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Khalil : Israël mène des démolitions dans 39 villages du Liban-Sud, ce qui constitue un crime de guerre


Khalil : Israël mène des démolitions dans 39 villages du Liban-Sud, ce qui constitue un crime de guerre

Le député du Mouvement Amal, Ali Hassan Khalil s'exprimant au Parlement. Photo d'illustration Ani

Ali Hassan Khalil, député du mouvement Amal, a affirmé lundi que les destructions d'habitations civiles par Israël au Liban-Sud constituent un « crime de guerre », mettant en outre en garde contre toute négociation avec l'Etat hébreu « au détriment de la souveraineté » libanaise.

A l'agence Reuters, le bras droit du président de la Chambre Nabih Berry a affirmé que depuis la trêve, « les forces israéliennes ont procédé à des destructions d’ampleur variable dans 39 villages du Liban-Sud » où des quartiers et habitations sont démolies de manière systématique par Israël qui veut établir une « zone tampon » à sa frontière. Il a ajouté que les explosions menées par l’armée israélienne, ayant détruit des habitations civiles dans la région, constituent « un crime de guerre manifeste ».

Dans la matinée, depuis Sarafand, dans le caza de Saïda, M. Khalil a estimé que les engagements pris par le Liban dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu, qui prévoit notamment qu'Israël puisse agir à sa guise contre tout ce qu'elle considère comme une menace provenant du Liban, constitue « une violation flagrante des règles les plus élémentaires de la négociation et de l’intérêt national ». « Les engagements évoqués, s’ils ont été validés par des responsables libanais, ce que nous espérons ne pas être le cas, constitueraient une violation flagrante des règles les plus élémentaires de la négociation et de l’intérêt national » et cela susciterait « une profonde inquiétude quant à la manière dont sont abordées les grandes questions politiques dans le pays », a déclaré le conseiller politique de M. Berry.

« Il ne saurait être question de négocier au détriment de la souveraineté », a-t-il poursuivi, affirmant que son camp, allié au Hezbollah, ne permettra pas que « les sacrifices consentis fassent l’objet de marchandages, quels qu’en soient les motifs ». Le député a par ailleurs accusé l'Etat hébreu de violer quotidiennement la trêve « afin d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain, en passant outre toutes les garanties évoquées ». Il a également rejeté « toute formule qui nierait le fait que ce cessez-le-feu est le fruit d’efforts, d’un consensus et d’un rôle régional », alors que le camp pro-Hezbollah pousse le narratif d'une trêve obtenue sous pression de l'Iran, ainsi que « des sacrifices des combattants et des civils ». Le mouvement Amal a perdu de nombreux membres et combattants dans des frappes israéliennes et des affrontements au Liban-Sud.

Revenant sur les négociations directes avec Israël, concrétisées le 14 avril lors d’une réunion préparatoire entre les ambassadeurs des deux pays à Washington, et prônées par le président libanais Joseph Aoun en vue de mettre fin au cycle des guerres, Ali Hassan Khalil a assuré ne pas s’opposer « à l’action diplomatique ». Il a toutefois fermement rejeté toute forme de négociations directes, estimant qu’elles « confèrent à l’ennemi une légitimité dans l’exercice de son agression ».

Ali Hassan Khalil, député du mouvement Amal, a affirmé lundi que les destructions d'habitations civiles par Israël au Liban-Sud constituent un « crime de guerre », mettant en outre en garde contre toute négociation avec l'Etat hébreu « au détriment de la souveraineté » libanaise.A l'agence Reuters, le bras droit du président de la Chambre Nabih Berry a affirmé que depuis la trêve, « les forces israéliennes ont procédé à des destructions d’ampleur variable dans 39 villages du Liban-Sud » où des quartiers et habitations sont démolies de manière systématique par Israël qui veut établir une « zone tampon » à sa frontière. Il a ajouté que les explosions menées par l’armée israélienne, ayant détruit des habitations civiles dans la région, constituent « un crime de guerre manifeste ».Dans...