Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, le 5 mars 2024 à Aïn el-Tiné. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Au lendemain de sa réunion avec l’ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, et à deux jours d’une nouvelle réunion entre le Liban et Israël qui pourrait déboucher sur une extension du cessez-le-feu, le président du Parlement, Nabih Berry, a affirmé mardi qu’il s’opposait aux négociations directes entre les deux pays. « Qui a dit que nous sommes contre la négociation ? Nous sommes certainement favorables aux négociations indirectes et nous avons de nombreuses expériences dans le passé », a déclaré le chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, à Al-Joumhouria.
Le président de la République, Joseph Aoun, parie sur les négociations directes avec Israël pour obtenir le retrait des Israéliens du Liban-Sud et une délimitation définitive de la frontière commune. Il entend également désarmer le Hezbollah. Si M. Berry s'est d'abord abstenu de commenter cette initiative, il n'est sorti de son silence qu'après le premier contact direct - au niveau des ambassadeurs à Washington - entre le Liban et Israël, le 14 avril.
Et d'ajouter: « Personnellement, j’ai mené de longues sessions de négociations indirectes avec un grand nombre d’émissaires américains, dont le dernier était Amos Hochstein sur le dossier de la délimitation des frontières maritimes et nous sommes parvenus à un accord (en octobre 2022, NDLR). Il en a été de même sur les points litigieux de la Ligne bleue, que nous avons en grande partie réglés, il n’en reste que cinq ou six. Cela a également été le cas lors des préparatifs de la résolution 1701 avec David Welch en 2006 ».
Il a également rejeté tout projet israélien visant à établir une zone tampon au Liban-Sud, appelée « ligne jaune » par Tel-Aviv et inspirée de celle établie à Gaza. « C’est une terre libanaise et le Liban ne peut accepter de perdre un seul mètre de son territoire, a-t-il menacé. S’ils insistent pour rester, ils feront face à la résistance et notre histoire en témoigne. Nous n’avons pas commencé ; nous n’avons pas résisté gratuitement. Ce sont leurs occupations et leurs agressions qui nous ont imposé la résistance pour libérer notre terre et préserver notre souveraineté. Rien n’a changé pour nous : nous restons fermes jusqu’à la fin de l’occupation et son retrait de notre territoire ». « Le retrait des zones du sud où l'armée israélienne s’est infiltrée et cherche à consolider son occupation doit avoir lieu. Si elle maintient son occupation, que ce soit de zones, de sites ou à travers des lignes fictives, cela signifie qu’elle sentira chaque jour la résistance », a-t-il encore promis.
M. Berry a également indiqué que le mécanisme de surveillance de la mise en œuvre du cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël « avait été institué comme cadre de négociation » entre les deux pays. Concernant la trêve de dix jours, le chef du législatif a réitéré son appel à la prudence aux personnes déplacées, affirmant ne faire jamais confiance à « la traîtrise israélienne ».



c'est pt't mechant de le repeter- triste malgre tout : les chefs miliciens iraniens libanais, nabeuh berri et leurs medias n'auraient certainement pas continue a repeter leurs balivernes n'etait ce qu'ils savent combien ignorants est une tres bonne partie de leurs sympathisants prets a les croire sans questionnement.
09 h 46, le 23 avril 2026