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Société - Sécurité

Deux suspects brièvement arrêtés après l’agression d’un agent municipal et d’un prêtre à Fanar, à l'est de Beyrouth

Le président de la municipalité affirme que les agresseurs ont des liens avec le tandem chiite, ce qui a été démenti par le Hezbollah.

Deux suspects brièvement arrêtés après l’agression d’un agent municipal et d’un prêtre à Fanar, à l'est de Beyrouth

Des habitants de Fanar se rassemblent devant l'église Saint-Joseph, dans le quartier de Ras el-Roueissat après un accrochage entre la police municipale et des individus de la famille Zeaïter. Photo tirée des réseaux sociaux

Un accrochage a éclaté samedi en fin de journée devant l’église Saint-Joseph, dans le quartier de Ras el-Roueissat, à Fanar (Metn-Nord), entre un agent de la police municipale et deux hommes, sur fond de différend lié au stationnement d’un véhicule. Un témoin sur place indique que les deux agresseurs appartiennent à la famille Zeaïter. Selon la municipalité de Fanar, des individus impliqués dans cet incident ont été arrêtés.

Le président du conseil municipal de Fanar, Michel Salamé, a raconté à L’Orient-Le Jour que l’altercation a rapidement dégénéré lorsque les deux hommes ont appelé une vingtaine de leurs proches, qui ont violemment agressé le policier. Ce dernier avait filmé la scène avec son téléphone, mais les assaillants se sont emparés de l’appareil pour en effacer la vidéo. Le curé de la paroisse, Rabih Thoumi, intervenu pour tenter d’apaiser les tensions, a à son tour été insulté et bousculé, avant que les agresseurs ne quittent les lieux.

Le Hezbollah dément tout lien avec les agresseurs

Selon M. Salamé, les agresseurs seraient proches du tandem chiite Amal-Hezbollah. Contactée par notre publication, une source au sein du Hezbollah a toutefois démenti tout lien avec ces individus « qui ont agi de manière inappropriée », ajoutant que le parti-milice avait contacté le prêtre pour lui exprimer son soutien.

Au moment des faits, une patrouille de l’armée libanaise, appuyée par les services de renseignement et des agents municipaux, est rapidement intervenue et a bouclé la zone, tandis que des habitants du quartier se rassemblaient en signe de protestation. Dans une vidéo ayant circulé en ligne, Michel Salamé apparaît entouré d’habitants bloquant la route, affirmant que celle-ci resterait fermée et encerclée tant que les assaillants ne se rendraient pas.

Tentative de médiation et libération des suspects

M. Salamé a encore indiqué que des responsables du Hezbollah et du mouvement Amal ont tenté une médiation afin de régler l’incident à l’amiable, mais les autorités locales ont insisté pour que les agresseurs présentent des excuses. Après plusieurs heures de tractations, deux suspects se sont rendus et ont été arrêtés, avant d’être relâchés dimanche matin. D’autres individus impliqués n’auraient pas encore été appréhendés, regrette-t-il.

Ibrahim Kanaan, député du Metn, a salué le soir même « l’intervention des services de sécurité qui ont permis l’arrestation des agresseurs », ajoutant que la municipalité avait déposé une plainte le soir même afin de prévenir toute récurrence de tels agissements et de garantir la protection de l’ensemble des citoyens. Dimanche matin, la municipalité de Fanar a remercié dans un communiqué les forces de sécurité, en particulier la branche des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) et le commandement de l’armée libanaise pour « l’arrestation des individus impliqués dans les troubles devant l’église Saint-Joseph », tout assurant rester « pleinement mobilisée pour intervenir afin de préserver la sécurité et la stabilité ».

