État disparaisse si à chaque tentative d’action on invoque la paix civile », a-t-il lancé, estimant que cette approche maintient le pays dans « un état d’épuisement permanent ».

Samir Geagea a enfin espéré que le Hezbollah laissera le gouvernement assumer son rôle, critiquant les attaques du parti contre l’accord de cessez-le-feu obtenu par l’État. « Si le Hezbollah est en mesure de parvenir à un accord meilleur, qu’il le fasse », a-t-il déclaré, rappelant que le parti chiite avait célébré l'entrée en vigueur de la trêve en « tirant en l’air en signe de joie après en avoir été informé par l’Iran ». « Il n’est pas du droit du Hezbollah de réclamer des gains politiques », a-t-il conclu, estimant que « la logique voudrait plutôt qu’on lui demande des comptes pour ce qu’il a infligé au pays durant quarante ans », rappelant que la mise en œuvre de l’accord de Taëf commence par le rétablissement de la souveraineté de l’État sur l’ensemble du territoire.

Accusant le Hezbollah d’avoir « ramené » le Liban à « l’âge de pierre » et « l’État profond » de rester « spectateur » dans la guerre, le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a insisté dimanche soir sur la nécessité d’un redressement interne et du rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, estimant que toute négociation avec Israël, sans capacité pour les autorités d’imposer leurs décisions sur le terrain, « affaiblit la position du Liban. »Lors de son intervention sur la chaîne libanaise al-Jadeed, Samir Geagea, a estimé que tout processus de négociation entre le Liban et Israël - qui devrait prochainement se tenir au niveau de délégations de haut rang, une première depuis plus de quarante ans - doit être « précédé d’un redressement de la situation...
commentaires (7)

Tout à fait légitime cette proposition de nettoyer nos institutions de tous les infiltrés au service de nos ennemis. Aucun de ces vendus ne devraient avoir la légitimité d’occuper un poste de responsabilité ni aucun de ses enfants, proches ou amis. Cela relève de la logique même que de leur interdire l’accès à des postes de responsabilité, si vraiment on veut que notre pays se relève et devient prospère et pacifique. Un message à tous les libanais qui vibrent pour leur pays, votez libanais et non pour les 10 dollars que ces voleurs vous donnent contre les milliards qu’ils vous ont volés.

Sissi zayyat

12 h 38, le 28 avril 2026

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Commentaires (7)

  • Tout à fait légitime cette proposition de nettoyer nos institutions de tous les infiltrés au service de nos ennemis. Aucun de ces vendus ne devraient avoir la légitimité d’occuper un poste de responsabilité ni aucun de ses enfants, proches ou amis. Cela relève de la logique même que de leur interdire l’accès à des postes de responsabilité, si vraiment on veut que notre pays se relève et devient prospère et pacifique. Un message à tous les libanais qui vibrent pour leur pays, votez libanais et non pour les 10 dollars que ces voleurs vous donnent contre les milliards qu’ils vous ont volés.

    Sissi zayyat

    12 h 38, le 28 avril 2026

  • Geagea a raison. Au Liban, émergeant du brouillard des incohérences ordinaires, ses propos ne contiennent que de simples vérités, dignes de Mr de la Palisse, mais qui ont cependant, besoin d'être, sans cesse, répétés. 

    Yves Prevost

    09 h 09, le 28 avril 2026

  • Ce qu’il dit est logique, pour avoir la paix il faut bien que l’Etat s’impose et soit crédible face à Israël. Mais la milice ne le veut pas du tout, car elle veut elle-même s’entendre avec le voisin…comme d’habitude. Elle l’a bien fait durant de longues années, et ce n’est pas un secret. L’Etat est un nouveau venu qui n’est pas bienvenu à ses yeux ! Il a raison geagea et pas besoin d’être de ses partisans pour reconnaître qu’il l’a toujours dit. Il n’est pas le seul, tous les patriotes souverainistes en font autant. Et si naïm n’est pas d’accord, c’est bien la preuve qu’ils ont raison.

    NG

    06 h 46, le 28 avril 2026

  • Le deep state est lá où Nabih Berri a implanté ses fonctionnaires á un niveau de décision: Les services de sécurité qui pour un oui ou un non arretaient les opposants au hezb, ces memes services qui produisent de faux documents d'identité, les fonctionnaires de l'Etat qui couvrent les sympathisants du hezb et de amal dans la fraude sociale, les juges qui relachent les criminels du hezb au bout de 24h et qui gardent les opposants de celui ci durant des années en prison sans jugements etc.

    Moi

    23 h 18, le 27 avril 2026

  • Negocier le prolongement d,un cessez-le-feu MASCARADE, viole des la premiere seconde et sans repit n,est pas tres honorable... pour etre un peu poli,,, sinon trop...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 55, le 27 avril 2026

  • Le Deep State libanais: graine initiale plantée par Hafez-el-Assad en 1990. Ses racines : les militaires lahoudiens et les fonctionnaires berristes. Ses transplants : les autres fonctionnaires et militaires aounistes, haririens et joumblattistes. Son symbiote : la milice terroriste safavide. Ses marionnettes: Joseph Aoun, Nawaf Salam et Rodolphe Haykal et tous les « neutres apolitiques » Son antidote : la vraie résistance libanaise dirigée par Samir Geagea, et tous les autres souverainistes. L’allié indispensable de la vraie résistance libanaise, qu’on l’aime ou non : Ahmad el Chareh. MLGA !

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    19 h 05, le 27 avril 2026

  • Il a tout dit. Evidemment, certains esprits chagrins vont critiquer et l'accuser du passé et des accusations fake que le régime Assad avait monté contre lui pour l'anéantir politiquement. Bref à moins d'être de mauvaise foi, je ne vois pas de mal à ce qu'il dit.C'est tout simplement la logique et la réalité actuelle en 2026.Sachant que M GEAGEA n'est pas ma tasse de thé,étant pour ma part, pour un état Fédéral total et même confédéral N'étant pas pour cette république actuelle qui ne correspond pas (qui n'a jamais correspondu) aux différentes identités/sensibilités libanaises

    LE FRANCOPHONE

    14 h 05, le 27 avril 2026

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