Un rayon fromage dans un supermarché de Mansouriyé, le 2 mars 2026 au Liban. Photo d'illustration Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour
La semaine a été chargée pour l’Administration centrale des statistiques. Au lendemain de la publication de la mise à jour des comptes nationaux, l’agence rattachée au Conseil des ministres a également actualisé l’Indice des prix à la consommation (IPC). Les résultats confirment ce que de nombreux ménages et entreprises au Liban ont ressenti depuis le début de la guerre, à savoir une hausse significative de l’inflation en mars, soit 4,91 %, portant l’addition sur l’année à 17,26 % à fin mars.
Non seulement cela représente un bond de plus de cinq points par rapport au niveau de l’inflation à fin février, mais cela porte également l’IPC à son plus haut niveau en rythme annuel depuis décembre 2024 (+18,12 %). Il faut remonter à octobre 2023 et aux 17,2 % enregistrés lors de l’ajustement brutal des prix de l’éducation au nouveau taux de change de 89 500 livres libanaises pour un dollar (+580,9 %) pour retrouver un pourcentage de hausse de l’IPC en rythme mensuel plus élevé.
Même pendant les deux mois et demi qu’avait duré la précédente offensive israélienne sur le Liban entre septembre et novembre 2024, l’inflation mensuelle était restée en dessous de 3 %. L’inflation annuelle reflétait encore partiellement le processus de stabilisation de la livre au taux actuel.
La hausse de l’IPC en mars a été portée par la forte augmentation des prix des transports (+12,40 %), tirée par la remontée des cours des hydrocarbures dans le sillage de la guerre déclenchée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Mais il ne s’agit pas de la seule progression marquée. Les loisirs suivent avec +9,15 %, devant l’alimentation et les boissons non alcoolisées (+6,19 %). Les frais de logement (+5,69 %), portés par une hausse des coûts de l’énergie supérieure à 13 %, ainsi que l’Horeca (+4 %), se situent au pied du podium. Les prix des télécoms sont les seuls à avoir baissé. L'ordre de grandeur n'est pas tout à fait le même en rythme annuel : les prix des loisirs mène avec +42,66 %, suivi par les transports (+24,81 %,), l'éducation (+35.67 %), les frais de logement (20,26%) et les aliments (+19.41%).
À l’échelle des mohafazats, l’indice des prix à la consommation en mars a enregistré des hausses généralisées, avec un pic à +7,78 % dans la région de Nabatiyé, suivie du Nord et de la Békaa (tous deux à +6,04 %), puis du Sud (+5,33 %), du Mont-Liban (+4,30 %) et enfin de Beyrouth (+2,88 %).



Lebanese Distributors and traders MUST be controlled and stopped! they are having fun to raise prices as much as they want.
08 h 30, le 22 avril 2026