Un accrochage a éclaté samedi en fin de journée devant l’église Saint-Joseph, dans le quartier de Ras el-Roueissat, à Fanar (Metn-Nord), entre un agent de la police municipale et deux hommes, sur fond de différend lié au stationnement d’un véhicule. Un témoin sur place indique que les deux agresseurs appartiennent à la famille Zeaïter. Selon la municipalité de Fanar, des individus impliqués dans cet incident ont été arrêtés.Le président du conseil municipal de Fanar, Michel Salamé, a raconté à L’Orient-Le Jour que l’altercation a rapidement dégénéré lorsque les deux hommes ont appelé une vingtaine de leurs proches, qui ont violemment agressé le policier. Ce dernier avait filmé la scène avec son téléphone, mais les assaillants se sont emparés de l’appareil pour en effacer la vidéo. Le curé de la...
commentaires (6)

Les détails aujourd'hui montrent exactement ce que l'on dit de la milice depuis des mois: il s'agit de voyous qui n'ont pas respecté la loi. Le problème avec hezballah est la violation des lois. Toutes les lois. Les armes ne sont que la partie apparente du problème. Ils veulent vivre dans notre pays comme eux vivent et prospèrent en Afrique. Sans consideration des lois.

Moi

08 h 24, le 28 avril 2026

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Commentaires (6)

  • Les détails aujourd'hui montrent exactement ce que l'on dit de la milice depuis des mois: il s'agit de voyous qui n'ont pas respecté la loi. Le problème avec hezballah est la violation des lois. Toutes les lois. Les armes ne sont que la partie apparente du problème. Ils veulent vivre dans notre pays comme eux vivent et prospèrent en Afrique. Sans consideration des lois.

    Moi

    08 h 24, le 28 avril 2026

  • on a des restes humains ici,en politiciens, pas des humains.

    Marie Claude

    08 h 22, le 27 avril 2026

  • « ont été arrêtés, avant d’être relâchés dimanche matin » Arrêtés puis relâchés. Comme les quelques miliciens safavides acteurs du sketch « désarmement », aux côtés du « Tribunal Militaire ». L’état libanais sera toujours un failed state jusqu’à ce que le peuple entre au parlement, impose la démission conjointe de Aoun, Salam et Berri, des législatives « anticipées » ou plutôt en temps et en heure en annulant l’hallucinante prorogation de 2 ANS. Puis Geagea président / Rifi ou Makhzoumi Premier Ministre et … un Tribunal Révolutionnaire chargé de juger les fonctionnaires du deep state.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    06 h 35, le 27 avril 2026

  • Après plusieurs heures de tractations, deux suspects se sont rendus et ont été arrêtés, avant d’être relâchés dimanche matin. D’autres individus impliqués n’auraient pas encore été appréhendés, regrette-t-il. COMMENTER QUOI? DES AGRESSEURS DE RELIGIEUX ET DE CIVILS LIBERES EN 24 HEURES? ON CONSTATE DONC QUE LES VENDUS A L'IRAN SONT LES MAITRES DE LA JUSTICE ET DES DECISIONS DE L'ETAT. C'EST A ESPERER QUE AOUN ACCEPTE DE RENCONTRER NATANIAHOU ET SIGNE UN ACCORD DE PAIX AVEC ISRAEL ET QUE LES MEMBRES DE HEZBOLLAS ACCEPTENT CELA OU EMIGRENT EN IRAN.

    LA VERITE

    18 h 42, le 26 avril 2026

  • Ca c'est le liban. On arrête des agresseurs, les partis politiques interviennent systématiquement, et ces agresseurs sont relâchés. La même histoire qui se répète inlassablement.

    Citoyen

    17 h 57, le 26 avril 2026

  • Toujours dans la propagande de la milice on trouve cette phase de déni. Si les deux voyous n'appartenaient pas à la milice, pourquoi le tandem chiite se serait donné du mal pour une médiation comme le dit l'article? Un autre détail qui pousse à croire que les deux sont des proches ou des membres de hezballah ou de amal: Ils ont été relachés en un temps record, tous les libanais n'ont pas ce privilège d'immunité.

    Moi

    15 h 35, le 26 avril 2026

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