L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, tenant une casquette avec le slogan « L’Amérique est de retour » signée par le président américain Donald Trump, aux côtés de l’ambassadrice du Liban aux États-Unis, Nada Moawad et du secrétaire d’État Marco Rubio, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, à Washington D.C, le 23 avril 2026. Photo Kylie Cooper/Reuters
La deuxième session de pourparlers directs entre les ambassadeurs du Liban et d'Israël à Washington, qui s'est tenue jeudi dans la capitale fédérale, a abouti à une prolongation de trois semaines de la trêve entrée en vigueur au Liban le 17 avril, comme l'a annoncé le président américain Donald Trump, présent lors de cette réunion.
« Le cessez-le-feu entre Israël et le Liban sera prolongé de TROIS SEMAINES ! », a écrit sur sa plateforme Truth Social M. Trump, qui s'est fendu de nouvelles déclarations détonantes à l'issue de cette réunion organisée à la Maison-Blanche.
Voici ce qu'il faut en retenir :
- Une prolongation de la trêve moins longue qu'espérée
La demande initiale de Beyrouth, représenté comme lors de la première réunion du 14 avril par son ambassadrice aux États-Unis Nada Mouawad Hamadé, était d'étendre le cessez-le-feu de dix jours (censé expirer dimanche) pour une durée de 60 jours supplémentaires.
La prolongation de trois semaines conclue jeudi à Washington porte ainsi la nouvelle date butoir au 17 mai, alors que le gouvernement espère obtenir un arrêt total des attaques israéliennes, qui se poursuivent quotidiennement au Liban-Sud malgré la trêve, avant d'augmenter le niveau de représentation lors du prochain round de négociations, dont la date n'a pas encore été arrêtée.
« Je pense qu’avec votre aide, avec votre soutien, nous pouvons rendre au Liban sa grandeur », a déclaré l'ambassadrice libanaise Nada Mouawad Hamadé, en référence au slogan de campagne de Donald Trump, « Make America Great Again ».
Son homologue américain à Beyrouth, d'origine libanaise, Michel Issa, a quant à lui salué un « moment historique qui rapproche deux pays qui n’ont jamais été côte à côte ». « Le président américain a demandé à Israël de ne pas cibler les civils et les journalistes », a-t-il ajouté, après qu'Israël a tué mercredi la journaliste libanaise Amal Khalil, et blessé sa collègue, en les visant délibérément au Liban-Sud, où l'État hébreu entend créer une zone tampon au prix de destructions de villages et de bombardements.
Également présent, le secrétaire d’État Marco Rubio a estimé que cette prolongation du cessez-le-feu « donne à tout le monde le temps de continuer à travailler à ce qui sera une paix durable. Entre deux pays qui veulent être en paix ».
- Trump reparle d'une rencontre Aoun/Netanyahu
Devant la presse, Donald Trump a affirmé qu'il y avait une « très bonne chance » de parvenir à un accord de paix entre Israël et le Liban dès « cette année » et a dit s'attendre que le président Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se rencontrent « dans les semaines à venir ». Le président américain avait déjà tenté d'organiser un appel téléphonique entre les deux dirigeants la semaine dernière, que le chef de l'État libanais avait décliné.
M. Aoun a répété, à plusieurs reprises ces dernières semaines, son refus catégorique d'interagir avec Benjamin Netanyahu, affirmant encore jeudi qu'il n'avait « jamais envisagé un contact » avec lui. Après un appel avec Donald Trump, le président libanais avait affirmé qu'il « espérait pouvoir se rendre à Washington pour rencontrer le président Trump et le mettre au courant de la vérité sur ce qui se passe au Liban ».
- Suppression de la loi sur le boycott d'Israël ?
Poursuivant ces déclarations dans son style habituel, le président américain a également assuré que la loi interdisant aux citoyens libanais de communiquer avec tout ressortissant israélien sera « bientôt supprimée », après avoir été interrogé par un journaliste à ce sujet.
« C'est quelque chose que nous allons devoir régler. Je n'en avais jamais entendu parler. C'est un crime de parler avec Israël ? Je suis assez sûr que cela sera supprimé très bientôt. Je vais m'en assurer », a-t-il déclaré, sans préciser quels moyens il comptait employer pour ce faire.
Cette loi du code pénal libanais sur le boycott d'Israël remonte à 1955. Les deux pays sont formellement dans un état de guerre depuis 1948, eux qui n'ont jamais signé d'accords de paix ou de normalisation.
- L'arrêt du financement du Hezbollah : élément « incontournable » d'un accord avec l'Iran
Donald Trump a enfin évoqué la question du Hezbollah, annonçant notamment que les États-Unis « vont collaborer avec le Liban afin de l'aider à se protéger » contre le parti-milice.
Sur la question du financement de la formation chiite par l'Iran, il est allé jusqu'à affirmer que l'arrêt de cette aide était « incontournable » pour parvenir à un accord avec l'Iran. Cantonnés pour le moment aux questions du programme nucléaire iranien et du détroit d'Ormuz, les pourparlers entre Washington et Téhéran n'ont pas abordé celle du financement des milices pro-iraniennes au Moyen-Orient, alors que la tenue de la deuxième séance de négociations prévue au Pakistan demeure incertaine. « J'ai tout le temps du monde, mais ce n'est pas le cas de l'Iran », a-t-il écrit jeudi sur Truth Social.
Si les États-Unis disent vouloir privilégier l'option diplomatique, ils maintiennent leur pression militaire au Moyen-Orient, avec de nouveaux déploiements de troupes marqués par l'arrivée d'un troisième porte-avions, le George HW Bush. Jeudi, le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a dit n'attendre que le feu vert des États-Unis pour reprendre les frappes contre l'Iran.
Donald Trump a cependant assuré ne pas avoir l'intention d'utiliser l'arme nucléaire contre l'Iran, dont il avait menacé début avril d' « éteindre » la civilisation. « Pourquoi utiliserais-je l'arme nucléaire alors que nous les avons complètement anéantis, de manière très conventionnelle ? », a-t-il encore déclaré.





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Espérons pour changer, que ce prolongement du cessez-le-feu servirait à désarmer ces vendus et non pas leur laisser le temps de se réarmer pour faire monter les enchères contre leur barbarie sur leur propre pays. Ils sont la cause de nos malheurs et il serait temps de les réduire au silence, définitivement, avec l’aide des E.U qui viendraient appuyer notre armée pour finir le travail. Seul le Liban ne pourra pas envisager de leur ôter ne serait ce que leur arrogance qui ne cesse de grandir à mesure que le Liban se montre exsangue et sans défense. Notre faiblesse fait leur force.
14 h 27, le 24 avril 2026